Définition de crédit – longueur du produit crédit

Le marché marocain du crédit: Structures – comportements et performances
Chapitre I: La structure du marché de crédit :
Section 1: L’offre du Crédit
B – Le produit crédit:
a-    Définition de crédit :
1ère définition :
Le crédit est un des outils financiers les plus utilisés par les particuliers <personnes – entreprise- association > pour gérer leurs finances personnelles. Il permet de financer un projet, d’acheter un bien immobilier ou une voiture, de faire face à des dépenses à un moment où on ne dispose pas sur son compte des liquidités suffisantes. L’utilisation du crédit est par conséquent très variée et il est important de comprendre les différents types de crédits (crédit à la consommation, crédit bail, crédit immobilier…), leurs spécificités, au moment où l’on envisage d’y recourir.

2ème définition :
«   Un crédit est une créance pour un prêt  ou plus généralement une ressource pour L’entreprise. Le sens étymologique de crédit est la confiance accordée à autrui il s’agit du participe passé latin de credere, croire.   »

3ème définition :
Le crédit est un moyen de financement efficace et efficient. C’est une somme d’argent par la quelle une personne ou un ensemble des personnes faisant appelle  pour financer leurs besoins actuels (achat voiture- payement des endettements etc. …), avec engagement de payement au futur, il existe plusieurs type de crédit «  court terme –moyen terme – long terme ».

B – Le produit crédit:
b- La longueur du produit crédit :
1- Classification par rapport à l’objet :
Cette classification permet de faire la distinction entre :
– le crédit bancaire est un prix en argent prenant généralement en compte des crédits commerciaux accordés par les entreprises à ses clients ainsi que ceux qui lui sont consentis par ses propres fournisseurs :

  • le crédit bancaire peut servir le fonds de roulement.
  • le crédit bancaire peut servir les besoins en trésorerie.

– le crédit commercial qui est consentis par un fournisseur à son client à l’issus d’une vente de marchandise et qui correspond à un délai de règlement.

  • le crédit commercial peut servir de support au crédit bancaire comme dans le cas de l’escompte des effets de commerces.
  • le crédit bancaire peut se substituer au crédit fournisseur en devenant <<crédit acheteur>>.
  • les crédits bancaires et commerciaux peuvent enfin se nourrir des mêmes sources dans le cas des engagements par signature.

2 – Distinction par rapport à la nature des crédits :
Cette distinction devise les crédits bancaires en deux grandes catégories :
§ Les crédits en capitaux qui impliquent pour une banque des décaissements effectifs en argent (cas de facilité de caisse, de découvert, de l’escompte, des avances diverses, du crédit à moyen terme…). Ces crédits sont d’ailleurs couramment appelés « crédits par décaissement ».

§ Les crédits en garanties qui nécessitent la signature du banquier (caution et crédit documentaire) ces concours sont connus dans le jargon bancaire sous l’appellation de « crédit par signature ».

3-Distinction par rapport à la durée du crédit :
Cette distinction permet de différencier :
§ Les crédits à court terme destinés à suppléer aux besoins intermittents des entreprises ou aux besoins de consommation des particuliers et dont la durée s’étale généralement de quelque mois à 2ans.
§ Les crédits à moyen terme ayant pour objet de compléter le financement de projet d’investissement et dont la durée varie de 25 mois à 7ans.

§ Les crédits à long terme dont l’objet est analogue à celui des crédits à moyen terme mais dont la durée de remboursement excède souvent 7 annuités, soit en raison de l’importance des programmes d’investissement, soit englobé de la faiblesse relative de leur capacité d’autofinancement ou des deux à la fois.

4- Distinction par rapport à la destination du crédit :
Cette distinction peut s’opérer soit par rapport au secteur d’activité soit par rapport au circuit économique.
– La classification par rapport au secteur d’activité : agriculture, pêche, mine et industrie, commerce et service permet aux banques et aux organismes financiers spécialisés de connaitre leur pénétration dans les différentes branches, l’évolution des financements de celles-ci est d’orienter en conséquence leur politique respective. La classification des crédits par rapport aux circuits économiques permet de faire la distinction entre :
** les crédits à la production
** les crédits à la commercialisation
** les crédits à la consommation

5- Distinction quant aux garanties du crédit :
Elle permet de différencier le crédit personnel et le crédit réel.
§ Le crédit personnel est celui qui n’est greffé d’aucune garantie hormis celle qu’à confère la personnalité même de débiteur notamment sa valeur morale et sa solvabilité.
§ Le crédit réel, par contre est celui qui est assorti d’une ou de plusieurs garanties. Celles-ci peuvent être, selon le cas des sûretés réelles, des sûretés personnelles.

6- Distinction par rapport à l’encadrement du crédit :
Cette distinction diffère les crédits « encadrés » des crédits « non encadrés ». Les banquiers sont prêts à accorder aisément les crédits non encadrés, à l’opposé ils ont tendance à être plus sélectifs, donc plus sévères pour les autres formes du crédit.

7- Distinction par rapport aux possibilités de financement des crédits :
Les banques opposent ici les crédits dits « réescomptables » ou « mobilisables » aux crédits « non réescomptables » ou « non mobilisables ».
§ les crédits réescomptables permettant aux banques de refinancer en cas de besoin auprès de l’institut d’émission, sur le marché monétaire ou auprès des organismes financiers spécialisés intéressés après accord de réescompte.
§ le crédit non réescomptable : facilité de caisse, découvert, avance utilisé au dessus des autorisations de réescompte et d’une façon générale tous les crédits qui ne sont pas susceptibles d’être réescompté engendrent une immobilisation de fonds des banques.

Cette distinction est importante dans la mesure où elle conditionne :
§ D’une part la détermination des taux des différents crédits : ceux appliqués aux crédits réescomptables étant beaucoup plus intéressants que ceux prévus pour les concours non réescomptables.
§ D’autre part les possibilités de refinancement bancaire en cas de resserrement de la trésorerie qui expliquent la tendance des banques à favoriser les crédits réescomptables au détriment des crédits non réescomptables.



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