Les taux de change: Concepts et Déterminants

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L’objectif de ce chapitre est de présenter et définir les concepts liés au risque de change et à la manière dont il affecte l’entreprise. Le cadre d’analyse proposé permettra d’apprécier à la fois l’effet des variations du taux de change sur l’entreprise dans son contexte institutionnel et les limites d’une gestion de risque de change. On cherche particulièrement à savoir les concepts déterminants et théories du taux de change (section I)

Afin de bien comprendre les caractéristiques de fonctionnement des différents opérateurs de marché de change avec une brève explication des opérations effectuées sur le lieu (section II).
En fin il est important de définir le risque de l’évolution du taux de change qu’elle sera suivie d’une partie des […]
La couverture contre les risques de changes
CHAPITRE I: Risque de change: Définition et Effets sur l’entreprise
[…] risque de l’évolution du taux de change qu’elle sera suivie d’une partie des buses d’appréciation de l’influence du risque de change sur la valeur de l’entreprise avec l’établissement de la position de change (section III)

I/ Les taux de change : Concepts et Déterminants

Beaucoup d’analyses tendent à ignorer l’influence des autorités monétaires sur l’évolution des cours de changes. Il est vrai que les banques centrales aiment rester discrètes dans leurs interventions sur les marchés.
Rarement variable économique n’a eu une telle valeur symbolique et n’a autant attiré l’attention. Son importance stratégique vient de ce que mesurent les prix de monnaies nationales les unes des autres, les taux de changes est un centre des relation entre pays.

Les taux de change soulèvent deux séries de questions :
Comment sont ils déterminés ? Et comment agissent il sur l’économie ?
Le taux de change et le prix d’une devise en monnaie locale.
Il résulte de la confrontation d’une offre et d’une demande, les cours de devises connaissent des fluctuations parfois de grande ampleur.
Le taux de change résulte de la confrontation de l’offre et de la demande de devise sur le marché de change provenant des exportations et des importations. Cette offre et cette demande sont également alimentées par les mouvements des capitaux à long terme et les de capitaux d’origine spéculative.

A/ Concepts du taux de change

1) Concepts de base
a/ Taux de change nominal et réel
Le cours de change considéré jusqu’à présent est le cours normal. Le cours de change réel entre le monnaie de deux pays est quand à lui définie comme le pouvoir d’achat relatif de ces deux monnaies. Le pouvoir d’achat d `une monnaie étant égal à l’inverse du niveau de prix prévalant dans le pays considéré. Le taux de change bilatéral réel entre les monnaies des pays i et j (l’incertain pour le pays i) s’écrit de la façon suivante : Rij.t = Sij x

Comme pour le taux de change nominal, il est possible de calculer un taux effectif réel.
Soit ER, le cour effectif réel de la monnaie du pays i à la date t, en prenant pour base la date t, R le cours bilatéral réel de la monnaie du pays i à l’incertain par rapport à la monnaie du pays j à la date t, et le coefficient de pondération du pays j, l’indice ER est donné par la formule suivante :
ERij/t0= 100 x j (Rij t/t0 )j ERij/t0= 100 x j (Rij t/t0 )j ou

b) Taux de change bilatéral et effectif
Le cours de change entre deux monnaies est qualifié de taux de change bilatéral pour une monnaie donnée. Si N est le nombre de monnaie étrangère convertible en cette monnaie, alors il existe N cours de changes bilatéraux.
Afin d’apprécier l’évolution de la valeur internationale d’une monnaie, on calcule généralement le taux de change effectif de cette monnaie, il s’agit de la moyenne géométrique pondéré de cours de change bilatéraux vis-à-vis de ces principaux partenaire commerciaux. La pondération est en général le poids relatif de chaque pays étranger dans le commerce extérieur total du pays considéré.
Si on note EN , le cours effectif nominal de la monnaie du pays i à la date t, en prenant pour base la date t, S le cours bilatéral de la monnaie à l’incertain par apport à la monnaie du pays j à la date t et le coefficient de pondération du pays j, EN i t/t0 est donné par la formule suivante :

2/Les autres concepts du taux de change
Les taux de change sur les billets
Ce taux est applicable aux opérations de conversion de billet de banque. Ce taux est en général différent du taux sur les opérations en compte (1)

– Les taux de change au comptant
Ce taux est appliqué aux opérations immédiates (en général, deux jours ouvré après la date de transaction) d’échange d’une quantité de monnaie nationale en monnaie étrangères ou inversement. En général, deux taux de change sont effectués, le taux de change à l’achat et le taux de change à la vente.

