Utilisation et Evacuation des eaux usées de l’Agriculture

Problématique de la gestion durable de l’eau: Le coût économique du recyclage des eaux usées
Chapitre III : Une stratégie parallèle pour une gestion durable et traitement des eaux usées :
Section II : Traitement des eaux usées
II: Utilisation et Evacuation des  eaux usées de l’Agriculture.
Exploitations animal, dans certains cas celles de la préparation des aliments par ensilage et les eaux usées des familles d’exploitation.

Dans la  mesure où l’agriculture et les exploitations animales trouvent  un équilibre, cela ne pose aucun problème de fond pour l’évacuation des eaux usées, les déchets liquides et solides étant utilisés comme fumiers pour les zones cultivables. De plus, existe aussi la possibilité de faire valoir pour l’agriculture des eaux usées et des boues d’épuration d’autres provenances comme celles commune ou des industries agro-alimentaire.

1 : Aspects de la valorisation agricole des eaux usées :
1.1- Possibilité d’utilisation des eaux usées :
Toutes ces eaux résiduaires de l’agriculture, ainsi que les eaux usée ménagères non chargés en matières polluantes industrielle, sont de même que les eaux chargées en matières organiques facilement utilisables en agriculture et sylviculture en raison :
-De leur contenu en matières nutritives pour les plantes, comme l’azote, le phosphore, l’oxyde de potassium et d’autres éléments à l’état de trace.
– Des substances organiques productrices d’humus qu’elles referment ;
– De leur fonction comme eaux d’irrigation.

Avec l’utilisation on peut obtenir simultanément :
* Une épuration plus poussée des eaux résiduaires et par là, une protection du cours d’eau récepteur contre l’arrivé d’eaux usées non traitées, ou d’eaux résiduaires contenant des matières nutritives pour les plantes et des matières actives ;
*Un enrichissement des eaux souterraines.

1.2- Cultures irrigables :
Les eaux usées peuvent être utilisées :
/ Dans la production de bois utilitaires dans la forêt
/  Pour des betteraves fourragères et sucrières,les pommes de terre industrielles.
/  Pour les espaces verts et les fourrages verts.
/  Pour la production de poissons.

La quantité d’eau nécessaire pour l’irrigation du sol dépend en général du besoin en eau des différents types de fruit du sol,des rapports climatiques et des considération économiques. Elle est déterminée par les critères d’approvisionnement en eau. Pour des raisons d’ordre technique la quantité d’eau d’irrigation sous pression naturelle est supérieure au  besoin physiologique des végétaux.

Le traitement des eaux usées peut nécessiter un plus grand dosage :
Pour Humecter le sol par ruissellement, il faut compter 50 à 150 mm d’eau et 15 à 50 mm pour l’arrosage tourniquet. La quantité d’eau sera plus grande et l’arrosage plus fréquent s’il fait plus chaud et que le temps est sec. Pour une petite capacité en eau et une grande perméabilité du sol la quantité d’eau sera petite et l’arrosage fréquent, ceci peut être aussi appliqué au sol lourd.
Les récoltes aux rendements élevés par irrigation nécessitant une augmentation en matières nutritives qui souvent faute de ne plus pouvoir être par les matières nourricières des eaux résiduaires, justifié l’apport d’engrais minéraux.

1.3) Sols Irrigables :
a) Structure du sol :
La couche entière du sol se compose en générale de trois étapes séparés par des couches de transition :
1. Etage A, zone riche en humus (terre végétale) environ 10-25 cm, lessivée en parties par les eaux de pluie, sols résiduels, poussiéreux, organiquement actifs.
2. Etage B, sol de transition, riche en matière nourricière, couche alluviale.
3. Etage C,(sous sol), masses rocheuses brute encore peu influencées par la désagrégation chimique, mais toute fois déjà fractionnées.

b) sol irrigable :
Les sols légers de constitution moyenne et peu argileux se prêtent bien à l’utilisation agricole des eaux usées si la quantité est dosée soigneusement, les sols lourds également, si des surface de décharges existent.
Avec l’irrigation, la carence en humus des sols minéraux a tendance à s’accentuer malgré l’apport des matières organiques contenues dans les eaux résiduaires, si les engrais organique d’autres sources font défaut. Les sols minéraux tendent en outre à trop se saler en climat aride à  cause de la grande évaporation, si leur alimentation en eau est insuffisante.

