Les bases de succès du développement économique sud-Coréen 

Paragraphe II : les bases de succès du développement économique sud-Coréen :

1)-développement économique à base industrielle :

La première phase de l’industrialisation coréenne a été basée sur les enseignements de la théorie des avantages comparatifs : on ne peut pas tout produire de manière efficace. La Corée du sud s’est donc spécialisé au début desannée1950 en industries de technologie banalisées à sa portée car elles ne nécessitent pas de politique de recherche élaborée, il s’agissait d’activités à haute intensité de main-d’œuvre peu qualifiée proche de l’artisanat.

Ainsi elle met en place une industrie de la confection, puis de tissage et remonte encore avec la production de fils et de biens d’équipement.

L’une des clés de succès de cette phase consiste à démarrer par des activités à forte composante de main-d’œuvre dont la docilité était une condition essentiel pour une telle démarche, la masse laboureuses acceptaient de travailler dur pour des salaire de misère (le salaire moyen d’un ouvrier de textile coréen représente 8% de son homologue français dans cette période).

A partir du début des années 1970, la Corée effectue un redéploiement industriel vers des marchés jugés porteurs au niveau mondial grâce à ses exportations qui ont en effet rendu hautement visible son industrialisation.

Les pouvoirs publics ont introduit des mesures supplémentaires d’aide aux exploitations, ils ont notamment mis sur pied la korea trade promotion corporat (KOTRA) qui grâce à son réseau international très étendu est devenu un instrument efficace d’aide aux exportations, dont la priorité était accordées aux exportations industrielles et le jeu de la spécialisation pour s’insérer dans l’économie mondial.

Les pouvoirs publics ont également commencé à investirent massivement dans les infrastructures nécessaires à l’industrialisation lourde, ainsi de grands parcs industriels ont été construites, des systèmes de formation pour fournir des ingénieurs et des ouvriers qualifiés, des institutions de recherches pour développer les techniques requises.

Toutes ces mesures ont conduit à la promotion de l’industrie lourde et chimie avec la promulgation du plan (heavy and chimical industries. HCI promotion plan) qui prévoyait d’encourager six branches : acier, métaux non ferreux, mécanique, construction navale, électronique et chimie ; au moment aucune entreprise sud-coréenne ne disposait des ressources techniques et financiers pour s’implanter dans ces secteurs, mais grâce a la coopération étroite entre l’Etat et le secteur privés (Chaebols) qui sont devenues un instrument efficace dans la stratégie de développement industriel ces secteurs sont entrouverts.

L’Etat a financé la création de ces entreprises grâce a des prêts bancaires a longue terme et a faible taux, et des attributions préférentielles de licences d’importation.

1990 la Corée du sud a connu une mutation encore plus stupéfiant, après avoir surpris les observateurs du monde entier en accédant a l’industrialisation en l’espace d’une génération elle a réussi de passer en situation post-industrielle, elle a pu avoir des productions textiles plus comparable que celle du tiers monde, mais aussi d’imposer leurs voitures face au modèles japonais. (1-7)

2)-investissements étrangers facteur de développement économique :

Les décennies de l’après-guerre ont vu les coûts salariaux s’élever d manière importante dans les pays développés a la suite de la hausse des coûts directes (amélioration du pouvoir d’achat), des coûts indirects (l’instauration de l’Etat- providence nécessite la mise en place de cotisations sociales en partie supportées par les employeurs) et du durcissement des conflits sociaux, la délocalisation a pour objectif la réduction des coûts de production.

Ainsi beaucoup de pays ont choisit la Corée pour certain critères :
* Pour le Japon le critère de proximité géographique et culturelle est important, la Corée vas être un pont sur le continent Asiatique pour les firmes nippons.
* La main-d’œuvre est bon marché, en partie alphabétisée et peu contestataire (le droit de grève est réglementé de manière très stricte)
* Cet Etat a bénéficié de l’aide américaine, grâce a ces capitaux la Corée atout fait pour attirer les entreprises étrangers : avantages fiscaux, création de zone franches, financement conjoint de projets d’investissement.

Aussi Rechercher de capitaux étrangers susceptibles de redynamiser l’appareil industriel, l’emploi et les revenus, représente toujours une priorité pour la plupart des pays en développement. Dans cette perspective, l’attractivité des économies de l’Asie de l’Est et surtout la Corée du sud en fait une sphère privilégiée de localisation des investissements directs étrangers (IDE). Cependant si les écarts de salaire entre l’industrie du pays investisseur et celui du pays d’accueil restent, dans une certaine limite. 

L’un des déterminants de la délocalisation des firmes multinationales, c’est néanmoins l’incidence de l’IDE sur l’évolution des salaires relatifs du travail qualifié par rapport au travail non qualifié dans le pays d’accueil qui retient ici notre attention. Elle conditionne, en effet, autant la dynamique industrielle que l’emploi et le bien-être à venir des populations.

L’IDE s’explique le plus souvent par une exploitation motivée des avantages de propriété, de localisation et d’internalisation de la firme multinationale.

Celle-ci cherche, en effet, à retirer le meilleur profit de ses avantages de propriétés. Il s’agit en l’occurrence de sa position de monopole sur le produit, de sa supériorité technologique ou de sa connaissance du marché. Elle peut ainsi bénéficier d’un certain nombre d’avantages de localisation du pays d’accueil, tenant autant à la taille du marché qu’à sa capacité à offrir une base d’exportation révélée par les coûts de la main-d’œuvre. A cela s’ajoute la qualité de l’infrastructure Sud- Coréen les stratégies d’incitations fiscales capables d’attirer cet IDE. Dans ces conditions, l’avantage à l’internalisation conduit la firme multinationale à préférer l’IDE à l’exportation ou à d’autres implications telle que la vente de licences ou de brevets.

Enfin, l’intérêt que représentent aujourd’hui pour ces firmes, de par le monde, la réalisation d’économies d’échelle, la diversification du produit et la pratique des stratégies d’agglomération, conduit à un développement des fusions – acquisitions qui transforment en profondeur les modalités d’utilisation du travail industriel.

Dans le courant des années 80, la Corée du Sud se révèle être en effet une sphère d’accueil privilégiée des stratégies de délocalisation. Confrontées à l’incertitude du ralentissement de leur marché domestique, les firmes multinationales recherchent alors les localisations les moins coûteuses mais aussi les plus proches des potentialités de la demande. (3- 1)

3)- rôle dynamique de la zone pacifique dans la promotion économique sud-coréen:

Le centre de gravité du monde s’est déplacé de atlantique vers le pacifique.

La côté ouest des Etats-Unis et le Japon sont les nouveaux pôles de la croissance économique mondial. On trouve entre autre la zone pacifique la localisation d’une grande partie de l’industrie électronique et informatique.

Les pays du sud-Est asiatique sont ainsi au cœur du réseau d’échange le plus dynamique au niveau mondial, leurs économies ne sont pas donc enclavées mais au contraire tourné vers l’océan. L’histoire montre que les zones de passages finissent toujours par se développer : les avantages naturels constitués par les infrastructures portuaires d’accueil et les délais de changement très courts ont été déterminants. L’efficacité de ces ports est telles qui’ils servent de plateforme pour une parties des exportations Chinoises.

De plus la Corée a un avantage géographique dans la mesure ou elle est proche du Japon qui aspire de devenir le nouveau centre de l’économie mondiale.

Aujourd’hui, la Corée est devenu suffisamment puissante a son tour pou entraîner d’autres pays, a l’image des firmes des pays développés ; elle délocalise une partie d sa production : en Thaïlande les salaires sont dix fois moins qu’a Taiwan grâce a l’insertion dans la zone pacifique sur la quelle on voit se multiplier des publications défendant de manière excessive la thèse selon laquelle l’Océan Pacifique serait devenu LE ou UN Centre du Monde.

La zone pacifique a entraînée pour la Corée du sud :

I- Vive croissance économique

– Sur les rives Nord Ouest de cet Océan:
* On a vu émerger depuis la fin de la 2° guerre Mondiale, une multiplicité de Pays Capitalistes.
* Il s’agit d’abord et avant tout du Japon dont le “Miracle” qui débute avec l’Ere Meiji (1868) n’a cessé d’étonner et d’inquiéter ses concurrents.
* Puis après lui, à son imitation et en partie avec son aide, la Corée du sud.

– Leur population a franchi toutes les étapes de la transition démographique:
* La part des industries manufacturières dans leur PIB est comparable à celle des Pays industriels.
* son rôle commercial en fait des concurrents redoutés, non seulement pour les produits manufacturés banals, mais aussi pour les produits de technologie avancée.
* Les industries Manufacturières augmentent à des rythmes compris entre 5 à 12% par an depuis 1965.