– Les taux de change à terme
C’est un taux fixé aujourd’hui auquel sera échangé à une date ultérieur (1, 2, 3,6 mois, un an) une quantité de monnaie nationale contre une monnaie étrangère. Ce taux est utilisé dans les opérations de couvertures pour prévenir contre le risque d’une éventuelle dépréciation de devises. En effet, c’est un taux fixé au moment de la conclusion de l’opération (conclusion du contrat d’achat ou bien de vente de devises) et qui sera appliqué au moment d’effectuer l’opération indépendamment du taux de change en comptant le jour de l’échéance.

(1) Il existe des taux de change applicables aux opérations sur les chèques de voyages.
Les taux de change croisés
Les statistiques financiers internationales de la FMI donnent les taux de
Changes de chaque monnaie son rapport au S : N (DT/S), N (FF/S), N (DM/S
En effet, N (DT/FF) = FF/1 DT x 1 S/1 S = 1 S/1 DT x 1 FF/1 S on à donc :
N (DT/FF) = N (DT/S) x N (S/FF) = N (DT/S)/N (FF/S).

– Les taux de change multiplié.
Certains pays, notamment les pays en voie de développement adoptent les taux de change nominaux bilatéraux différents selon la nature de translation, les autorités appliquent un taux de change plutôt favorable et lorsqu’il s’agit de décourager une transaction avec l’extérieur, les autorités appliquent un taux défavorable.

B/ Les déterminants du taux de change

Si on s’intéresse à la réflexion macroéconomique portant sur les variables susceptibles d’influencer le taux de change, il est important de présenter 1dans cette section les différents concepts et théories expliquant le comportement de cours de change.

1/ La théorie de la parité des pouvoirs d’achat (PPA)
a) Définition
Les relations des parités offrent un cadre théorique pour analyser les relations les pris des biens, les taux de change au comptant et à terme, de même qu’avec les taux d’intérêts.

Elles permettent également, dans le cas de la parité des taux d’intérêts d’établir les conditions à respecter pour éliminer les opportunités d’arbitrage. Il y a quatre hypothèses qui permettent de délivrer la parité :
H1- Les marchés Financiers parfait : il n’y a ni contrôle ni coût de transaction ni impôts…….
H2- Les marchés de biens sont parfaits : les expéditions internationales des biens peuvent avoir lieu librement, instantanés et sans coût ou tarif douanier
H3- il y a un seul bien de consommation commun à tous
Les hypothèses H1, H2, H3 sont suffisantes pour établir une version simple du théorème de la parité d’achat introduit par Cassel en 1916. (1) Cette approche est analysée sous deux versions distinctes à savoir (PPA) absolue et la (PPA) relative.

b/ La parité des pouvoirs d’achat absolue
La version est dite « absolue » de la PPA stipule que sur les marchés parfois, définie précédemment, des biens identiques doivent avoir le même prix réel partout, si non un arbitrage physique aura lieu par arbitrage physique.
On entend la possibilité pour un agent économique d’acheter un bien là ou son prix est le plus bas, pour le rendre là ou il est le plus élevé, en encaissant la différence du prix.
En effet l’augmentation de la demande dans les pays ou le prix est le plus basse aura pour conséquence d’y faire monter le prix.

Cette théorie est encore appelé « loi d’un seul prix puisque nous avons fait l’hypothèse de l’existence d’un seul bien de consommation. Si on fait l’hypothèse que chaque pays consomme le même « panier de bien » plutôt que le même bien, nous parlons de PPA absolue. Vu sur cet angle, la PPA absolue s’applique aux « indices de prix » nationaux et indique qu’une unité d’une monnaie donnée à le même pouvoir d’achat dans chaque pays.

Nous noterons PR cas du Canada et de son principal partenaire commercial les U.S.A.
PTR : indice du prix au temps t, des biens Canadiens = pays en numéraire
PTr : indice du prix au temps t, des biens Américains = pays en référence
Itn : Taux de variation des prix au pays Canadiens
Itr : Taux de variation des prix au pays Américains.
Alors PT+1= Pn (1 +Itn) (1)
Et PT+1R= PI (1 +ITR) (2)
Maintenant, si les niveaux de prix étrangers (exprimés en Dollars Canadien) et domestiques, sont égaux au début de la période, soit au temps t, alors : PTN= ST. PTI (PPA absolue) (3)
Ou ST est le taux de change, au temps t, en Dollars Canadien par unité de monnaie étrangères.
Si de nouveau, les prix étrangères et domestiques sont égaux au temps t+1 , alors PT+1N= ST+1 PT+1 (4)
D’où remplaçant PT+1Net PT+1R par leur expression dans (1) et (2)
PTN(1+IN) = ST+1 P(1+IR) (5)

c) La parité des pouvoirs d’achat relative
La version relative de la parité des pouvoirs d’achat modifie quelque peu cet énoncé. Puisque le commerce international « libre » (en négligeant les coûts de transport, taxes, tarifs…) doit égaliser les prix des biens équivalents dans différents pays des différences dans la variation des prix, c’est-à-dire des «taux d’inflation » différents, soient finalement induire des variations compensatoires de taux de change pour maintenir l’égalité des prix.

