Situation géographique, Critères de RAMSAR et Cadre biotique

Présentation de la zone d’étude Chapitre 3

1. Situation géographique
A une centaine de kilomètres de la méditerranée se développe Chott El Hodna au Nord d’Algérie (Figure n°1).
Chott El Hodna fait partie d’une série de chotts qui se sont développés là où convergent les eaux provenant de l’atlas saharien au Sud et l’atlas tellien au Nord (Boumezbour, 2002). Son bassin situé dans les hauts plateaux centraux comme quelques zones humides “Chott El Zahrez, Diar Chioukh, Boughzoul ” (Samraoui et.al, 2006).

La zone d’étude est circonscrite de la manière suivante :
– Au Nord par la chaîne du Bibans et les monts du Hodna d’altitude comprise entre 1400 m et 1800 m (Jean et Franco, 1995).
– Au Sud par l’extrémité orientale de l’Atlas Saharien (prolongement des monts du Ouled Naîls d’altitude comprise entre 1470 m et 1675 m et les Monts du Zab : 980 m.
– A l’Est par le Djebel Metlili a 1495 m (Kaabeche, 1990).
– Au Sud-Est la ville de Barika et le Djebel Tsenia (Kaabeche, 1990).
– Au Sud-Ouest par les monts de Boussaâda terminaison des monts des Ouled Naîl (Mimoune, 1995).
– A l’Ouest par les hautes plaines steppiques Algéro-oranaises où l’altitude moyenne est comprise entre 900 m et 1200 m (Jean et Franco, 1995).
Situation géographique du Chott El Hodna
Figure n ° 01 : Situation géographique du Chott El Hodna. (Source : Bensaci et al, 2008)

2. Description
Le Chott occupe la partie basse du centre du Bassin du Hodna, situé à l’extrême Est des hauts plateaux, ce bassin ,orienté ONO – ESE s’étend sur 220 Km de long et 90 Km de large au maximum., piégé entre deux formations montagneuses qui atteignent 1800 à 1900 m d’altitude au Nord et 600 à 900 m d’altitude au Sud, hydrologiquement c’ est un bassin fermé de 26000 Km2. Le paysage végétal des hautes plaines steppiques fait partie du point de vue phytogéographique à la région Saharienne.

La cuvette du Hodna de 8500 Km2 qui sert de niveau de base aux oueds du bassin, constitue en son milieu un bas-fond plat d’une superficie de 1100 Km2 appelle « Le Chott El Hodna » à 400 m d’altitude maximale, 390 m d’altitude minimale et 392 m d’altitude en Moyenne.

Le Chott El Hodna est une surface d’épandage des crues, de forme elliptique constituant une zone humide salée de 77 Km de long et 19 Km de large, sa surface inondée est variable, mais ne dépasse jamais 80.000 ha. Son alimentation est assurée par au moins 22 cours d’eau principaux, auxquels il faut ajouter des sources d’eau douce. Il se met en eau uniquement en hiver, en été, il est sec et salé et des croûtes de sel couvrent toute son étendue.
Le Chott joue le rôle d’exécutoire unique pour les eaux superficielles et d’exécutoire important pour les eaux souterraines. (Ladgham Chicouche et Zerguine, 2000).
Le type de cette zone humide est : continentale : R. Ss. Y.
R : Lacs salé et étendues / saumâtres /alcalins saisonniers /intermittents.
Ss : Mares/Marais salins/saumâtres /alcalins saisonniers /intermittents.
Y: Sources d’eau douce. (Anonyme, 2002)

3. Critères de RAMSAR 1.2 . 3.7
1- Le chott est une zone humide qui contient un exemple représentatif rare ou unique de type de zone humide naturelle ou quasi-naturelle de la région biogéographique concernée.
2- Le chott est une zone humide qui abrite des espèces vulnérables, menacées d’extinction ou gravement menacées ou des communautés écologiques menacées.
3- Le chott est une zone humide qui abrite des populations d’espèces animales et végétales importantes pour le maintien de la diversité biologique.
7- Le chott est une zone humide qui abrite une proportion importante de sous espèces, espèces ou familles de poisson indigènes qui contribuent à la diversité biologique (Boumezbour, 2002).
Critère qui caractérise mieux le site: 2

3.1. Justification des critères:
Critère 1
C’est un type de zone humide rare au niveau de la Méditerranée de part de l’étendue de sa superficie.
C’est une zone humide naturelle qui se situe dans la région biogéographique du Hodna.
Le chott abrite une végétation spécifique aux zones steppiques et une faune sédentaire typique (Outarde houbara, gazelle de cuvier…).

