L’accord d’association Maroc-UE et la question de l'environnement

La dimension environnementale dans l’accord d’association Maroc-UE
Conclusion générale
Le présent travail a principalement permis de mettre en évidence la nécessité d’intégrer la dimension environnementale dans les traités de libre-échange. Ainsi l’intégration économie-environnementale est elle porteuse de contraintes sérieuses, mais aussi d’importantes opportunités à saisir.
Par ailleurs, l’analyse menée tout au long de ce travail montre l’importance des interdépendances étroites entre le commerce international et l’environnement.
D’abord, les politiques environnementales mises en ouvre par les pays développés posent des obstacles sérieux aux PME exportatrices des pays en développement.
En deuxième lieu, la structure du commerce extérieur du Maroc reste handicapée par les enjeux des politiques environnementales des pays développés.
Actuellement, on s’interroge sur les perspectives futures internationales pour la protection de l’environnement en assurant un développement économique et social durable.
De ce qui précède, on peut dire que des choses importantes restent encore à faire dans le domaine environnemental, tout particulièrement en matière d’intégration de l’environnement dans le commerce international.
Dans ce cadre,  les recommandations suivantes peuvent être formulées :
    L’intégration des aspects environnementaux et des coûts de la protection de l’environnement dans les politiques de développement et de compétitivité du Maroc.
    L’éclaircissement des relations entre l’OMC et les AEM peut en partie prévenir les effets négatifs pour le Maroc, puisque ces accords prévoient des mécanismes de protection  (systèmes de licences) et aident à établir des standards internationaux acceptés (transferts de technologies).
    La libéralisation économique dans le cadre de l’accord d’association engendrera sans doute de sérieux problèmes environnementaux. Les effets indirects, tels les conséquences de la pollution sur la pêche et le tourisme, doivent encore être analysés de plus près.
    Une promotion de l’économie de l’environnement au sien du système universitaire et des organismes de recherche.
    Une amélioration des systèmes d’information, sans lesquels il est aujourd’hui très difficile de mener des recherches sérieuses dans ce domaine.
    Lancement d’un programme de travaux de recherche, ciblant des axes tels ( ):

•    L’économie des ressources renouvelables
•    L’évaluation des dommages à l’environnement
•    Droits de propriété et environnement
•    Commerce international et environnement.
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– A. Baguare, op.cit, pp.472-473.



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