La biologie des espèces étudiées: Rallidés, Phœnicoptéridés..

La biologie des espèces étudiéesChapitre 2
1. La famille des Anatidés
1.1. Canard colvert : Anas platyrhynchos
Description: C’est le plus répondu des canards de surface. Plumage nuptial du mâle caractéristique avec la tête et le cou vert bouteille a reflets, le bec jaune, le collier blanc, la poitrine brun chocolat et le miroir violet qui s’irise sur l’aile. En éclipse, mis à part le bec jaune verdâtre, il est pratiquement identique à la femelle: plumage uniformément jaunâtre tacheté de brun, sauf le meroir alaire (Heinzel et .al, 1995).
Migrateur partiel: les nicheurs nordiques migrent plus au sud d’octobre à décembre. Chez les oiseaux des zones plus tempérées, les males migrent vers les sites de mue en mai à juin, les femelles en juillet et août. Les vols des migrations d’hivernage ont lieu en août à décembre et en février à mai. (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: cette espèce hautement adaptable s’installe dans pratiquement tous les types de biotopes (Atkinson-Willes, 1975 in Medouni, 1996) mares, étangs, rivières, réservoirs; fréquente également les estuaires et cotes d’eau des villes ou il a perdu son caractère farouche originel.
Alimentation : Il se nourrit essentiellement de végétaux surtout de graines de carex et de graminées, et quelques petits animaux aquatiques tels les mollusques, les insectes, les crustacées, les amphibiens et les poissons (Heinzel et .al, 1995).

1.2. Canard souchet : Anas clypeata
Description: Le long bec en spatule caractéristique, est plus long que le reste de la tête, l’avant du corps semble très lourd sur l’eau et en vol. Le ventre est sombre contrairement à celui du canard pilet. En plumage nuptiale la tête du male est verte presque noire, les flancs et le ventre roux acajou, le dessous de l’aile est blanc, le bec noir. Il est moins farouche que les autres canards (Heinzel et .al, 1995).
Migrateur partiel: les populations nordiques et d’Europe centrale hivernent plus au Sud et a l’Ouest jusqu’en Afrique du Nord. Les mouvements migratoires ont lieu en août à novembre et en mars à avril (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: on le trouve en été sur les étendues d’eau de plaine, les prairies marécageuses ou inondées ; en hiver également sur les étangs peu profonds et dégagés.
Alimentation: avec son bec filtreur garni de lamelle, il se nourrit surtout de plancton, de crustacées, d’insectes, et des graines (c’est une espèce zooplanctonophage). (Thomas, 1976; Pirot, 1981; Pirot et al, 1984).

1.3. Canard siffleur : Anas penelope
Description: c’est un canard de surface de taille moyenne male adulte, dos gris, flancs gris finement marquées et sous caudales noires, poitrine rose, tête rousse a calotte dorée. Le bec gris a pointe noire, assez trapue. Femelle et immature semblable, brun cannelle tacheté de marques sombre, alaire grisâtre (Heinzel et .al, 1995).
Migrateur partiel: les populations nicheuses de la taïga descendent en septembre a octobre jusqu’en Afrique du nord, celle de grande Bretagne sont sédentaires. Départ en août à novembre. Retour en mars à mai (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: il hiverne dans les estuaires et les baies abrites , les cotes basses et vaseuses, à l’intérieur des terres sur des pièces d’eau ou des zones de plaines inondées. Niche au bord de tourbières et dans les marais.
Alimentation: Il se nourrit de feuilles, d’herbes et des racines (Heinzel et .al, 1995).