Le chott est un modèle représentatif de part la présence de plusieurs types de sols, de bioclimats et de variétés biologiques.
Le chott renferme une toposéquence de groupements végétaux (communautés) traduisant nettement le changement de végétation liée aux modifications écologiques induites par le passage du milieu halophile inondable au milieu psammophyle meuble selon un gradient rapide, le caractère biogéographique dominant des communautés change rapidement passant du méditerranéen à la base de la séquence au saharien confirmé en haut de zonation.

Critère 2
Au niveau du chott et du point de vue floristique on y retrouve un ensemble d’espèces endémiques représentatives tant de l’élément méditerranéen que de l’élément saharo-arabique ,il s’y ajoute diverses espèces endémiques d’Algérie dont : Saccocalyx satureioides endémique générique strictement localisé au niveau du cordon dunaire.

Parmi les espèces vulnérables, menacées et endémiques on note la présence de :
Astragalus sinaicusFilago exiguaLonchophora capiomontanaMuricaria prostrataErodium glaucophylumFagonia microphylla Fagonia olivieriHerniaria mauritanica Rhanterium suaveolensFrankenia thymifolia Limoniastrum guyonianumZygophyllum cornutum Astragalus gomboEchiochilon fruticosumEuphorbia guyonianaGenista saharaeLinaria laxifloraScrophularia saharaeSilene arenarioides.

Le chott de part les conditions climatiques et édaphiques abrite des communautés steppiques diversifiées réparties en deux catégories :
Steppes à déterminisme climatique :
Steppes à alfa (Stipa tenacissima)
Steppes à Armoise blanche et Sparte (Artemisia herba-alba et Lygeum spartum)
Steppes à Armoise champêtre (Artemisia campestris)
Steppes à Remeth (Arthrophytum scoparium)
Steppes à déterminisme édaphique :
Steppes halophile (Atriplex halimus et divers espèces des genres Salicornia et Salsola)
Steppes psammophiles (Aristida pungens)
Le chott est considéré comme un complexe des zones humides ou on distingue plusieurs habitats abritants de nombreuses espèces animales et végétales qualifiées de rares endémiques et même protégées par la loi.
Le chott revêt une valeur spéciale par la présence de deux espèces animales endémiques à L’Afrique du Nord: la Gazelle de cuvier (Gazella cuvieri), l’Outarde houbara (Chlamydotis undulate) et la Sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris), classées en voie de disparition par l’union internationale de la conservation de la nature (L’U.I.C.N).

Critère 3
Le Chott abrite une population remarquable d’espèces animales et végétales pour le maintien de la diversité biologique dans la région du Hodna qui est biogéographiquement particulière des milieux steppiques. On y retrouve une diversité sur les plans qualitatif et quantitatif (faune et flore).
– Flore: 550 Taxons ont été recensés (Kaabeche, 1990) aussi bien dans les communautés steppiques que dans les communautés forestières et pré forestières
– Faune: riche et diversifiée, est composée de 119 espèces d’oiseaux, 20 espèces de mammifères et 10 espèces de reptiles (Ladgham Chicouche et Zerguine, 2000).
Critère 7

Le réseau hydrographique qui alimente le Chott (Oued El Hem – Oued k’sob – oued M’cif) abrite une population importante de poissons au niveau des Gueltas qui pourraient être indigènes tel que le barbeau (Barbus barbus) qui contribue au maintien de la diversité biologique (Boumzebour, 2002).

4. Cadre physique
4.1. Géologie
Selon la figure n° 02, établie par Le Houerou et Claudin (1972), la géologie d’El-Hodna présente :
– Le quaternaire; présenté par d’anciennes alluvions et des sédiments fins.
– Le tertiaire, comporte l’Eocène, l’Oligocène continental et le Miocène. Le premier est caractérisé par des grès rouges, des argiles variées, des calcaires et des conglomérats. Le second caractérisé par des conglomérats, des grès fins friables, des marnes rougeâtres et le dernier est constitué d’une alternance de marnes gypseuse avec des grès et calcaire.
– Le secondaire: comporte le Trias, Jurassique et le Crétacé. Le Trias présente une lithologie composée de marnes gypseuse et de sels, le Jurassique formé par le calcaire et le Crétacé formé par des bans de marnes et de grès avec intercalation de calcaire.