PTN (1+IN ) = ST+1 (1 + IT ) (6)
Soit en divisant par PTN et en réorganisant l’équation (6)
(7) (PPA relative).

2/ La théorie de parité du taux d’intérêt (P T I)
L’hypothèse des marchés financiers parfait (H11) est seul nécessaire pour développer la relation de parité des taux d’intérêts. La dite parité stipule que pour toute paire de pays, le différentiel de taux d’intérêt entre ces pays doit être égal au différentiel (prime où escompte) de taux de change à terme et au comptant. Si tel n’est pas le cas un « arbitrage sans risque » aura lieu de la part des détenteurs de titres portant intérêt, libellés en monnaies différentes. Cette théorie n’implique aucune causalité « unidirectionnelle ».

L’observation des eurodevises et des marchés de changes montre clairement que les taux d’intérêts « et » les taux de change à terme et au comptant sont déterminés « simultanément ». Il est de supposer que le changement dans les différentiels du taux d’intérêt cause des ajustements dans le taux à terme pour établir la parité des taux d’intérêt. Au lieu de cela, les marchés monétaires et les marchés de changes répondent contrairement l’un à l’autre, de telle sorte qu’à l’équilibre.

La valeur à t+1 d’un capital C = La valeur à( t+1 )de C unité de la devise n
exprimée en unité de la devise converties en devise r à( t), placés au
numéraire (n) et placé au taux taux RTR de t à t+1, converties en devise
d’intérêt RTN en temps t n au taux à terme FT (le contrat à terme
étant conclu au temps t).
Au terme analytique, on a la formulation exacte de P T I.
T
(P T I)
La validité de cette théorie avancée par Keynes en 1930 est supportée par des études empiriques récentes aussi bien que pour les assertions catégoriques de banquiers et de courtiers sur les marchés de changes, on notera que cette relation de cette parité nécessite seulement de recourir à l’hypothèque H1, soit une hypothèque d’arbitrage pure.

C/ La balance de paiement et le taux de change au comptant.
« La notion de balance de paiements est très ancienne puisqu’elle remonte aux économistes mercantilistes du 16eme siècle. Au départ, simple relevé des exportations et des importations de marchandises d’un pays, la balance de paiement est devenue progressivement un document plus complet et plus complexe retraçant l’ensemble des échanges de biens, de service, des revenus et des capitaux entre les agents économiques, résidents d’un pays et ceux non résidents du reste du monde. »

Aujourd’hui, la balance de paiement est un instrument essentiel d’analyse des relations, d’un pays avec le reste du monde en même temps qu’elle est un indicateur précieux pour la mise en oeuvre de la politique économique.

Le taux de change s’explique par trois soldes au niveau de la balance de paiement:
– Le solde du commerce global
– Le solde de la balance des opérations courantes
– Le solde des capitaux.

Le déficit ou l’excédent de ces soldes de la balance des paiements peuvent expliquer le niveau du taux de change vu l’effet mécanique qu’induit un tel déséquilibre sur l’offre et la demande de devises étrangères.

Le déficit accroît la demande de devises, ce qui réduit la valeur de la monnaie nationale sur le marché des changes (dépréciation) et inversement, l’éxédent accroît la valeur de la monnaie nationale sur le marché des changes (appréciation), ce qui réduit la demande de devises.

La balance des paiements peut donner certaines indications sur le taux de change à moyen terme. En effet toute opération inscrite dans la balance des paiements se traduit directement ou indirectement par une offre ou une demande de monnaie nationale, ou sur un marché des changes non contrôlé, l’offre de monnaie nationale d’équilibre se réalise grâce au taux de change.

En conséquence, dans le cadre d’un marché des changes contrôlé par une baisse des réserves de changes officielles indique que la monnaie des pays considérés est soutenue.
D’une manière générale, l’économie de la balance des paiements donne une indication sur l’état de la monnaie nationale. Elle est considérée comme un déterminant du taux de change à moyen terme.



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  1. Ahmed Tidiane
      2 May, 2012

    Avoir la documentation

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