1. 4) Aptitude des eaux usées et leur traitement :
a/ Type des eaux usées adéquats :
Seules les eaux usées contenant essentiellement des substances organique de décomposition assez rapide et satisfaisant peuvent être utilisées.
Des eaux usées domestiques se  répondent fraîches et non putréfiées sur la surface d’utilisation. Les eaux industrielles en provenance des fabriques de sucre, d’amidon, des distilleries, des malteries, des abattoirs, et le cas échéant aussi des teintureries et des services et des services de textiles se prêtent bien à une utilisation agricole sous réserve d’analyses minutieuses. Inutilisables dans l’agriculture sont par cotre les eaux résiduaires des mines et des industries sidérurgiques, des fabriques de potasse, des ateliers de décapage de métaux, des fabriques du gaz et de cellulose ainsi que des raffineries à l’huile.

b/ Composition en matières nutritives des eaux résiduaires la composition en matières des eaux usées dépend de leur provenance.
c/ Traitement des eaux usées :
Pour une utilisation des eaux usées on doit procéder à leur éruption mécanique totale à l’aide de grille, des sableurs et bassins de décantation.
Pour des raisons techniques, afin d’éviter engagement et sédimentation dans les agrégats de transport, dans les conduites de transport et installation distributrices.
Pour des raisons hygiéniques, afin d’éliminer dans la mesure du possible une grande partie des germes pathogènes et des œufs des vers existant dans les eaux usées domestiques.
Pour faciliter le service d’irrigation, il faut dans tous les cas installer un réservoir. Ce dernier doit être aéré faute de quoi, le temps de séjour doit être tel que les eaux usées n’entrent pas en putréfaction (environ 24h dans le climats modéré). Dans le cas contraire, il faut s’attendre à des dégâts sur les plantes à irriguer et à propagations d’odeurs.

1.5) Aspects hygiéniques de l’utilisation des eaux usées :
Les eaux usées contenant des sécrétions humaines et animales sont hygiéniquement inutilisables parce qu’elles sont susceptibles de répondre des agents morbidiques virulents et des œufs des vers.
Il s’est avéré en effet, jusqu’à présent, que le traitement agricole des eaux usées, dans les champs d’épandage ou dans les dispositifs d’arrosage par aspersion, ne favorisait pas l’expansion d’agents pathogènes tant que ces eaux épurées au préalable n’étaient pas déversées sur les surfaces à culture maraîchère et pour les autres surfaces à condition que le temps d’attente nécessaire entre le dernier ensemencement et la récolte ou la mise au pâturage soit respecté.
Terre industrielles, fruits à hurles, plantes textiles jusqu’à 4 semaines avant la récolte.
Pour la viniculture et l’arboriculture fruitière, arrosage par aspersion seulement au plus tard jusqu’à 4 semaines de la récolte.
Pour les espaces vertes et les plantes de fourrage vert jusqu’à 14 jours avant la coup ou la mise au pâturage.
La culture maraîchère de légumes verts comme plantation secondaire n’est pas admissible.

2) Procédé d’utilisation des eaux usées :
Les procédés d’utilisation des eaux résiduaires suivant seront appliqués.

procédé Irrigation Fumure But essentiel des procédés
Eruption d’eaux usées/protection des cours d’eaux Enrichissement de la nappe souterraine
Filtration pour le sol * *
Champ d’épandage *
Irrigation par aspersion * *
Etangs poissonneux * *

Tableau de Procédés d’utilisation des eaux usées



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