1.4. Canard chipeau: Anas strepera
Description: un peu plus fin et petit que le canard colvert, il est plus vif et plus léger, gris avec un arrière-train noir en plumage nuptial. En tout plumage, porte un miroir alaire blanc rectangulaire à l’arrière de la moitié interne de l’aile. En vol, chez certaine femelle, celui-ci n’est pas toujours facile à observer, et le ventre est blanc comme chez le canard siffleur. Très commun et répondu en Algérie (Heinzel et .al, 1995).
Migrateur partiel: les populations importantes qui nichent en Europe centrale hivernent en Europe de l’ouest et en Afrique du nord .les départs ont lieu en août à novembre, les retours en mars à avril (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: localement commun sur des marais, des étangs, des eaux douces et saumâtres bordées de végétation fournie.
Alimentation: il se nourrit essentiellement de végétaux aquatiques (Ruger et .al, 1986 in Medouni, 1996) et de quelques petits animaux aquatiques (crustacés).

1.5. Sarcelle d’hiver : Anas crecca
Description: c’est le plus petit des canards communs, excellent voilier, nerveux, souvent actif et bruyant la nuit. En plumage nuptial, le male semble sombre de loin, mise a part la tache jaune sous la queue ; de plus près la tête est roux marron avec un large sourcil vert a l’arrière de l’œil, le bec est noir, le meroir alaire vert.
En éclipse, le plumage est celui de la cane (colvert) en plus pale, et l’oiseau se différencie alors de la sarcelle d’été par une tache latérale pale et allongée a la base de la queue (Heinzel et .al, 1995).
Migratrice partielle: les populations scandinaves, nordiques et d’Europe de l’ouest hivernent plus au sud et a l’ouest jusqu’en Afrique du nord. Les migratoires ont lieu en juillet a novembre et en mars a mai (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: Elle niche en été sur les petits plans d’eau des landes et des forêts, les étangs de plaine, les marais et les tourbières, parfois assez haut en altitude. En hiver, on la trouve sur des étangs peu profonds, les bassins de retenue, les marais et les estuaires.
Alimentation: elle se nourrit de graines de plantes aquatiques, petits mollusques, crustacés, vers et larves d’insectes (Heinzel et .al, 1995).

1.6. Sarcelle marbrée: Mamaronitta angustirostris
Description: C’est un canard de surface très pâle au plumage marbré, avec une tâche foncée autour de l’œil ; elle est légèrement plus grande que les deux autres sarcelles. Le long cou et les longues ailes rappellent la femelle du canard pilet. Canard discret et silencieux, se tient souvent caché dans l’épaisseur de la végétation (Heinzel et .al, 1995).
Migratrice irrégulière, hiverne surtout au Nord du Sahara. Les vols migratoires ont lieu en septembre à novembre et en mars à avril (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: En été: étangs peu profonds riches en végétation. En hiver: dans les marais salants ou les estuaires.
Alimentation: Elle se nourrit de petits animaux aquatiques et de végétaux (Heinzel et .al, 1995).

1.7. Tadorne cascara: Tadorna ferruginea
Description: Le corps est de couleur brun orangé avec la tête plus claire de couleur cannelle claire ou blanc beigeâtre. Le croupion et les rémiges sont noirs avec partiellement des reflets de vert. Le mâle a un anneau noir au niveau du cou qu’il perd en plumage inter nuptial. De plus, la couleur brun orangé est plus foncée au niveau du manteau et de la poitrine. La femelle ne possède pas d’anneau au cou, et la masque est généralement plus nettement blanc (Mullarney et .al, 2004).
Migration: Tadorne cascara se reproduit dans l’extrême sud-est de l’Europe et la Turquie, migrent vers le sud à partir de leurs lieux de nidification au cours du mois de Septembre généralement en famille.
Habitat: Le Tadorne cascara niche au bord des rivières et des lacs de steppe, il évite les lieux boisés.
Alimentation: Son alimentation comprend le plus souvent des parties de plantes, divers crustacés et mollusques, des vers, ainsi que des petits poissons et des petites grenouilles (Heinzel et .al, 1995).

1.8. Tadorne de belon: Tadorna tadorna
Description: c’est un canard en grande partie blanc, bariolé de roux, (bandes pectorales et sous caudales), (ventre et ailes) et la tête est verte (Heinzel et .al, 1995).
Migrateur partiel: les populations du nord –est de l’aire de repartions hivernent plus au sud jusqu’en Afrique du Nord. Les premiers départs ont lieu de juin a juillet jusqu’à septembre, les retours en mars a avril (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: Il occupe les cotes basses, estuaires sableux, dunes, aies ; s’observe aussi sur des lacs proches de la mer et dans des champs.
Alimentation: il se nourrit d’invertébrés, surtout de crustacés et de petits mollusques, donc a cause de ses exigences spécialisées, l’espèce est sensible a tout changement du biotope qui perturbe son approvisionnement alimentaire. (Atkinson-Willes, 1975 in Medouni, 1996).

2. La famille des Ardéidés
2.1. Héron Cendré: Ardea cinerea
Description: Le plus commun des hérons européens. L’ensemble du corps est gris sauf la huppe et les rémiges noires, le dessous blanchâtre. En vol, il paraît très grand et très lourd, le cou est replié ; il est tendu comme chez la cigogne noire et la grue cendrée. Chez le jeune, la presque totalité du plumage est grise et peu contrastée, pas de huppe (Heinzel et .al, 1995).
Migrateur partiel; les oiseaux d’Europe centrale, de l’Est de la France et du Sud de la Scandinavie hivernent dans le Nord-Ouest de la France et plus au sud en région méditerranéenne jusqu’au Sahara (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: Les hérons fréquentent n’importe quelle zone humide (marais, cours d’eau, étangs …)
Alimentation: Il se nourrit surtout de poissons, également d’insectes, de reptiles, d’amphibiens, de vers, de mollusques, d’oiseaux et de petits mammifères (Heinzel et .al, 1995).

3. La famille des Rallidés
3.1. Foulque macroule: Fulica atra : Se nomme aussi Foulque noire, à cause de son plumage noir de suie. La plaque frontale et le bec sont blancs, les pattes sont vertes, la barre alaire blanche étroite est visible en vol. Prend son envol sur l’eau après une course rapide en battant les ailes. Grands rassemblements en automne à hiver sur les plans d’eau et leurs rives où les oiseaux pâturent (Heinzel et .al, 1995).
Migratrice partielle; les oiseaux d’Europe centrale et du Nord se joignent aux sédentaires d’Europe de l’Ouest d’octobre à avril, certains descendent jusqu’en Afrique du Nord.
Habitat: En été sur les rivières et les étangs riches en végétation dense; fréquente des eaux plus libres en hiver.
Alimentation: Elle se nourrit de mollusques, d’insectes, plonge pour attraper les plantes aquatiques et leurs racines (Heinzel et .al, 1995).

4. La famille des Phœnicoptéridés
4.1. Flamant rose: Phoenicopterus roseus
Description: Le Flamant rose possède un corps blanc à rose, les couvertures alaires rouges et les rémiges noires. Les pattes sont entièrement roses et palmées. Le bec, recourbé, est également rose avec l’extrémité noire. En vol, les ailes apparaissent assez petites de couleur rouge avec les extrémités noires, les pattes et le cou sont tendus (Mullarney et .al, 2004).
Migrateur partiel: chez cette espèce circumméditerranéenne une population peut rester sédentaire plusieurs années de suite et quitter totalement l’endroit en cas de grand froid. Les populations s’échangent ainsi d’un lieu de nidification à l’autre. (Mullarney et .al, 2004).
Habitat: très localisé aux lacs saumâtres peu profonds et aux lagunes côtières.
Alimentation: Le régime alimentaire du flamant est principalement constitué de petits invertébrés, insectes, crustacés, mollusques, et annélides, mais aussi de certains protozoaires, diatomées, algues, de graines et de fragments de plantes, et enfin de temps en temps de poisson (Snow et Perrins, 1998).

