Perspectives du développement humain au Maroc

Paragraphe II : Perspectives du développement humain au Maroc :

1) La mise à niveau de l’économie marocaine (MAN).

La mise à niveau constitue une opportunité, une exigence et surtout un défi pour l’économie marocaine, c’est un programme inspiré par l’ouverture, la mondialisation et la globalisation de la finance.

La MAN exige que les pouvoirs publics doivent, sans tarder entreprendre une politique de communication et de sensibilisation, il s’agit de faire prendre conscience aux chefs d’entreprises menacés des enjeux de l’ouverture.

Avant de mobilier tout l’arsenal de mesures exigées, il convient de réaliser un autre travail préalable à savoir le diagnostic des entreprises marocaines. Ce dernier doit être, exhaustif, il doit faire ressortir les points de force qui doivent être consolidés, et fortifiés et les points de faiblesses qui imposent des mesures de redressement rapides et efficaces.

Le programme de mise à niveau est aussi un ensemble de dispositifs visant la restructuration du tissu productif marocain pour assurer sa pérennité face à la concurrence étrangère.

Le programme de mise à niveau touche l’investissement et l’éducation ainsi que l’économie.

La mise à niveau vise de mettre en place un climat favorable à l’investissement national et international, à côté d’autres missions telle que :
– Préparation d’un climat d’investissement concurrentiel et l’adoption des mesures de nature à accroître la compétitivité et la diversité de l’économie nationale.
– Mise en place d’une base de données pour aider les investisseurs à, finaliser et à concrétiser leurs projets d’investissements.
– Examiner des procédures administratives existantes avec leur amélioration et leur simplification.

L’investissement productif et l’entreprise efficace exigent un enseignement utile, moderne et enrichissant. Pris dans le sens d’un domaine stratégique, le système d’éducation et de formation est toujours appelé à être en parfaite adéquation avec son environnement économique c’est dans cette logique que le Maroc à opté pour une charte nationale d’éducation et de formation dont les finalités suivantes :
– faire du citoyen l’axe de l’opération de formation et le placer au centre de la réflexion pédagogique.
– permettre l’épanouissement des individus en les armant en savoir et savoir faire nécessaire leur permettant d’accéder à l’emploi.
– fournir à la société une main-d’œuvre qualifiée compétente et apte à contribuer efficacement au développement du pays.
– édifier une école nationale marocaine vivante et ouverte sur son environnement.
– faire de l’université un établissement ouvert et une locomotive de développement dans chaque coin du pays. (3-3)

2) l’initiative nationale pour le développement humain (INDH) : nouvelle vision de développement 

a) l’initiative nationale pour le développement humain.

L’Initiative Nationale de Développement Humain, dont le lancement a été annoncé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans un discours adressé à la Nation, le 18 mai 2005; s’articule autour des trois axes suivants :
* la réduction des déficits sociaux en particulier dans les quartiers urbains pauvres et les communes rurales les plus démunies (équipements et services sociaux de base, tels que la santé et l’éducation, l’alphabétisation, l’eau, l’électricité, l’habitat salubre, l’assainissement, le réseau routier) ;
* La promotion des activités génératrices de revenus stables et d’emplois, tout en adoptant une action plus imaginative et plus résolue en direction du secteur informel. .
* L’aide aux personnes en grande vulnérabilité ou à besoins spécifiques.

L’Initiative Royale place la lutte contre la pauvreté, l’exclusion la précarité au centre des priorités de la politique économique et sociale du pays et vise a donner un nouvel élan décisif à la stratégie de développement social à travers la mise en oeuvre de «politiques publique intégrées, s’inscrivant dans le cadre d’une entreprise cohérente, d’un projet global et d’une forte mobilisation tous azimuts ou les dimensions politique, sociale, économique, éducationnelle culturelle et écologique,se conjuguent et se complètent».

L’Initiative Royale repose sur le ciblage des zones et des catégories les plus démunies ainsi que sur la participation des populations pour une meilleure appropriation et viabilité des projets et des interventions. Dans ce cadre, elle privilégie l’approche contractuelle et le partenariat avec Le tissu associatif et les acteurs du développement local et de proximité.

