Politique de promotion l’investissement étranger au Maroc

La politique de promotion et protection des investissements étrangers engagés par Le Maroc – Section 2 :

Au début des années 80, le Royaume du Maroc, a mené des réformes structurelles pour but de rétablir et stabiliser les équilibres macroéconomiques et de libéraliser l’économie. Ces réformes ont en effet stimulé le développement du secteur privé et une augmentation des flux entrants d’investissements étrangers directs (IED), c’est à dire la levée du monopole sur le commerce extérieur, la libéralisation des prix, l’ouverture de l’économie nationale aux investissements étrangers et la réforme du système fiscal. Parallèlement, un vaste programme de privatisations a été mis en place entre 1993 et 2002, qui a permis le transfert d’une soixantaine d’entreprises nationales au secteur privé et faire encaisser 44 milliards de DH au profit de l’Etat, dont 80% sont d’origine étrangère. Les privatisations et les concessions de services publics auraient pu servir de plongeoir pour déclencher l’expansion de l’investissement étranger si le train de réformes structurelles avait suivi un rythme plus soutenu (justice, code d’investissement…) .

En revanche le pays a mis en place des structures chargées de la promotion de l’investissement et a fait des efforts pour que sa réglementation soit plus accessible. Suite à ces efforts, en 2005, le Maroc s’est classé premier pays hôte d’IED au Maghreb, et quatrième en Afrique, avec un flux brut de 2, 9 milliards de dollars . Ce qui montre l’intérêt que le Maroc représente pour les investisseurs étrangers.

Ces réformes ont permis la diminution de la dette extérieure du pays: de 21 milliards de dollars en 1999, elle est passée à 11 milliards en 2006. Une politique monétaire volontariste a abouti à une maîtrise de l’inflation qui était en moyenne de 10 % dans les années 90 ; pour la période 2000-2005, le taux d’inflation s’est stabilisé autour Continue reading


Protection des investissements étrangers au Maroc

Les aspects de la protection des investissements étrangers au Maroc – Chapitre 3 :

Depuis quelques décennies le Maroc se trouve la volonté d’attirer les investissements étrangers. Cette volonté d’attractivité passe certainement par des mesures incitatives, elle doit aussi et surtout, garantir la protection de tout investissement.

La notion de la protection des investissements peut être définie comme l’ensemble des principes et des règles, de droit international comme celle de droit interne, qui ont pour objet ou pour effet d’empêcher ou de réprimer toute atteinte publique à l’existence ou à la consistance de l’investissement international . En d’autres termes, la définition de notion de protection des investissements se confond avec les objectifs que cette dernière doit réaliser. Et c’est pour cette raison que d’après certains auteurs « les règles participant à une protection efficace et adéquate se doivent d’envisager non seulement la survenance d’atteindre à l’existence et à la substance de l’investissement », mais également la prévention de ces atteintes .

On parle aujourd’hui d’un droit à la protection de l’investissement et la tendance du débat sur la nature de cette protection des investissements n’est plus à l’expropriation mais plutôt au transfert du secteur public au secteur privé.

La protection de tout investissement étranger est principalement assurée par le droit international conventionnel, le droit interne essayant de prouver son efficacité en s’employant à protéger tout investissement étranger pas seulement ceux couverts par une convention.

Le Maroc a choisi de participer à la compétition mondiale pour accélérer son développement. En vue d’accompagner cette stratégie, une politique active à été conduite, visant à attirer de nouveaux investissements, vecteurs de croissances et d’emploi. La qualité des politiques Continue reading

Obstacles socio-politiques des investissements au Maroc

Obstacles d’ordre socio-politique – Section 3 :

Les blocages dont souffrent l’investissement au Maroc en générale et l’investissement étranger en particulier ne sont pas seulement à des à des entraves d’ordre matériel (insuffisance de l’infrastructures, mauvaise application de la législation, inadaptation de l’environnement législatif et réglementaire…) mais aussi à des facteur qu’on peut qualifier d’ordre non économique, c’est-à-dire, ayant trait aux facteurs immatériels, notamment, politique, organisationnels, éthique, culturels et influencent très fortement la sphère économique.

Parmi ces entraves, on peut citer les manquements à l’Etat de droit, les insuffisances du système de l’éducation – formation, la propagation de l’esprit de la rente, l’ampleur des disparités sociales, les carences de l’Administration marocain, l’inefficacité des institutions élues, la complexité des relations professionnelles l’absence d’un projet économique et social fédérateur.

A) Les lourdeurs administratives.

Les problèmes posés par le poids de l’administration représentent des facteurs dissuasifs de l’implantation des investissements étrangers.

Deux caractéristiques dominent : lourdeur de procédures qui privent la Maroc d’un nombre important d’investisseurs potentiels d’une part, et la corruption d’autre part.

Ainsi, les problèmes posés les lourdeurs de l’administration représentent des facteurs dissuasifs de l’implantation des Investissements directs étrangers au Maroc. Pascal

Perez et Benedict de Saint Laurent souligne : « les investisseurs ne savent pas à qui s’adresser, ils reçoivent des messages et des informations différentes d’un organisme à l’autre. C’est pourquoi ils se plaignent plus que les nationaux de l’absence d’un interlocuteur unique dans leurs projets ».

De plus, même si le dispositif d’accueil des Continue reading


Obstacles macro-économiques des investissements étrangers

Obstacles à caractère macro-économique – Section 2 :

L’exploitation des atouts naturels d’un pays dépend, entre autres, de l’évolution des données technologique et scientifiques. Ces dernières peuvent aussi bien dévaloriser ces avantages

Les coûts de production, quant à eux, s’ils revêtent une grande importance pour l’entreprise, leur signification résident encore plus dans leur comparaison avec ceux en vigueur dans les pays concurrents.

Sachant que les coûts de production, à eux seuls, ne déterminent pas la compétitivité d’une économie, il convient d’examiner les autres facteurs ayant un impact sur les autres facteurs ayant un impact sur les capacités concurrentielles.

Comment se présente la situation des principaux atouts naturels du Maroc.

Les coûts de production en vigueur au Maroc sont–ils compétitifs par rapport à ceux appliqués dans les pays concurrents ?

Qu’en est-il des autres facteurs de compétitivité de l’économie marocaine ?

A) L’exiguïté du marché locale :

La taille du marché constitue un terme d’accueil des IDE. En effet, la taille La du marché local constitue un avantage de délocalisation important, important, comme le souligne Laura Baeza : « Le marché intérieur est l’un des éléments les plus déterminants de l’attractivité ou non des investissements étrangers directs… Les pays à faible revenu ne sont attrayants que s’ils ont une population importante et des perspectives raisonnables de développement » .

En effet, le Maroc ne compte que 30 millions d’habitants, dont seulement une partie participe réellement aux circuits de consommation, et comme le souligne M. Fouad Amour : « Le facteur d’attirance le plus important de les Investissements directs étrangers d’après la plupart des études réside dans le poids et l’importance de la demande locale, c’est-à-dire du pouvoir d’achat de larges franges de Continue reading

Obstacles de fonctionnement de l’entreprise étrangère au Maroc

Obstacles des investissements étrangers au Maroc – Chapitre 2 :

Une économie forte et solide est une économie dont les taux de croissance annuels sont régulièrement positifs et élevés. Ceci s’avère difficile à réaliser. La question qu’il faut poser c’est comment peut-on assurer un tel rythme de croissance.

Selon l’équation Dynamique Fondamentale du modèle de SOLOW ainsi représentée : La croissance économique (variation PIB /tête entre deux années successive)= Investissement du capital)*capital /tête.

La croissance économique d’un pays se trouve dépendante du flux économique du flux d’investissement annuel en retranchant les capitaux amortis et la croissance démographique.

On peut déduire que l’investissement est l’élément clé dans le développement économique d’un pays. Le Maroc, quant à lui a compris qu’il n’ya de prospérité que grâce à l’encouragement des initiatives personnelles et la création d’entreprise pour bien exploiter les richesses du pays. Pour cela. Plusieurs décisions ont été prises dans ce sens pour les investissements. Surtout ceux nationaux (la création des CRI, la charte d’investissement…).

Aussi, l’économie marocaine a connu la mise en application d’un certain nombre de réformes qui ont touché différents domaine de l’environnement de l’entreprise (libéralisation relative du régime du commerce extérieur et intérieur, réforme du fiscale, assouplissement de la réglementation des changes, réforme du système financier et bancaire, lancement d’un vaste processus de privatisation, réforme des textes régissant les différentes formes des sociétés, adoption d’une nouvelle charte de l’investissement, mise en place de zones franches, création d’une structure de promotion des investissements étrangers, etc.).

Ce nouvel esprit a facilité les procédures et a encouragé l’investissement mais il faut dire que ce Continue reading