5. La famille des scolopacidés
5.1. Chevalier aboyeur: Tringa nebularia
Description: échassier de taille moyenne adulte en été, dessus gris brun abondamment tacheté de noir et d’argents, dessous blanc, adulte en hiver et immature, plus pale et gris plus terne. Bec verdâtre de longueur moyenne, relativement robustre légèrement relevé. Pattes vertes, longues assez robustes (Heinzel et .al, 1995).
Nicheur nordique migrateur: hiverne en partie sur les cotes d’Europe de l’ouest e de méditerranée, pour l’essentiel sur les cotes d’Europe de l’ouest et de méditerranée, pour l’essentiel sur les cotes sud de l’Afrique. Les départs ont lieu de fin juin jusqu’au mois de juillet pour les adultes en juillet, octobre pour les juvéniles, les retours ont lieu entre mars et avril (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: niche dans les landes humides, marais et toundras, en migration et en hiver occasionnel sur les marais d’eau douce, plus souvent dans les lagunes côtières et estuaires et baies sablonneux ou vaseux abrités (Heinzel et .al, 1995).
Alimentation: c’est une espèce polyphage se nourrit des insectes, des crustacées, des mollusques, et des amphibiens, elle pêche également petits poissons (Heinzel et .al, 1995).

5.2. Chevalier arlequin: Tringa erythropus
Description: silhouette élancée avec un long cou, un long bec étroit légèrement busqué au bout. Plumage nuptial noir suie taché de blanc, pattes rouge ; la femelle porte plus de marques blanches sur le ventre que le male. Plumage hivernale: très pale grisâtre sur le dessus du corps et blanc dessous, sourcil blanc en avant de l’œil, bas du dos et croupion blanc, pas de barre alaire postérieure blanche. Le jeune de 1er été gris –brun. Barré de sombre sur le dessous ; le juvénile se caractérise par de longues pattes rouge- orange, il est gris plus sombre et froid quel gambette son ventre est vermiculé. Vol incisif et puissant, le croupion blanc remonte en pointe sur le dos et l’aspect général est plus ramassé (Heinzel et .al, 1995).
Nicheur arctique migrateur: hiverne sur les cotes des pourtours méditerranéen et atlantique, principalement au sud du Sahara. Départs en août – octobre. Retours en avril (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: niche sur marais, tourbières, landes de forêts. Hiverne sur marais, prés inondés, rives des étangs, vasières et estuaires.
Alimentation: invertébrés, têtards, alevins.

5.3. Chevalier stagnatile: Tringa stagnatilis
Le Chevalier stagnatile a une silhouette délicate qui le fait ressembler à un échassier miniature. Le plumage d’été montre un contraste total entre les parties supérieures noires et les parties inférieures blanches. En tous plumages, le sourcil est blanc, ainsi que les plumes autour de la base du bec. Celui-ci est effilé comme une aiguille. Les longues pattes sont jaune terne ou gris verdâtre (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: En hiver, le Chevalier stagnatile s’installe sur les landes humides intérieures, eau douce ou saumâtre.
Alimentation: Il se nourrit principalement de vers, d’insectes, de larves et de bivalves (Heinzel et .al, 1995).

5.4. Barge à queue noire: Limosa limosa
Description: La Barge à queue noire est un limicole d’assez grande taille Les oiseaux en plumage juvénile ont une teinte générale brun-roux, plus pâle sur le ventre, avec des liserés roux vifs sur le dos et pâles sur les couvertures alaires, qui leur donnent un aspect un peu écailleux (Broyer et Bernard, 1995)
La migration postnuptiale de L. limosa est très étalée entre juin et octobre et les premières arrivées sur les sites d’hivernage africains sont notés dès le mois d’août. La plupart des juvéniles ne retournent en Europe qu’à l’issue de leur deuxième hiver en Afrique. La migration prénuptiale débute précocement dès la mi-février et parfois même plus tôt. Elle atteint un premier pic fin février a début mars, suivi d’un second à la fin de mars et s’achève fin avril (Girard, 1992)
Habitat: La barge à queue noire préfère l’eau salée aux marais d’eau douce.
Alimentation: Se nourrit principalement d’invertébrés (Tréca, 1993)