En somme, l’initiative nationale pour le développement humain se caractérise par:
-5 valeurs: dignité, confiance, participation, transparence et pérennité.
-5 principes: proximité, concentration, partenariat, contractualisation et bonne gouvernance.
-4 programmes: transversale, de lutte contre la précarité de lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain et de lutte contre la pauvreté en milieu rural.
-3 démarches: réactivité, planification et intégration.
-1 objectif: la promotion du développement humain.

b) Fondements de l’Initiative Nationale Pour Le Développement Humain :

Vision d’ensemble : l’Initiative Nationale pour le Développement Humain s’inscrit dans une vision d’ensemble axée autour de trois volets :
o Processus politique de consolidation de l’Etat moderne : démocratie, Etat de droit, promotion des droits de la femme et de l’enfant.
o Réformes et projets structurants, générateurs de croissance.
o Développement humain dans des dimensions économiques, sociales et culturelles, fondé sur les principes de bonne gouvernance.

Valeurs et principes : les programmes de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain s’articulent autour des fondements de base, à savoir :
o Une action centrée sur l’homme, au service de la dignité de tous chacun.
o Une action élaborée dans un esprit d’écoute et de confiance en l’avenir.
o Une action fondée sur la participation des bénéficiaires et des acteurs de développement local, en synergie et en partenariat.
o Une action ciblée, efficace, contractualisée, transparente, évaluée, appelée à devenir une référence de bonne gouvernance.
o Une action inscrite dans la durée et la pérennité, il s’agit d’un chantier de règne.

c) L’INDH : Un changement stratégique majeure :

En matière de lutte contre la pauvreté, la vulnérabilité, l’exclusion et la grande précarité, l’INDH manifeste une sorte de rupture avec les pratiques passées. Plus exactement il s’agit d’une triple rupture :
* Un volontarisme politique fort fondé sur des politiques publiques vigoureuses plus efficaces et mieux ciblées, l’action caritative ne pouvant s’inscrire qu’en complément et en soutien de ces dernières.
* des modalités innovantes de mise en oeuvre des politiques et des programmes publics fondées sur les constats des différents dysfonctionnements et contraintes qui entravaient leur efficience.

Ces nouvelles modalités comportent un ciblage sur des territoires précis, dans un horizon de temps déterminé, et une intégration de toutes les interventions en matière d’accès aux capacités et au revenu ainsi que leur appropriation par les bénéficiaires.

* des modalités innovantes de financement : en plus des dépenses budgétaires courantes et malgré les contraintes qui pèsent sur les finances publiques, un compte d’affectation spéciale a été créé pour l’INDH auprès du Premier Ministre. Les ressources de ce compte sont destinées à être déléguées aux Walis et Gouverneurs (sous ordonnateurs) après évaluation des besoins fondée sur les différents diagnostics territoriaux, dans le cadre d’une démarche ascendante.

*** Le Financement de l’INDH

2006

2007

2008

2009

2010

Total

Etat

1000

1100

1200

1300

1400

6000

Collectivités

300

350

400

450

500

2000

Coopération

200

300

400

500

600

2000

Total

1500

1750

2000

2250

2500

10000

Source : www.rdh50.ma (3-3)

3) le développement humain et le Projet 2025.

En célébrant le cinquantième anniversaire de son indépendance en novembre 2005, sous thème « 50 ans de développement humain au Maroc et perspectives 2025 » notre pays, conformément aux directives de sa majesté le roi Mohammed VI, d’après le discours royal du 20 août 2003, fait le bilan d’un demi siècle de développement humain et établit des perspectives à l’horizon 2025 en vue de consolider les choix publics et de dégager de nouvelles orientations d’avenir.

Pour mieux appréhender les défis auxquels notre pays doit faire face, les grandes tendances de l’environnement international ont été mises en exergue. Le monde du 21éme siècle verra émerger la première civilisation véritablement planétaire, sera asiatique mais également polycentrique. Il n’y aura pas d’avenir pour les pays isolés ni pour ceux qui ne sauront pas utiliser et développer les nouvelles technologies.

La compétition internationale sera féroce au point ou la mondialisation, si elle n’est pas humanisée, pourrait approfondir davantage les inégalités entre pays et à l’intérieur des pays et peut constituer une menace pour la stabilité de la planète. Ainsi de grands enjeux pèsent sur l’environnement et les ressources naturelles, notamment l’eau qui pourrait être à l’origine des principaux conflits du 21 siècle. L’énergie sera de plus en plus rare et chère.

Au Maroc, le niveau de développement humain demeure faible et le scénario tendanciel n’est pas viable malgré les avancées enregistrées sur les plans de l’édification d’un Etat moderne, de la valorisation du potentiel humain et de la construction d’une économie diversifiée.

La poursuite des tendances passées pourrait mener, à l’horizon 2025,au creusement des inégalités et à l’apparition de nouvelles formes d’exclusion,à une dégradation forte et irréversible de l’environnement ,à une pénurie d’eau et à une accentuation du phénomène « Maroc à plusieurs vitesses >>.Compte tenu de la qualité et du rendement insuffisants de l’enseignement,une partie importante de notre potentiel humain pourrait rester exclue du système éducatif ,réduisant ainsi la capacité du Maroc à affronter une concurrence internationale qui privilégie de plus les pays à main d’œuvre qualifiée.

La croissance économique tendancielle étant insuffisante face au volume croissant de demandeurs d’emploi, le chômage pourrait s’aggraver de 6 points au niveau national et toucher un actif sur quatre à l’horizon 2025 en milieu urbain. Dans de telles conditions, une crise sociale pourrait survenir et compromettre le processus démocratique.

Le scénario tendanciel étant inacceptable pour un pays ambitieux comme le Maroc qui dispose de potentialités importantes, donc une vision nouvelle, mobilisatrice et synergique devient nécessaire pour rattraper les retards considérables accumulés. Permettant de hisser le Maroc au rang des pays a développement humain élevé en 2025, cette vision devrait trouver une solution durable aux problématiques clés du développement humain.

Ainsi les quelques problématiques clés qu’il va falloir dépasser pour rompe avec le scénario tendanciel, sont les suivantes :
* Déficit en termes de gouvernance,
* Déficit en termes de savoir,
* Inégalité d’accès aux soins de santé,
* Insuffisance de la création d’emploi,
* Mobilité sociale limitée,
* Pauvreté et vulnérabilité,
* Déficit de développement local,
* Dégradation de l’environnement et des ressources naturelles.

Parmi ces problématiques clés, quatre se sont révélées comme des leviers à travers l’analyse des interdépendances entre les dimensions du développement humain. Il s’agit, par ordre décroissant de priorité, du savoir, du développement local, de l’emploi et de la gouvernance.

Le futur souhaitable a été dessiné a partir de ces leviers du développement. Il est caractérisé notamment par une démocratie avancée, un rayonnement international large, une forte participation de toutes les localités au développement et une prospérité mieux répartie. Ce futur souhaitable constitue un cap mobilisateur plus qu’un objectif à atteindre a l’horizon 2025, au regard des déficits à pallier et des préalables fondamentaux a réunir (participation accrue des acteurs du développement, moyens financiers conséquents…)

Prenant en considération l’évolution future du contexte international ainsi que les atouts et les germes de changement de notre pays, un futur raisonné a été proposé en vue de canaliser les énergies vers le progrès.

Ce futur raisonné est possible dans la mesure ou il pourrait générer lui-même les moyens de sa réalisation grâce, notamment, a une bonne gouvernance et a une amélioration de l’efficience des politiques publiques.

Favorisant la concrétisation du futur souhaitable, il met le cap, à long terme, sur le savoir en vue d’un développement humain durable et d’un rayonnement du Maroc au niveau régional et international.

Sa réalisation serait facilitée par le renforcement du processus de développement local a moyen terme (2012-2015), ce qui pourrait conforter la cohésion sociale et territoriale et accroître la participation de tous les acteurs au développement. Elle requiert à court terme, d’assurer des conditions de vie dignes à l’ensemble de la population et de s’attaquer aux indicateurs les plus alarmants, conformément a l’initiative Nationale pour le Développement Humain.

En plus de ces trois dimensions temporelles, le futur raisonné repose sur trois éléments incontournable: une bonne gouvernance, une croissance économique forte et durable et un socle de valeurs de progrès. Il s’appuie également sur trois axes de dépassement, facteurs d’accélération du développement humain, à savoir une plus forte participation de la femme, l’implication des jeunes dans l’œuvre du développement et un ancrage harmonieux a la communauté internationale.

Face a la dégradation de la qualité de l’enseignement et au rythme lent de la lutte contre l’analphabétisme, le Maroc n’a d’autre choix que de privilégier le savoir et d’opérer une véritable rupture dans ce domaine, condition sine qua non au renforcement de l’Etat de droit et à la modernisation de l’économie.

En misant sur le savoir qui a un caractère transversal, le Maroc pourrait revigorer ses atouts et desserrer les contraintes à son développement humain et par conséquent saisir les opportunités offertes par un contexte international ou la société de la connaissance sera prépondérante.

Le développement local est un moyen efficace d’opérationnaliser le futur raisonné et de rendre sa réalisation relativement aisée. Les impacts recherchés sont la cohésion nationale et la réduction des inégalités territoriales des savoirs tacites et des cultures locales et la préservation d’un cadre de vie sain pour les générations actuelles et futures.

Une stratégie bien pensée de développement local, élaborée dans le cadre d’une vision axée sur le savoir, devrait permettre la participation de toutes composantes de la société à l’œuvre du développement et réunir les conditions propices à un décollage économique et au renforcement de l’attractivité et la compétitivité des territoires.

Pour rattraper les retards considérables et atteindre un niveau de développement humain élevé, il serait judicieux d’accorder une attention particulière aux catégories de la population à fort impact sur le développement humain comme les femmes et les jeunes.

L’instruction des femmes et leur protection contre toute forme de discrimination accroîtraient leur participation économique et politique et valoriseraient le potentiel humain national d’autant qu’elles ont un rôle important dans l’éducation des générations montantes.

Quant aux jeunes qui ont une vision mitigée du futur, traduisant parfois une angoisse face à l’avenir, il faudrait leur redonner espoir en répondant à leurs besoins spécifiques, en les préparant aux exigences en matière d’éthique et de citoyenneté et en les impliquant dans l’œuvre du développement afin qu’ils en développement des acteurs responsables.

Face aux aspirations des jeunes, le chantier de l’emploi devrait constituer une priorité nationale eu égard à ses impacts sur l’insertion sociale et sur le développement socio-économique du pays.

La nature des déficits à combler et les défis majeurs à relever imposent que le développement humain soit placé au cœur de toute politique. Il s’agit là d’une condition primordiale pour mobiliser les synergies au service du bien-être de la population.

Il faudrait également provoquer une rupture dans la gestion des affaires publiques dans un contexte de rareté de ressources. Les politiques publiques gagneraient à être territorialisées, mieux coordonnées et intégrées dans une vision à long terme du développement humain. L’éclosion de think tanks, l’éducation au futur et le développement d’une culture d’anticipation contribueraient à l’élaboration se cette vision à long terme ainsi qu’à l’ancrage de valeurs de responsabilité et de redevabilité envers les générations actuelles et futures.

Notre système de gouvernance mérite d’être revu dans le sens d’une clarification des rôles des différents intervenants et d’une plus forte implication des acteurs. La justice ne devrait plus constituer un obstacle au développement. Sa mise à niveau et son indépendance devraient conforter la confiance entre acteurs du développement et favoriser l’essor économique du pays.

Dans un monde qui évolue rapidement, le Maroc devrait s’interroger sur sa stratégie d’alliance et de partenariat. Outre la consolidation de ses relations internationales avec ses partenaires traditionnels, notre pays ne devrait pas ignorer le fait que l’Asie est devenue un moteur de la croissance mondiale.

Le renforcement des relations internationales du Maroc permettrait de soutenir la croissance économique, d’accélérer les transferts et les acquisitions technologiques qui nous rapprocheraient de la société au savoir et de conforter la place de notre pays sur la scène mondiale.

La diversité culturelle est également un capital à valoriser au profit du rayonnement international du Maroc. Les avancés réalisées en matière de libertés publique devraient être accompagnées d’une attention particulière à la question culturelle qui a un fort impact sur le développement humain. Cela créerait une symbiose entre les marocains résidents, leurs compatriotes à l’étranger et la communauté juive et valoriserait l’appartenance à une même identité.

