Evolution des créances en souffrances des établissements de crédit

Spread the love

L’évolution des créances en souffrance peut être analysée sous différents aspects. Elles sont rapprochées avec l’encours global des crédits, le montant des provisions et les fonds propres comptables et leur concentration est examinée en fonction de la taille de ces créances.
Les développements qui suivent sont établis sur la base des chiffres tirés des situations comptables des établissements de crédit et affinés par l’exploitation de leurs déclarations annuelles portant sur les créances en souffrance ayant un montant unitaire supérieur à 500.000 dirhams.

L’encours des créances en souffrance des établissements de crédit (banques et sociétés de financement) a poursuivi son […]
Le marché marocain du crédit: Structures – comportements et performances
Chapitre III : Les performances des établissements de crédit:
Section 2: Evolutions des risques bancaires:
1. Evolution des créances en souffrances :
[…] de crédit (banques et sociétés de financement) a poursuivi son trend baissier, amorcé depuis 4 ans à la faveur de la poursuite de l’assainissement des comptes, de l’importance des opérations de recouvrement, du rajeunissement du stock de crédit et d’une meilleure maîtrise de risque. Il s’est infléchi de 4,7%, à 37,8 milliards de dirhams, représentant 6,4% de l’encours global des crédits, contre 8,2% un an auparavant. Ces créances ont été couvertes par des provisions à hauteur de 77%, soit le même niveau que celui enregistré en 2007.

Pour les banques, le volume des créances en souffrance s’est établi à 31 milliards de dirhams, soit une baisse de 6,4% par rapport à 2007 et de 35% depuis 2004. Le taux de couverture de ces créances, par les provisions, s’est chiffré à 75,3%.

evolution-creances-souffrances

L’examen des déclarations annuelles des banques relatives aux créances en souffrance, d’un montant unitaire supérieur à 500.000 dirhams, renseigne sur le degré de concentration de ces créances et le profil des bénéficiaires. Elles ont représenté, à fin 2008, 67,4% de l’encours global des créances en souffrance des banques, contre 70% un an auparavant. Le nombre de débiteurs a reculé de 902 pour s’établir à 6.500 environ. L’encours moyen, par débiteur, s’est établi à 3,2 millions de dirhams, soit presque le même niveau que celui de l’année précédente.

L’analyse de la concentration des créances en souffrance, est effectuée sur la base de la segmentation retenue par les dispositions transposant Bâle II au Maroc.

la segmentation retenue par les dispositions transposant Bâle II

Les clients, dont l’endettement unitaire est supérieur à 15 millions de dirhams, au nombre de 238, soit 3,7% de l’ensemble des débiteurs, contre 257 en 2007, ont totalisé un montant de 8,9 milliards de dirhams. Ce montant, qui représente 42,5% du total des créances en souffrance examinées, contre 40,6%, était couvert par des provisions à hauteur de 6,6 milliards, soit un rapport de 74%.

Les clients dont l’endettement unitaire est compris entre 1 et 15 millions de dirhams étaient au nombre de 3.080, soit 47,4% de l’ensemble des débiteurs, contre 3.427 en 2007. Le montant de leurs dettes s’est élevé à 9,9 milliards de dirhams, en baisse de 1,2 milliard. Ce montant, qui a représenté 46,9% du total des créances en souffrance examinées, contre 48,2% en 2007, était couvert par des provisions à concurrence de 7,3 milliards de dirhams, soit un taux de 74,6%.
Les débiteurs dont l’endettement unitaire est compris entre 0,5 et 1 million de dirhams étaient au nombre de 3.181, soit 49% de l’ensemble des débiteurs, contre 3.717 en 2007. Leurs dettes ont totalisé 2,2 milliards de dirhams, soit 10,5% du total des créances en souffrance examinées, contre 11,12% en 2007. Elles étaient couvertes par des provisions à hauteur de 1,4 milliard de dirhams, soit un taux de 64,3%.

• Les créances en souffrance dont le montant unitaire est supérieur à 15 millions de dirhams ont représenté 28,7%, après 28,3% en 2007.
• Celles dont le montant unitaire est compris entre 1 et 15 millions de dirhams ont totalisé 31,6%, contre 33,6 % .
• Celles dont le montant unitaire est inférieur à 1 million de dirhams ont représenté 39,7%, contre 38,1%.



Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *