Le dénombrement des oiseaux d’eau

Chapitre 4: Matériel et méthodes
1. Le dénombrement des oiseaux d’eau
De même que le démographe procède à des recensements pour connaître la taille de la population humaine, le biologiste doit parvenir à une estimation quantitative des populations qu’il étudie.

1.1. Les objectifs de dénombrement des oiseaux d’eau
On fait le dénombrement pour plusieurs raisons et pour obtenir des renseignements la dynamique des oiseaux d’eau sur différents niveaux:

1.1.1. Au niveau local (site d’étude)
Pour estimer les effectifs des différentes espèces d’oiseaux d’eau qui occupent le site, leurs fluctuations et les capacités d’accueil du site afin de comparer les résultats du dénombrement avec différents sites de la région on peut atteindre d’autres objectifs tels que les fluctuations de l’abondance de l’avifaune et de leur composition spécifique ceci nous aidera à connaître les raisons de ces changements et évaluer l’impact de certaines activités (chasse, pèche, pâturage etc.).

1.1.2. Au niveau national
On fait le dénombrement des oiseaux d’eau pour connaître l’importance et le rôle des zones humides, leur préconiser les moyens à mettre en place pour des actions de conservation de ces écosystèmes .notamment, veiller à l’application de la législation de la protection des zones humides (Espèces menacées, espèces chassables, période de chasse etc.) et renforcer nos connaissances sur la biologie de ces espèces (migrations, déplacements etc.)

1.1.3. Au niveau international
Le but majeur de ces recensements est de contribuer le plus possible à la connaissance et à la conservation des espèces et de leurs habitats. Il s’agit donc d’un système de surveillance à long terme centré sur l’hivernage de ces oiseaux.
L’information rassemblée permet d’estimer les populations à des échelles régionales de suivre l’évolution des effectifs et de la distribution ainsi que d’identifier les sites d’importances écologiques.

1.2 Matériels utilisés
Un télescope KONUSPOT (20 × 60)
Guide d’identification des oiseaux. Henzel (1995)
Un appareil photo numérique.
Des logiciels de statistique.

1.3. Méthodes et techniques de dénombrement
De nombreuses méthodes et techniques sont employées pour permettre de suivre aux milieux les dénombrements des oiseaux d’eau. Ces dernières se heurtent toujours à de multiples facteurs liés à la biologie de ses oiseaux et aux transformations physionomiques que subissent les biotopes aux rythmes des saisons et des années (Blondel, 1969; Lamotte et Bourlière, 1969). Ainsi, une différence entre le nombre d’oiseaux observés et celui réellement présents existe presque toujours (Tamisier et Dehorter, 1999; Houhamdi, 2002). Cependant, des méthodes basées sur des procédés photographiques par estimation visuelle de la taille des bandes des oiseaux au sol, en avion ou en bateau ont été décrites (Schricke, 1982). Mais pour une meilleure évaluation numérique des groupes d’oiseaux d’eau une combinaison de ces procédés et souhaitée (Tamisier et Dehorter, 1999). Durant la période de notre étude, qui s’est étalée du mois d’Octobre jusqu’au mois de Mai. Nous avons utilisées les méthodes de dénombrements suivantes:

Un comptage individuel si le groupe d’oiseau d’eau est situé à une distance inférieure a 200m et compte un effectif moins de 200 individus.

Une estimation visuelle si la population avienne est assez importante (plus de200 individus) ou se trouve a une distance très éloignée
(Plus de 200 mètres), dans cette technique nous divisons le champ visuel en plusieurs bandes, nous comptons le nombre d’oiseaux dans une bande moyenne et nous reportons autant de fois que de bandes (Blondel, 1969 ; Lamotte et Bourilière, 1969).
Cette méthode est la plus utilisée pour recenser les effectifs des oiseaux d’eau dans la quelle on trouve une marge d’erreurs comprise entre 5 à 10%. Elle dépend essentiellement de l’expérience de l’observateur et de la qualité du matériel utilisé (Blondel, 1969; Lamotte et Bourliere, 1969; Houhamdi, 2002).

1.4. Etude de quelques indices écologiques
1.4.1. La richesse spécifique (RS): elle représente le nombre d’espèces d’oiseaux d’eau observés pendant une date précisée (Blondel, 1969).

1.4.2. L’indice de diversité de Shannon (H’): il mesure le degré et le niveau de complexité d’un peuplement. Plus il est élevé, plus il correspond à un peuplement composé d’un grand nombre d’espèces avec une faible représentativité. A l’inverse, une valeur faible traduit un peuplement dominé par une espèce ou un peuplement à petit nombre d’espèces avec une grande représentativité (Blondel, 1975).

L’indice de Shannon peut être calculé par la formule suivante:


ni: Effectif de l’espèce n
N: Effectif total du peuplement
Pi : L’abondance relative
peuplement
pppp

1.4.3. L’indice d’équitabilité (E): cet indice permet d’apprécier les déséquilibres que l’indice de diversité ne peut pas déceler. Ainsi, plus il se rapproche de un plus il est synonyme d’un peuplement équilibré. Il peut être calculé par la formule suivent:

H’= indice de diversité
S = Richesse spécifique

des populations avifaunistiques nous avons calculé les indices écologiques suivants: L’abondance, la richesse spécifique, l’indice de diversité et l’indice d’équitabilté pour l’effectif global des oiseaux d’eau ayant peuplé le chott.

1.4.4. L’analyse statistique
Une analyse factorielle des correspondances (AFC) par l’utilisation de logiciel ADE-4. L’évolution temporelle de l’avifaune aquatique au cours de la période d’étude nous a permis de déterminer leurs modalités d’occupation spatiale du Chott El Hodna.

2. L’étude de budget temps des oiseaux d’eau
2.1. Méthodes d’échantillonnage
Deux méthodes classiques sont habituellement utilisées pour l’étude des rythmes d’activités de l’avifaune aquatique, l’animal focal sampling ou focus et l’instantanious scan sampling ou scan.

2.1.1. Méthode FOCUS: L’échantillonnage focalisé implique l’observation d’un individu pendant une période prédéterminée, où nous enregistrons continuellement les activités manifestées. Les résultats obtenus sont par la suite proportionnés afin de déterminer le pourcentage de temps de chaque comportement (Altmann, 1974). Cette observation continuelle permet d’enregistrer certains comportements qui ne sont pas toujours fréquents, mais signale certains inconvénients que nous pouvons résumer dans la fatigue de l’observateur, la sélection aléatoire des individus spécialement à partir d’un grand groupe et surtout la perte de vue d’oiseaux focalisés soit dans la végétation dense ou dans un groupe nombreux (Baldassare et al, 1988). Cette méthode est de ce fait appropriée à l’étude du comportement de petits groupes d’oiseaux et dans des surfaces réduites. Bien qu’elle étudie un échantillon restreint des populations aviennes d’un site, cette technique permet d’avoir un meilleur suivi, définit et valorise mieux les différentes activités manifestées.

2.1.2. Méthode SCAN
C’est une méthode très adaptée dans les terrains vastes, dégagés et peu dérangés (Altmann, 1974 corrigé et améliorer par Baldassare et al, 1988; Losito et al, 1989) où le nombre des individus des espèces est important.
Les scans ont été effectués toutes les heures pendant toute la journée.
Les observations continuelles permettant d’enregistrer les comportements des individus chaque demi-heure.

2.2 . Budget temps des oiseaux d’eau
L’étude d’activités diurnes a été menée durant la période de notre étude, soit du mois d’octobre jusqu’au mois de mai a raison d’une sortie chaque mois.
Le protocole d’échantillonnage prend en compte tous les oiseaux de façon uniforme quelle que soit leur position dans le groupe. Il fournit l’image instantané des comportements manifestés par un ensemble d’individus et ces données peuvent êtres convertis en temps selon le principe suivant: si 70% des oiseaux nagent pendant une demi heure d’observation (70/100×30 =21 minutes) a été consacré a la nage par l’ensemble des oiseaux .La répitition de ce type d’informations toutes les demi heures fournit une image globale pour la journée.
Le résultat final de ces observations est donc un schéma d’occupation du temps par la moyenne des oiseaux, c’est un budget temps d’activité. Dans notre étude le choix des 2 méthodes citées avant est fait selon le nombre des individus des espèces étudiées.
Ecologie et occupation spatio-temporelle de l’avifaune aquatique



   One Comment


  1. ahlem
      14 May, 2013

    salut je suis étudiante de 3ém année écologie J’ai besoin d’informations sur le rythmé d’activité du foulque macroule .À qui m’aide dans ma ma mémoire de fin d’étude et merci en avance

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