6. La famille des Recurvirostridées
6.1. Avocette élégante : Recurvirostra avocetta
Description : limicole gracieux au bec noir retroussé typique et aux longues pattes gris bleu. Également nommée avocette a nuque noire, sa tête et sa nique sont entièrement noires, son plumage est blanc barré de noir (Heinzel et .al, 1995).
Migratrice partielle: fin juillet a septembre, les populations nicheuses du littoral de la mer du nord et de la baltique se rassemblent en grand nombre dans la mer des Wadden pour la mue. En septembre à octobre elles descendent le long des cotes atlantiques vers les cotes ibériques, maghrébine et d’Afrique de l’ouest. D’autres populations nichent ponctuellement en région méditerranéenne (Camargue, Espagne, Sardaigne). Elles migrent aussi mais sont en partie erratiques. Si l’hiver est eaux, de nombreux oiseaux passent l’hiver en Europe de l’ouest sans migrer. Départ en août à octobre, retour mars à avril.
Habitat: Elle habite les rives vaseuses des eaux salées ou saumâtres peu profondes, lagunes, marais salants, niche dans les estuaires.
Alimentation: elle se nourrit de petits invertébrés capturés dans l’eau ou dans la vase molle par un mouvement latéral du bec (fauchage) (Heinzel et .al, 1995).

6.2. Echasse blanche: Himantopus himantopus
Description: Silhouette avec de longues pattes fines et roses bien visibles en vol. Le plumage est noir sur le dos, le dessous du corps blanc. En plumage nuptial les marques blanches sur la tête et la nuque varient d’un individu à l’autre. En hiver, chez les deux sexes la calotte et la couverture parotique deviennent grises. Le mâle, d’une taille supérieure à la femelle, a le manteau noir brillant et plus de reflets verts (Heinzel et .al, 1995).
Elle niche dans la partie Sud de l’Europe jusqu’à la latitude du Nord de la France (elle a niché en Belgique), elle est migratrice sauf au Guadalquivir (Espagne) et hiverne en Afrique du Nord. Les vols migratoires ont lieu en août à octobre et en mars à avril (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: Etendues d’eau peu profondes: lagunes, marais, vasières et marais salants.
Alimentation: Elle se nourrit d’insectes aquatiques et autres invertébrés (Heinzel et .al, 1995).

7. La famille des Charadriidés
7.1. Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) : Encore appelé Gravelot ou Pluvier de Kent. Se distingue des deux autres gravelots par un plumage globalement plus pâle, des pattes noirâtres, une bande pectorale noire incomplète comme chez les immatures des deux autres espèces. En plumage nuptial, le mâle porte une calotte ocre rougeâtre. En vol, il montre une large barre alaire blanche (Heinzel et .al, 1995).
Migrateur partiel; il est présent sur toutes les côtes du littoral Ouest-européen. Une partie de la population hiverne au Sud de la péninsule ibérique, l’autre sur les côtes Ouest et Est de l’Afrique (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: Côtes marines: dunes, vasières, lagunes, deltas, et berges sablonneuses des fleuves.
Alimentation: Il se nourrit de petits invertébrés (Heinzel et .al, 1995).

7.2. Petit Gravelot: Charadrius dubius
Description : anneau oculaire jaune, tète assez petite, ligne blanche au dessus du haut du front noir, bec noir, pattes jaune pâle ou rose claire (Heinzel et .al, 1995).
Migrateur en Europe de l’Ouest, il hiverne au sud du Sahara. Départ en juillet-septembre, retour en mars-avril.
Habitat: On le trouve près de l’eau, un peu sur le littoral mais surtout le long des cours d’eau. Il fréquente les zones de galets, de gravier et de sable.
Alimentation: Il se nourrit essentiellement d’insectes (Heinzel et .al, 1995).