Le sel du Chott El-Hodna à une origine géologique, le Trias riche en sels compose les roches de montagnes qui entourent la région, qui en étant endoréique rassemble la totalité des sels dissous par les eaux des précipitations.
Géologie de la région du Hodna
Figure n° 02 : Géologie de la région du Hodna, D’après Le Houerou et Claudin, 1972

4. 2. Géomorphologie
L’unité structurale la plus dominante: c’est la plaine:
La plaine couvre 2/3 du Hodna, elle s’étale jusqu’à l’abord du Sebkha qui occupe le centre du bassin. La partie Sud est appelée “R’mel”.
Le Chott qui est une large dépression dont le fond atteint une altitude de 391 m sépare le Chott proprement dit de la région saharienne, c’est une dépression constituée de deux zones concentriques: une zone périphérique et zone centrale (Figure n° 03).

a. Zone périphérique: “Zone Chott”
Le chott a un relief plat et microrelief ondulé. La zone Nord du Chott occupe une partie de la plaine. Les oueds denses étalent leurs Sédiments sous forme de crue au nord la Sebkha, la zone Sud du Chott se distingue par sa nature sableuse. Elle est parcourue par un réseau Hydrographique peu dense (Anonyme, 2002).

b. Zone centrale:
La partie centrale du chott correspond à une cuvette où se concentrent les eaux chargées en chlorures et sulfates (Boudrissa et.al, 2007).

4. 3. Pédologie
Les sols salés ont une grande extension dans les pays du Maghreb. Elles sont dues aux conditions arides ou semi-arides d’une grande partie de cette région où les possibilités d’évaporation sont considérables et les précipitations pluviales limitées; à présence fréquente de dépôts géologiques salifères et de nappes phréatiques salées (Aubert, 1976).
Le Chott entourant la sebkha et la sebkha elle -même porte des sols à accumulation gypso-salines de nappe et qui deviennent franchement salines dans la sebkha (Nacl).

La répartition des sols est en rapport avec les phénomènes pédologiques majeurs tel que : La Vertilisation, L’halomorphie – la Gypsomorphie – la Calcimorphie- la Désertification- L’Hydromorphie – la Soudification et l’Erosion qui reflètent les conditions et les facteurs pédo-génétiques tels que :
– La répartition du relief
– La diversité du climat et de la végétation
– La nappe phréatique qui se rapproche de la surface prés de la sebkha où la minéralisation des eaux augmentent et la salinisation qui était de type Sulfato-Chloruré devient Chloruro-sulfaté et Chloruré.
Dans le Chott on observe la zonalité pédologique suivante : (Figure n° 04)
– Sol peu évolué d’apport alluvial affecté à différents degrés par des sels sur les glacis récents également dans les plaines
– Sol halomorphe moyennement à très fortement salins dans le chott avec une couverture végétale clairsemée, localement en complexe avec des sols hydromorphe à redistribution de gypse.
– Sol halomorphe excessivement salins, abiotique de la sebkha.
– Sol halomorphe et sol hydromorphes à redistribution de gypse ensablé en complexe avec des sels minéraux brutes, xériques inorganiques d’apports (région du R’mel) (Ladgham Chicouche et Zerguine, 2000).
Figure n° 03 : Relief de la région du Hodna. (Hadjeb M, 1998)
Figure n° 03 : Relief de la région du Hodna. (Hadjeb M, 1998)
Figure n° 04 : Carte pédologique du Hodna. (F.A.O, 1975)
Figure n° 04 : Carte pédologique du Hodna. (F.A.O, 1975)

4. Hydrologie
L’Algérie compte 17 bassins-versants (Kadi, 1997), parmi ces bassins on trouve le bassin du Hodna. Le régime hydrologique du Hodna est lié au régime pluviométrique qui est caractérisé par de fortes irrégularités.
La majorité des cours d’eaux n’ont pas de débits pérennes à l’exception des oueds de : Lougmane -El Ham -K’sob – Selmane – Berhoum -Soubella et Barika dont les eaux en amont proviennent des sources et sont retenue par des Ceds traditionnels c’est pour cette raison qu’ils sont toujours à sec en aval. On ajoute une multitude de petits cours d’eau (Chaaba) qui sont à sec pratiquement toute l’année mais qui coulent seulement en période de pluie (Figure n° 05).