Le Maroc ne vient pas seulement de changer de siècle et de millénaire, mais il est en train de changer d’ère. Malgré les difficultés du contexte économique et financier, le Maroc mène une politique volontariste de développement social et humain laquelle a revêtu, depuis l’avènement du Roi Mohammed VI, une dimension prioritaire. La part des dépenses publiques affectées aux secteurs sociaux, au sens large, représente près de 50% du budget de l’Etat. Que SM le Roi Mohammed VI tient à procéder en personne au lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) est une preuve que le Maroc entre de plain-pied dans une nouvelle ère au niveau économique et social avec pour signe “la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation”. (3-3)

Conclusion

Les pays en transition comme le Maroc peuvent mettre en place des systèmes d’incitations, des condition préalables telles que les ressources humaines, incluant des compétences en gestion des entreprises et des institutions de soutien de marché doivent être crées, et surtout les mesures et les réformes économique et social entrepris par les nouveaux pays industrialisés comme modèle à suivre.

L’expérience de la Corée du sud indique que, pour que l’intervention de l’Etat ait des répercussions positives sur le développement économique et social,

il fallait fixé des objectifs et disposer d’une administration capable de formuler et de mettre en œuvre une politique tendant vers ces objectifs, le rôle de l’Etat est évolutif, il fallait soutenir et dons certains cas diriger le secteur privé dans ses premiers pas vers le développement économique .

Conclusion générale :

Pour tout citoyen du monde qui croit que l’épanouissement de la personne humaine est la fin ultime de la vie sociale, la notion de développement humain, popularisée par le PNUD, est un bon guide pour l’action politique .En effet, cet objectif de développement de par et pour l’homme ne peut être atteint sans la mise en œuvre, par les autorités qui gouvernent nos sociétés, de politiques qui coordonnent et mobilises les initiatives des individus et des groupes constituant ces sociétés. Les pouvoirs publics ont donc bien un rôle clé à jouer pour valoriser les ressources humaines dont elles disposent et privilégier les secteurs d’activités économiques qui assurent les besoins du plus grandes nombre, tant en matière de biens et services que d’emploi.

Le développement humain est une fin dont la croissance économique est le moyen .la croissance économique doit donc avoir pour finalité d’enrichir la vie des personnes .ce qui est bien trop rarement le cas.

Bien que le Maroc soit actuellement un vaste chantier de réformes politiques économiques et sociales, il continue d’accuser des déficits considérables, en matière de développement humain, qui représentent des menaces pour sa cohésion sociale. Ces déficits sont particulièrement ressentis au moment ou le Maroc entre de plein pied dans la mondialisation et est confronté aux exigences de la compétitivité et les métiers sont de plus en plus fondé sur la connaissance et sur une exigence de formation continue tout au long de la vie.

Le potentiel d’accélération des composantes du développement humain, constaté ces dernières années, se trouve entravé par le rythme lent des indices de la scolarisation, de l’alphabétisation et de la persistance de nombreux problèmes qui handicapent la réalisation d’un développement humain durable.

Dans ce cadre, les enjeux en matière d’éducation et de formation sont importants, en particulier, en matière d’alphabétisation et de contenu de l’enseignement. Le double contrainte, démographique et internationale fait du système d’éducation et de formation un impératif catégorique. La jeunesse marocaine qui constitue une part importante de la population, reste handicapée par l’inadaptation et l’insuffisance des connaissances qu’elle reçoit et se trouve mal préparée aux exigences du nouveau contexte globalisé, notamment en matière de compétitivité.

L’enjeu majeur du Maroc pour les années à venir est la mobilisation des moyens et des ressources pour valoriser son capital humain .les progrès dans ce domaine dépendent en définitive des réformes qui pourront être impulsées dans la société et dont la réussite est conditionnée par la participation de tous les acteurs économiques et sociaux.

Le deuxième enjeu est lié à la réduction des disparités sociales et à l’exclusion. L’appréhension du phénomène doit être traitée dans une dimension plus large, tenant compte des privations de capacités élémentaires, de chances d’accessibilité et de réussite, de choix et d’opportunités, plutôt qu‘une simple faiblesse des revenus.

L’analyse de l’évolution de l’économie nationale et du développement humain montre que, globalement, le Maroc a connu des progrès indéniables pour la modernisation de société démocratique et ouverte sur le monde. Mais, dans cette marche vers l’insertion positive dans la mondialisation , le pays affronte de multiples défis issus , non seulement de cette ouverture mais , surtout des problématiques structurelles d’un pays en transition .