8. La famille des Gruidés
8.1. Grue cendrée: Grus grus
Description : Très grand échassier, la Grue cendrée mesure plus d’un mètre de long. Elle possède un plumage d’ensemble gris bleuté clair. Sa tête est munie d’une calotte rouge et le haut de son cou est noir. Un net bandeau blanc partant de l’arrière de l‘œil se prolonge jusqu’à la base de la nuque. Son bec assez court est clair, ses pattes sont sombres. De longues plumes noirâtres retombent sur la queue, en panache. En plumage nuptial, les plumes du dos se teintent de brun rouille. Elle vole le cou tendu, ses pattes dépassent largement de la queue (Heinzel et .al, 1995).
Migratrice, elle hiverne essentiellement au Maghreb, en Espagne et en France (Anonyme, 2000).
Habitat: La Grue cendrée ne niche que dans des zones humides peu perturbées. Elle utilise également les chaumes diverses de cultures et les prairies lors de ses stationnements migratoires ou de son hivernage (Anonyme, 2000).
Alimentation: Le régime alimentaire de la grue cendrée est composé essentiellement de végétaux (Anonyme, 2000).

9. La famille des laridées
9.1. Mouette rieuse: Larus ridibundus
Description: en tous plumage, bord d’attaque de l’aile blanc, arrières des primaires noir dessus, gris sombre dessous ; les pattes et le bec sont rouge terne. En été, le capuchon chocolat ne couvre pas la nuque, il se réduit en hiver à une tache noire autour de l’œil, une autre sur les aprotiques, et une zone grise sur la tête. Immature du premier hiver: le manteau est gris pale marqué de sombre, la base du bec et les pattes sont brun rose. S’associe parfois au Goéland cendré (Heinzel et .al, 1995).

Migratrice partielle: d’août a avril la population sédentaire d’Europe de l’ouest reçoit les visiteurs scandinaves et l’est européens.
Les rivages méditerranées, excepté la catalogne et la Provence ne sont visités que par les hivernants certaines d’entres eux vont au large dans l’atlantique jusqu’aux cotes canadiennes, d’autres en méditerranée, en mer rouge et en mer d’Oman (Heinzel et .al, 1995).

Habitat: en hiver fréquente les cotes, les compagnes cultivées et les villes. En été, dans les roselières, les îles, les marais et les étangs.

Alimentation : elle a une alimentation diversifiée: insectes, mollusques, lombrics, poissons, détritus, parfois oiseaux et petits mammifères (Heinzel et .al, 1995).

10. La famille des Ciconiidés
10.1. Cigogne blanche: Ciconia ciconia
Description: C’est un oiseau de grande taille possédant un grand cou et de longues pattes. Son plumage est blanc, excepté les primaires et les secondaires qui sont noires. Le bec et les pattes sont rouges. Chez le juvénile, l’extrémité du bec est noirâtre (Mullarney et .al, 2004).

Migration : s’envole pour l’Afrique en août-septembre, revient fin février à avril à l’Europe (Heinzel et .al, 1995).
Habitat: Prairies humides où elle trouve sa nourriture, villages où elle peut nicher.
Alimentation: Son régime alimentaire est composé de: coléoptères, orthoptères (sauterelles, grillons), amphibiens (grenouilles, têtards), petits mammifères (souris, musaraigne, campagnol, jeune rat, jeune hamster), vers de terre. Plus rarement elle peut également prélever les jeunes ou les œufs d’oiseaux, des mollusques, des crustacés et des poissons. (Mullarney et .al, 2004).

11. La famille des Accipitridés
11.1. Vautour percnoptère: Neophron percnopterus.
Description: Adulte: Couleurs, corps et ailes blancs, bord de fuite de l’aile noir, tête jaune orangée. Bec jaune, se termine en pointe fortement recourbée noire. Jeune: Couleurs, corps entièrement brun foncé, tête brun-gris, gros yeux aux paupières bleues-violacées. Bec: épais et grisâtre déjà bien acéré (Heinzel et .al, 1995).

Migration : Migrateur (Afrique subsahélienne).
Habitat: Paysages rocheux et dénudés. Niche dans les cavités des falaises abruptes.
Alimentation: Nécrophage et volontiers coprophage. Animaux morts trouvés en terrain dégagé, excréments, insectes. Fréquente volontiers les décharges, dépôts d’ordures, etc.

Ecologie et occupation spatio-temporelle de l’avifaune aquatique



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