-Quatre oueds seulement qualifiés de pérennes :
Oued El Ham à L’Ouest
Oued K’sob au Nord
Oued Barika à L’Est et Oued M’cif au Sud.

Leurs débit permanent est très faible, tous les Oueds pérennes ou non ont des crues secondaires et fortes, elles desservent dans le chott une quantité d’eau estimée à 150 HM3 par An pour une année moyenne, malgré leurs caractères sporadiques, ils contribuent à l’alimentation des Acquiferes.

Sources naturelles
Les sources de Chellal à L’Ouest du chott se situent sur la bordure Sud du Synclinal de M’sila, leur débit est inférieur à 10 l/s , la plupart proviennent de l’acquifère Albo-Aptien et leur concentration dépasse rarement 2 g/l , les autres sont probablement d’origine Cénomaniénne et leur concentration dépasse 3 g/l. Leurs faciès chimique est « Chloruré Sodique » ces sources sont vraisemblablement des exécutoires de la nappe captive, elles provoquent un gonflement de la nappe phréatique. Autour d’elles les terrains sont généralement salés et la surface irrigable est très limitée (Bakhti, 2005).

Bilan hydrique du chott
L’apport annuel moyen des eaux souterraines à l’évaporation se produisant à la surface du chott serait donc de 363 HM3, soit un débit fictif de 11,5 M3/s (Bakhti, 2005).
Hydrologie du Chott El Hodna
Figure n° 05 : Hydrologie du Chott El Hodna. (F.A.O, 1973)

5. Climatologie
5.1. Les données climatiques
Les données climatiques dans la présente étude proviennent de la station météorologique de M’sila et couvrent une période de 21 ans allant de 1988 à 2008.
Ces données recueillies concernent les températures maximales M (°C), les minimales m (°C) et les précipitations P (mm).
L’étude des régimes pluviométriques et thermiques est d’une importance capitale pour la caractérisation des différents types de climat (Peguy, 1970 in Haddad, 1998).

Le tableau ci-dessous donne les caractéristiques géographiques de M’sila et les données disponibles :
Tableau n°02 : Caractéristiques de la station de M’sila

Source Période Données disponibles Altitude Coordonnées
Latitude Longitude
Station
S.M.M 1988-2008 P et T 441 m 35°40’ N 04°30’E M’sila

S.M.M : Station météorologique de M’sila
T: les températures (°C).
P: les précipitations (mm).

5.1.1. La pluviométrie
Le tableau suivant donne les moyennes des précipitations mensuelles et annuelles pour la zone d’étude:
Tableau n° 03 : les précipitations moyennes mensuelles et annuelles de la zone d’étude en (mm) pour la période (1988 – 2008)

Tot Dec Nov Oct Sept Aout Juil Juin Mai Av Mar Fev Jan Mois 

Station

211.16 20.48 20.43 26.28 27.47 8.19 4.19 9.28 27.52 20.81 14.95 12.71 18.86 M’sila

Station météorologique de M’sila
D’après le tableau n°03 nous marquons que le mois le plus pluvieux à M’sila est le mois de mai avec 27.52 mm, alors que le mois le moins pluvieux est le mois de juillet avec 4.19 mm. La région d’étude reçoit en moyenne 211.16 mm de pluie par ans. L’histogramme de la Figure n° 06 illustre l’irrégularité des précipitations.

5.1.1.1 Le régime saisonnier
Le tableau ci-dessous représente le total des précipitations dans chaque saison à la région d’étude :

Tableau n° 04 : Le régime saisonnier de M’sila.