Aujourd’hui l’économie marocaine présente les caractéristiques d’une économie peu diversifiée et peu intégrée. Ces caractéristiques fondamentales, conjuguées à la faiblesse de la productivité, constituent des contraintes qui ne peuvent être disparues que sur une longue période et qui nécessitent des efforts intenses et soutenus.

Orientations bibliographiques

Ouvrages :
1-1 : Jean Bremond, A Gélédan : Dictionnaire économique et social : édition 1990.
1-2 : Vernieres Michel : développement humain, économie, politique : édition 2003.
1-3 : Gabriel Wackreman, géographie de développement : édition 2005.
1-4 : rapport mondial sur le développement humain 1996, programme des nation unies pour le développement ; édition 1996.
1-5 : Frederic Teulon : croissance, crises et développement : édition 1994.
1-6 : qualité de croissance ; équipe de banque mondial ; édition 2002.
1-7 : Chean-Lée transformation économique de la Corée du Sud : édition 1995.
1-8 : Jean François Dufour ; NPI asiatiques : édition 1998.

Internet :
3-1 :www.google.fr
3-2 :www.memoireonline.com
3-3 :www.rdh50.ma

Croissance économique et développement humain

Table des matières :
Introduction générale
Chapitre I : croissance économique et développement humain
Section I : Aperçu général sur la réalité de la croissance économique et le développement humain :
Paragraphe 1-identification de la croissance économique :
1) Définition de la croissance économique
2) mesures de la croissance économique
3) modèles de la croissance économique
4) déterminants de la croissance économique Paragraphe 2-généralité sur le développement humain :
1) définition du développement humain
2) différents mesures du développement humain
3) acteurs du développement humain
4) clés du développement humain
Section II : la corrélation croissance économique-développement humain :
Paragraphe 1–la croissance économique au profit du développement humain :
1) l’impact des activités et des dépenses des ménages sur le développement humain :
2) l’influence des actions de l’Etat sur le progrès humain
3) les facteurs contribuant au renforcement des liens entre la croissance économique et le développement humain
Paragraphe 2- développement humain et la croissance:
1) développement humain un moyen facilitant l’utilisation des technologies
2) développement humain au service des échanges
3) rôle de l’épargne et de l’investissement dans le développement humain
4) renforcer les liens de corrélation pour favoriser la croissance économique :
Chapitre II : développement humain outil de développement socio-économique
Section I : capital humain facteur crucial du développement socio-économique :
Paragraphe 1 – Les ressources humaines un atout considérable :
1) la population : force productive pour la croissance économique
2) la culture humaine : motrice de la croissance économique
Paragraphe 2 –le capital humain richesse économique :
1) le capital humain avantage économique
2) l’investissement en capital humain.
Section II : le rôle de l’éducation et de la formation dans le développement humain :
Paragraphe 1 : Importance de l’éducation dans le développement humain :
1) les effets démographiques, sociaux, politiques et économiques de l’éducation
2) Nécessité d’une politique publique intégrant l’éducation et la formation professionnelle comme moteur de développement humain
Paragraphe 2 : la formation professionnelle une moyen pour favoriser le développement humain :
1) différentiation des systèmes de formation selon la nature des structures productives :
2) diversité et interdépendance des éléments constitutifs des systèmes de formation :
Chapitre III : développement humain : étude comparatif cas du Maroc et la Corée de sud:
Section I : le développement humain en Corée de sud :
Paragraphe 1 : clés du succès économique sud-coréen :
aperçu historique de l’avant développement sud-coréen
population et culture sud-coréenne déterminants du développement socio-économique
rôle des pouvoirs publics dans le développement socio-économique
Paragraphe 2 : les bases de succès du développement économique sud-coréen :
1) développement économique à base industrielle
2) investissements étrangers facteurs de développement économique
3) rôle dynamique de la zone pacifique dans la promotion économique sud-coréen
Section II : l’impact du développement humain au Maroc :
Paragraphe 1 : un regard sur le développement humain au Maroc :
1) défis actuels
2) évolution du développement humain au Maroc
3) les progrès en matière de développement humain
Paragraphe II : Perspectives de développement humain au Maroc :
1) La mise à niveau de l’économie marocaine
2) l’initiative national pour le développement humain (INDH) : nouvelle vision de développement
3) le développement humain et le projet 2025
Conclusion générale
Bibliographie

____________________________

3-3 :www.rdh50.ma



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