Evolutions des risques de taux d’intérêt – établissements bancaires

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Le risque de taux correspond à l’exposition de la situation financière des établissements bancaires à des mouvements défavorables des taux d’intérêt. En effet, de par leur rôle d’intermédiaire financier, ces établissements financent des actifs à long terme avec des dépôts ou d’autres formes de financements souvent à court terme, ce qui les expose structurellement au risque de taux.
L’exposition du secteur bancaire au risque de taux, à fin 2008, mesurée par la méthode des impasses de taux, en mode statique, c’est-à-dire sans tenir compte de[…]
Le marché marocain du crédit: Structures – comportements et performances
Chapitre III : Les performances des établissements de crédit:
Section 2: Evolutions des risques bancaires
2. Evolutions des risques de taux d’intérêt :
[…] impasses de taux, en mode statique, c’est-à-dire sans tenir compte de la nouvelle production  de crédit, diffère d’un horizon temporel à un autre

PROFIL DE RISQUE DE TAUX DES BANQUES A FIN  2008

PROFIL DE RISQUE DE TAUX DES BANQUES A FIN  2008

A court terme (entre 1 et 12 mois), la tendance s’inverse avec une exposition en cas debaisse des taux notamment du fait des pertes potentielles induites par une révision à la baisse de la rémunération des crédits à taux variable en particulier des crédits à l’habitat.
A moyen terme (entre 1 et 7 ans), les bilans bancaires sont également exposés à un risque de perte en cas de baisse de taux. Celle-ci aurait, en effet, un impact défavorable sur la rémunération attendue au fur et à mesure du renouvellement de l’encours des crédits à taux fixe.
A  long terme, le profil varie et reflète fortement les hypothèses retenues pour l’écoulement des dépôts à vue. Le profil global du secteur recouvre, néanmoins, une diversité de situations à l’échelle des banques prises individuellement.

Conclusion du troisième chapitre
Le secteur financier marocain enregistre des améliorations continues en matière de conditions d’accès au financement bancaire, de coût de financement, de gestion des créances douteuses, de coût de transactions des valeurs mobilières, d’amélioration des performances des autorités de contrôle et de surveillance et de modernisation du système d’information. L’évolution est également positive en ce qui concerne l’amélioration du fonctionnement de la finance directe : augmentation significative du nombre d’introductions, augmentation du volume des transactions, amélioration du flottant, augmentation sensible de l’appel public à l’épargne.

Ainsi, il apparaît clairement que les progrès réalisés par le Maroc en matière de modernisation et de développement de son système financier, pour en accroître l’efficience en matière de financement des secteurs productifs, sont remarquables par rapport à ce qui est en vigueur dans une bonne partie de son espace régional. Néanmoins, un effort additionnel reste à déployer pour assurer un arrimage sur les meilleurs standards européens à l’instar de ce qui s’est fait pour les nouveaux adhérents à l’Union européenne.

Du coup, c’est toute la problématique de l’intégration régionale qui mérite d’être revue dans le sens de la cohérence, de l’efficience et de la crédibilité.

Conclusion générale
Notre étude qui a porté sur le marché de crédit au Maroc, nous a permis de satisfaire un besoin à la fois personnel et académique pour mieux approcher ce marché a travers ses mécanismes et sa spécificité marquée par le sceau de la spécificité de l’économie marocaine mais aussi de son importance dans sa dynamisation.

L’économie marocaine jalonnée par un ensemble d’impératif interne et externe, visant à une double réalité : celle de son développement intérieur et aussi d’une mondialisation acharnée, qui menace les économies essentiellement des pays les moins forts et les moins préparés pour leur ouverture et l’endettement de toute les variables qui les ” sécurisent “.
Par ailleurs, dans ce travail, on a traité le marché marocain de crédit plus au moins détalée, en effet  on a essayé de donner une architecture globale concernant ce marché marocain à travers les différentes  composantes, leurs organes de contrôle et de consultation ainsi que leurs activités principales.
Dans le premier chapitre on a traité une structure sur le marché marocain de crédit en ce qui concerne leur offre et leur demande et on a présenté les établissements de crédit à savoir les banques et les sociétés de financements.

L’article 11de la loi bancaire, les banques sont autorisées à distribuer du crédit, de gérer et de mettre les moyens de paiement à la disposition de leur clientèle ….etc.
Bien que les banques aient une vocation  universelle concentrant leur activité sur des secteurs spécifiques, il convient de signaler que sur 6 banques offshores installées actuellement à Tanger, 4 appartiennent aux banques marocaines.
En revanche, les sociétés de financement ne peuvent effectuer que les opérations pour lesquelles elles sont agrées et ne peuvent recevoir du public des fonds d’une durée inférieure ou égale à 2ans.
Le deuxième chapitre de cette étude a été consacré à l’étude de comportement du marché de crédit au Maroc et qui donne une idée sur le fonctionnement et les différentes stratégies pratiquées.

La majorité des banque ont un réseau commercial et mutualiste adoptent une stratégie de rapprochement du client et de fidélisation. Elles proposent des offres adaptés et  des services diversifiés, un marketing ciblé basé sur une croissance étroite de la clientèle, une plus grande disponibilité (Agence, Automate, Banque direct et sur l’Internet) et enfin une plus grande réactivité, notamment en matière de réponse aux demandes de crédits.
Ainsi l’environnement économique et financier est devenu de plus en plus source de risque dangereux pour les banques et les sociétés de financements. Parmi ceux-ci, on peut notamment citer : risque de marché, risque de contre partie, risque réglementaire et risque opérationnel.
Les risque de crédit ayant un impact sur la rentabilité bancaire ce qui pousse les banques à bien gérer le portefeuille de crédit, mesurer l’effet de diversification sur un portefeuille de crédit, l’allocation des fonds propres globaux, gestion du capital réglementaire.

Le dernier chapitre a porté sur la performance des établissements de crédit. Dans ce chapitre on a présenté les résultats des établissements de crédit et l’évolution des risques bancaires.

§  Le secteur bancaire se caractérise par une forte concentration.
§  Le taux de bancarisation est encore faible et le 1/3 du réseau bancaire est concentré sur l’agglomération casablancaise.
§  Actuellement, le secteur bancaire national est essentiellement privatisé et  quelques banques publiques qui restent sont en cours de privatisation.
§  Face à des banques commerciales généralement saines et robustes, les anciens OFS, devenus des banques avec la réglementation de 2003 et soumis à des règles prudentielles resserrées, souffrent toujours de difficulté de gestion en dépit de la mise en place de plan de redressement.
§  Le secteur bancaire se caractérise également par une présence marquée des banques étrangères.
§  Une nouveauté est introduite est celle relative à la commercialisation des produit islamiques.



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