Régime saisonnier E P H A Saisons
Station
APHE 21.66 63.28 52.04 74.18 M’sila

Station météorologique de M’sila
Le tableau n°04 permet de caractériser le régime pluviométrique en fonction des saisons. Le régime saisonnier est de type APHE, ceci signifie que l’automne est la saison la plus arrosée alors que l’été est la saison la plus sèche (Figure n° 07).
Histogramme des précipitations moyennes mensuelles
Figure n° 06 : Histogramme des précipitations moyennes mensuelles en (mm) de la région de M’sila (1988 – 2008).
Histogramme du régime saisonnier
Figure n° 07 : Histogramme du régime saisonnier de la région d’étude (1988 – 2008)

5.1.2. Les températures
La caractéristique de la température en un lieu donné se fait généralement à partir de la connaissance d’au moins cinq variables importantes qui sont les moyennes des minimums et des maximums, la moyenne mensuelle, le minimum absolu et le maximum absolu ainsi que l’amplitude thermique (Djebailli, 1984).
Tableau n° 05 : Moyennes mensuelles des températures (°C) de la station de M’sila pour la période (1988 – 2008)

M-m moy Dec Nov Oct Sept Aout Juil Juin Mai Av Mar Fev Jan Mois
12.1 13.19 4.6 8.33 14.56 19.23 24.12 24.42 20.95 16.04 10.55 7.61 4.36 3.48 m(°C)
25.29 14.15 18.8 25.68 32.17 38.02 38.62 34.64 27.93 23.06 20.23 16.21 13.98 M
19.24 9.37 13.56 20.12 25.7 31.07 31.52 27.79 21.98 16.8 13.92 10.28 8.73 (M+m)/2

Station météorologique de M’sila
Le tableau ci-dessus (Tableau n°05) montre que la température la plus basse de la station de M’sila est atteint au mois de Janvier 3.48°C et le maximum est de 38.62 °C au mois de juillet. La température moyenne annuelle (M+m/2) de la région d’étude est de 19.24°C (Figure n° 08).
Histogramme des moyennes mensuelles
Figure n° 08 : Histogramme des moyennes mensuelles des températures de la région de M’sila (1988 – 2008).

5.1.3. Le vent
Les vents du Nord sont fréquents pendant l’hiver, les vents du Nord Est sont bien reparties sur toute l’année et accèdent facilement dans la cuvette par l’ouverture de la vallée de oued Barika. Ceux du Sud n’atteignent le Hodna qu’en été ,dans la cuvette il soufflent avec des rafales brûlants: c’est le Sirocco (10 à 15° C) pendant une ou deux heures qui font un abaissement de l’humidité relative de l’air ( H<10% ).
On peut dire que la cuvette du Hodna est une région venteuse ou les vents soufflent sans rencontrer d’obstacles.

5.2. La synthèse climatique
5.2.1. Diagramme ombrothermique
Bagnouls et Gaussen (1953) considèrent q’un mois est sec quand le total des précipitations exprimée en mm est égale ou inférieur au double de la température (T) exprimé en degré Celsius (P inférieur ou égale à 2T).
Quand la courbe des précipitations passe au dessous de celle des températures, la période s’étendant entre les abscisses des points d’intersection des deux courbes correspond à la durée de la saison sèche, son intensité et traduite par la surface du graphe comprise entre les deux courbes pendant cette période.
D’après la figure n° 09 la période sèche de la zone d’étude s’étend entre 9 et 10 mois du mois de Mars jusqu’au mois de Décembre.

5.2.2 Climagramme d’Emberger
Le quotient pluviothermique d’Emberger (Q2) est un indice climatique qui traduit la xèrité, du Nord au Sud, du climat méditerranéen en fonction des paramètres climatiques (P, (M-m) et m). Cette méthode, définie dès 1932 reprise et affinée en 1955 par Emberger définit une station par deux éléments.
: Moyenne des températures annuelles. P : Précipitation annuelle en mm
(M-m) : Amplitude thermique extrême en °K
M : Moyenne des maxima du mois le plus chaud °K
m: Moyenne des minima du mois le plus froid en °K
°K: degré kelvin

Station de M’sila:
P = 211.16 mm
M = 38.62°C + 273 = 311.62 °K
m = 3.48°C + 273 = 276.48 °K
Q2 = 20.43
L’étage bioclimatique de la zone d’étude est l’Aride à hiver tempéré avec un quotient pluviothermique égale à 20.43.
Diagramme ombrothermique
Figure n° 9 : Diagramme ombrothermique de la zone d’étude période 1988-2008.
Positionnement de la station de M’sila
Figure n°10 : Positionnement de la station de M’sila dans le Climagramme d’Emberger
(Long, 1974 et De Blair, 1990 in Samraoui et De Belair, 1998)