– Au total, les appréciations les plus favorables insistent sur :
* l’importance de leurs ressources
* l’essor industriel
* le basculement des échanges mondiaux qui s’est effectué de l’Atlantique vers cet Océan.

II/ Une intégration commerciale et financière en marche

– Dans le Pacifique Nord, les relations entre Amérique du Nord et le Japon, ainsi que les NPI, donnent lieu à des flux Ouest Est plus importants pour les EU que pour ceux qui relient ces derniers au Vieux Continent.
* Plus des 2/3 du commerce de la Californie se font vers le Pacifique.
* la poussée du trafic conteneurisé des ports de celui-ci, traduit le glissement du commerce vers le Pacifique.

– Relient de plus en plus fortement les entités économiques du Pacifique.
* Les flux technologiques entre la Corée du sud et EU, ne cessent de se développer, et leur solde est positif son profit.

– L’intérêt renforcé que portent les Grandes Puissances aux îles et aux rivages du Pacifique, montre bien le poids grandissant que prend cet Océan dans le système mondial.
– Toutefois, les analyses qui précèdent ne permettront pas d’affirmer qu’il est déjà le nouveau centre du Monde mais ils affirment son rôle grandissant pour la Corée du sud. (3-1)

Croissance économique et développement humain

Table des matières :
Introduction générale
Chapitre I : croissance économique et développement humain
Section I : Aperçu général sur la réalité de la croissance économique et le développement humain :
Paragraphe 1-identification de la croissance économique :
1) Définition de la croissance économique
2) mesures de la croissance économique
3) modèles de la croissance économique
4) déterminants de la croissance économique Paragraphe 2-généralité sur le développement humain :
1) définition du développement humain
2) différents mesures du développement humain
3) acteurs du développement humain
4) clés du développement humain
Section II : la corrélation croissance économique-développement humain :
Paragraphe 1–la croissance économique au profit du développement humain :
1) l’impact des activités et des dépenses des ménages sur le développement humain :
2) l’influence des actions de l’Etat sur le progrès humain
3) les facteurs contribuant au renforcement des liens entre la croissance économique et le développement humain
Paragraphe 2- développement humain et la croissance:
1) développement humain un moyen facilitant l’utilisation des technologies
2) développement humain au service des échanges
3) rôle de l’épargne et de l’investissement dans le développement humain
4) renforcer les liens de corrélation pour favoriser la croissance économique :
Chapitre II : développement humain outil de développement socio-économique
Section I : capital humain facteur crucial du développement socio-économique :
Paragraphe 1 – Les ressources humaines un atout considérable :
1) la population : force productive pour la croissance économique
2) la culture humaine : motrice de la croissance économique
Paragraphe 2 –le capital humain richesse économique :
1) le capital humain avantage économique
2) l’investissement en capital humain.
Section II : le rôle de l’éducation et de la formation dans le développement humain :
Paragraphe 1 : Importance de l’éducation dans le développement humain :
1) les effets démographiques, sociaux, politiques et économiques de l’éducation
2) Nécessité d’une politique publique intégrant l’éducation et la formation professionnelle comme moteur de développement humain
Paragraphe 2 : la formation professionnelle une moyen pour favoriser le développement humain :
1) différentiation des systèmes de formation selon la nature des structures productives :
2) diversité et interdépendance des éléments constitutifs des systèmes de formation :
Chapitre III : développement humain : étude comparatif cas du Maroc et la Corée de sud:
Section I : le développement humain en Corée de sud :
Paragraphe 1 : clés du succès économique sud-coréen :
aperçu historique de l’avant développement sud-coréen
population et culture sud-coréenne déterminants du développement socio-économique
rôle des pouvoirs publics dans le développement socio-économique
Paragraphe 2 : les bases de succès du développement économique sud-coréen :
1) développement économique à base industrielle
2) investissements étrangers facteurs de développement économique
3) rôle dynamique de la zone pacifique dans la promotion économique sud-coréen
Section II : l’impact du développement humain au Maroc :
Paragraphe 1 : un regard sur le développement humain au Maroc :
1) défis actuels
2) évolution du développement humain au Maroc
3) les progrès en matière de développement humain
Paragraphe II : Perspectives de développement humain au Maroc :
1) La mise à niveau de l’économie marocaine
2) l’initiative national pour le développement humain (INDH) : nouvelle vision de développement
3) le développement humain et le projet 2025
Conclusion générale

______________________________

1-7 : Chean-Lée transformation économique de la Corée du Sud : édition 1995



Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *