La bureaucratie, Le dialogue social

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La bureaucratie, Le dialogue social La physionomie du syndicalisme au Maroc
Troisième partie: les traits du syndicalisme marocain
Chapitre 3 : les caractères du syndicalisme marocain
Section 6 : la bureaucratie
A vrai dire, la bureautique est l’une des plus graves barrières sur laquelle achoppent les efforts de modernisation du mouvement syndical marocain. Elle est intimement liée avec le despotisme que certains secrétaires  généraux usent pour garder leur position au sein des structures internes du syndicat ainsi la démission du secrétaire général de FDT a été la seule démission constatée durant l’histoire du syndicalisme marocain en plus la majorité des syndicats fonctionnent au détriment  des règles de démocratie interne dans ce sens l’UMT n’a tenu dès sa constitution en 1955 que 3 congrès ce qui justifie la défaite de ce syndicats , défaite justifiée par la marginalisation et le manque d’interactivité entre les érigeant et la base.

Ainsi on constate intelligiblement que les dirigeants qui décident du sort des syndicats, ce qui est conforme avec les règles de la démocratie interne qui stipulent la nécessité du dialogue entre tous les acteurs ayant un rôle dans le syndicat. Donc il s’avère que l’entendement et l’interactivité  sont des conditions nécessaires pour l’épanouissement du syndicat et de son intégration dans son environnement socio-économique.

Alors pour attendre ces objectifs, il semble que les élections des représentants syndicaux doivent se passer dans des ambiances de transparence et de démocratie, pour que ces représentants soient les mandataires légaux des salariés.

Le dialogue social :
Le dialogue social inclut tous types de négociation, de consultation ou simplement d’échange d’informations entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs selon des modalités diverses, sur des questions relatives à la politique économique et sociale présentant un intérêt commun. Il peut prendre la forme d’un processus tripartite auquel le gouvernement participe officiellement ou de relations bipartites entre les travailleurs et les chefs d’entreprise (ou les syndicats et les organisations d’employeurs), où le gouvernement peut éventuellement intervenir indirectement. Les processus de dialogue social peuvent être informels ou institutionnalisés ou associer – ce qui est souvent le cas – ces deux caractéristiques. Il peut se dérouler au niveau national, régional ou au niveau de l’entreprise. Il peut être interprofessionnel, sectoriel ou les deux à la fois.
L’objectif principal du dialogue social en tant que tel est d’encourager la formulation d’un consensus entre les principaux acteurs du monde du travail ainsi que leur participation démocratique. Les structures et les processus d’un dialogue social fécond sont susceptibles de résoudre des questions économiques et sociales importantes, de promouvoir la bonne gouvernance, de favoriser la paix et la stabilité sociale et de stimuler l’économie.
Quelles sont les conditions de base du dialogue social?

Pour permettre le dialogue social, les conditions suivantes doivent être réunies:
* des organisations de travailleurs et d’employeurs fortes et indépendantes dotées des compétences techniques nécessaires et pouvant accéder aux informations utiles à leur participation au dialogue social;
* la volonté politique affirmée d’engager le dialogue social de la part de toutes les parties;
* le respect des droits fondamentaux que sont la liberté syndicale et la négociation collective;
* un soutien institutionnel approprié.
Le rôle de l’Etat dans le dialogue social

Pour que le dialogue social fonctionne, l’Etat ne peut rester passif même s’il n’intervient pas directement dans le processus. Il lui incombe de créer un climat politique et social stable qui permette aux organisations de travailleurs et d’employeurs autonomes d’agir librement, sans crainte de représailles. Même lorsque les relations sont fondamentalement de nature bipartite, l’Etat doit fournir un soutien essentiel au processus de dialogue en mettant à la disposition des parties un cadre juridique, institutionnel et autre qui leur permette d’agir efficacement.
Le dialogue social constitue l’un des traits les plus saillants des sociétés modernes. C’est un moyen, à la fois adéquat et efficace, d’organiser les relations professionnelles et de traiter les conflits sociaux sur la base de la négociation et de la concertation organisée et responsable.

En effet, les multiples développements du monde du travail et des relations sociales en tant que prolongement de celui-ci, et la nécessité de créer une dynamique qui accompagne ces développements, font du dialogue social un thème qui retient l’attention des écrits sociologiques. Ceux-ci sont unanimes à le considérer comme le moyen idéal pour instaurer un système de relations professionnelles réaliste et développé.
Les expériences de certains pays, surtout après la deuxième guerre mondiale, ont engendré en ce sens des systèmes et des pratiques riches en enseignements.
De ce fait le contenu et les applications du dialogue social se sont diversifiés. Ces expériences constituent le fondement de l’évolution de ce concept, de l’extension de ses modèles, de ses champs d’application au niveau des rapports professionnels en particulier et des rapports sociaux en général, et de ses liens étroits avec le développement économique et social.

Cette évolution du concept de dialogue social a été accompagnée par la diffusion des principes des Droits de l’Homme et de la démocratie sociale. En fait, dans le système libéral, le dialogue n’est que la mise en oeuvre de ces principes dans le domaine des relations professionnelles compte tenu de leur importance économico sociale et de leurs répercussions politiques.
Ainsi, le dialogue social est devenu l’objet d’un intérêt international conformément au contenu de la Déclaration de Philadelphie publiée en 1944 (Annexe de la Charte de l’O.N.U) qui stipule que ” la reconnaissance effective du droit à la négociation Sociale et la collaboration entre employeurs et travailleurs pour l’amélioration permanente de l’organisation de la production et leur contribution à l’élaboration et à la mise en oeuvre de la politique Sociale et économique ”    constitue l’un des objectifs fondamentaux pour la réalisation desquels l’Organisation Internationale du Travail doit œuvrer.

Des questions considérées cette dernière comme des principes et des droits fondamentaux au travail  sont:
-liberté syndicale et reconnaissance effective du droit de négociation collective,
-élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire,
-abolition effective du travail des enfants,
-élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession

Ainsi, le recours à la conclusion des conventions collectives et les négociations relatives aux règlements intérieurs des établissements sont devenus une pratique courante des partenaires sociaux. De ce fait, les législations modernes les encouragent. Par ailleurs, de nombreux pays ont crée des organes et des institutions dont le rôle est de développer ces moyens en vue de garantir la paix sociale, facteur essentiel pour tout développement économique et social.
Cette évolution a donné lieu à une réflexion qui vise l’amélioration des méthodes du dialogue social en lui conférant un caractère institutionnel fondé sur l’idée de démocratie professionnelle ou sociale. Celle-ci signifie la participation des

partenaires sociaux à ” la collaboration et la contribution â l’examen et à la discussion des décisions de manière démocratique pour la réalisation des intérêts communs”

EVOLUTION DU DIALOGUE SOCIAL
Le dialogue social constitue l’un des principaux traits des sociétés développées. Son objectif consiste à développer les relations professionnelles et sociales et à consolider l’édifice démocratique.
En effet, le désir de ces sociétés de participer pleinement à la modernité a ancré la conviction que la consolidation de la justice sociale, surtout dans le domaine du travail, ne peut se réaliser que par la participation des partenaires sociaux, et par la recherche de systèmes et de solutions adéquats aux différents problèmes que soulèvent les relations professionnelles et sociales en général. C’est là l’origine de la conviction que le dialogue social et la négociation collective constituent les meilleures voies pour la réalisation de ces objectifs.

La première expression du dialogue social semble être le principe de tripartisme formulé par l’Organisation Internationale du Travail. Ce principe est devenu un moteur essentiel et une institution privilégiée consacrant la mise en oeuvre de la démocratie dans le domaine social    et la participation des partenaires sociaux, en tant que principaux concernés au règlement des problèmes économiques et professionnels.

Cette participation collective est la seule à même de réduire les tensions engendrées par les relations professionnelles et sociales et de répondre aux interrogations que soulèvent leurs transformations. Elle est aussi capable de relever les nouveaux défis dans un monde qui vit de grandes mutations dont les changements économiques et technologiques ne sont pas les moindres.
Cependant, si le dialogue social est lié, de cette manière, à la démocratie, son statut, sa fonction et partant son concept revêtent des dimensions et des formes différentes. Celles-ci sont en rapport avec les situations économiques de chaque pays, et avec la capacité de tous les partenaires sociaux à adopter le dialogue en tant que système pour asseoir les relations professionnelles et canaliser leur évolution.

Les dimensions et formes multiples que revêt le concept de dialogue social, en raison de la diversité des expériences législatives et des pratiques nationales, conduit à exposer ses différentes formes à partir de ces
expériences et de ces pratiques. Celles-ci ont enrichi ce concept et ont contribué à mettre en lumière son importance actuelle et future.
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-tell que n° 3026c -10Mai 2004
Analyse Amaoui un zain aux bois
– Tel que défini par l’OIT voir son site www.ilo.org
– Déclaration concernant les buts et objectifs de l’Organisation Internationale du travail. Philade1phia, Mai 1994, II et III.
déclaration de Philadelphie
declaration de Philadelphie



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