6. Cadre biotique :
6.1. La flore:
Le Chott EL Hodna, fait partie du paysage végétal naturel steppique. En allant du Nord au Sud, on rencontre une série d’associations végétales très hétérogènes, propre aux rocailles, steppes, dunes et terrains salés, qui traduisent fidèlement les effets combinés des conditions du climat, du sol et de l’intervention humaine.
La liste des espèces végétales est établie à partir des relevés floristiques réalisés par la conservation des forêts de la wilaya de M’sila et par le laboratoire d’écologie du département de biologie de l’université de M’sila où on a constatés 139 espèces.

6.1.1 La richesse spécifique:
D’après la figure n°11 les familles les plus représentées sont les Poacées avec 23 espèces, les Astéracées avec 20 espèces, cependant, les Chénopodiacées et les Fabacées sont représentés par 10 espèces, crucifères, Papavéracées, Caryophyllacées, Lamiacées, Zgophyllacées sont représentées simultanément par 8, 7, 6, 5, 5. Les familles entre 1 et 4 espèces sont réparties comme suit : Apiacées, Plumbaginacées, Borraginacées avec 4 espèces, Scrofulariacées, liliacées avec 3 espèces, Asclépiadacées, Cistacées, Malvacées, Ranunculacées, Frankeniacées, Dipsacacées avec 2 espèces. Pour finir les familles ayant une seule espèce sont peu représentées et sont au nombre de 15.
Répartition des espèces végétales par familles
Figure n° 11: Répartition des espèces végétales par familles
La flore étudiée appartient à plusieurs ensembles phytochoriques, le plus représenté est l’ensemble méditerranéen avec 74 espèces.
Tableau n° 06 : La chorologie de la végétation da la zone d’étude

Pourcentage % Nombre d’espèces Ensemble chorologique
52.2 74 L’ensemble Méditerranéen
10 14 L’ensemble Endémique
2.1 3 L’ensemble Nordique
6 9 L’ensemble Paléotropicale
2.1 3 L’ensemble cosmopolite
26.6 37 Autre


6.1.3 Types biologiques
Tableau n° 07 : Types biologiques de la végétation da la zone d’étude

Ph Ge Ch He Th Types biologiques
3 7 28 38 64 Nombre d’espèces
2 5 20 27 46 Pourcentage %

L’examen du tableau ci-dessus montre que les thérophytes sont les mieux représentées dans notre zone d’étude, ce qui montre l’importance du tapie végétal des formations herbacées.

6.2. La faune :
SelonLadgham Chicouche et Zerguine (2000), la faune du Chott El Hodna riche et diversifiée est composée principalement d’oiseaux, de mammifères, de reptiles, d’insectes et de poissons qui sont largement représentés, les inventaires sur la faune permettent de distinguer:

Les Oiseaux (Migrateurs, Sédentaires, Nicheurs…)
Oiseaux d’eau (Grèbe; Tadorne casarca ; Tadorne de belon ; Poule d’eau; Foulque macroule …)
Petits échassiers (Bécasseau- Barges…)
Limicoles (Gravelot, Bécasseau …)
Canards (Colvert; Chipeau; Pilèt; Souchet ; Siffleur; Sarcelle d’hiver; Sarcelle marbrée…)
Divers hérons (Héron garde bœuf, Aigrette, Grue, Cigogne …)
Autres (Aigle; Faucon; Busard des roseaux; Ganga; Glaréole; Outarde …)

Les Mammifères de la région du Chott:
Parmi les espèces on peut citer : la Gazelle de cuvier, leChat sauvage, le Lièvre brun, le Porc épic, Rat noir, Rat des sables…
Les Reptiles de la région du Chott:
Agame de bibéron, Caméléon commun, Fouette queue, Lézard…
Poissons:
Citons le Barbeau; Barbus barbus
Insectes:
On peut citer le Machaon (Pipilio machaon), le Sphinx (Acherontia atropos), la Demoiselle (Caloptérya splendens), la Grande libellule (Aeschna cyanea), la Mante religieuse (Mantis religiosa)….
Ecologie et occupation spatio-temporelle de l’avifaune aquatique



   One Comment


  1. abdellah
      17 March, 2011

    MANIFIQUE EXPLANATION

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