Les menaces et les conséquences de la crise financière pour le Maroc

Les conséquences de la crise financière pour le Maroc  – Chapitre 2 : 
A cause des  perturbations localisées dans un premier temps dans l’industrie financière nord-américaine, cette dernière a donné un coup de frein brutal à l’économie mondiale et au commerce international. Son onde de choc se propage aujourd’hui encore à l’ensemble des économies, que la mondialisation a rendues plus interdépendantes que jamais.
Cette crise se distingue aussi par son lot d’incertitudes et d’interrogations. En effet, malgré l’envergure des plans de relance et la mise sous perfusion du système financier mondial, personne -les institutions internationales compétentes en tête- ne peut prédire l’horizon plausible d’une durable sortie de crise et, encore moins, saisir la configuration du monde de l’après-crise.

Le Maroc aussi  a commencé à sentir les premiers effets de la crise mondiale, principalement par la voie des échanges. Le comité de veille stratégique, institué par le Gouvernement, est chargé de suivre ces effets et de proposer de nouvelles mesures en faveur de la population, des entreprises et des secteurs touchés.
Mais, une réflexion stratégique sur l’après-crise s’impose d’ores et déjà et le débat public devrait se l’approprier dès maintenant. L’objectif d’une telle réflexion consiste à identifier les espaces de vigilance et d’action à même de permettre au Maroc d’être en position favorable à la sortie de crise.

Notre pays doit, en effet, déployer ses facteurs de résilience intérieure et capitaliser sur l’élan réformateur de ces dernières années afin de poursuivre sereinement son projet de développement et mener à terme les processus transitionnels dans lesquels il est aujourd’hui largement engagé.
Tout en explicitant les conséquences de la crise économique mondiale sur le Maroc, cette réflexion vise à explorer les développements possibles de la crise au plan national, à mettre en lumière les nouvelles donnes de l’environnement international de l’après-crise, avant de suggérer une feuille de route pour gérer la crise et préparer la sortie de crise.

Section1 : Les menaces de la crise financière pour le Maroc
A.   Le Maroc face à la crise financière mondiale
La crise économique mondiale a mis fin à un cycle de dynamique économique exceptionnelle qui a bénéficié au monde entier pendant la première décennie du 21e siècle: jamais la croissance des pays émergents ni le développement du commerce mondial n’avaient été aussi prononcés, dans un contexte d’ouverture et d’interdépendance croissantes.

Reste que cette dynamique a été en partie nourrie par le développement de nombreux  déséquilibres et excès qui ont échappé à toute vigilance, dans un climat de confiance général. On soulignera deux de ces déséquilibres dont les liens de causalité directs avec la crise font consensus parmi les experts. En premier lieu figure le surendettement des ménages, parfois peu solvables, principalement aux Etats-Unis. En second lieu, figurent l’accélération et la complexification incontrôlée de l’innovation financière, porteuse de risques, que les systèmes de régulation n’ont pas su accompagner.

Ces déséquilibres ont été révélés au grand jour suite au retournement du marché immobilier américain, point de départ d’une crise de portée historique qui s’est déroulée en trois temps: d’une crise de crédit hypothécaire, localisée aux Etats-Unis durant l’été 2007, l’industrie financière, en perte de confiance, a basculé dans une crise profonde entraînant le monde dans la pire récession depuis la seconde guerre mondiale

L’entrée en récession du monde développé est devenue évidente fin 2008: l’activité économique des pays avancés, premiers atteints, s’est repliée de 7,5% au dernier trimestre de l’année (FMI, avril 2009).
A leur tour, tous les pays émergents, même ceux épargnés par la crise financière, en raison de leur intégration limitée au système financier mondial, ont été touchés par les ondes de propagation de la crise économique, du fait principalement de la  forte contraction du commerce mondial et du ralentissement des flux de capitaux privés. L’impact de la crise sur les pays émergents reste toutefois très variable selon leur degré d’intégration à l’économie mondiale, la structure de leur économie, la solidité de leur système financier et leur niveau d’endettement.

Le Maroc n’a pas été touché par la crise financière, il n’a pas pour autant échappé aux premiers effets de la crise économique mondiale, ressentis à travers les activités les plus sensibles à la conjoncture internationale. Grâce aux réformes menées ces dernières années, notamment sur le front socioéconomique, et à une dynamique interne soutenue, le Maroc affronte ces répercussions dans une position relativement favorable.

B.    Développements potentiels de la crise au Maroc
Dans ce contexte de crise, les prévisions de croissance restent très incertaines, comme en témoignent les révisions successives toujours à la baisse des prévisions de croissance de 2009 par le FMI (Graphique 6). Même pour ses dernières projections, le FMI reconnaît qu’elles sont sujettes à «une incertitude exceptionnelle et à des aléas nettement négatifs […]. La crainte dominante est que les mesures gouvernementales ne suffisent pas à enrayer la spirale néfaste de la détérioration de la situation financière et de l’affaiblissement de l’activité» (FMI, avril 2009).

S’agissant du Maroc, tout exercice de prévision ou de pronostic des développements à venir s’avère délicat. Toutefois, un travail exploratoire qualitatif est apparu nécessaire pour décrire les potentielles évolutions des impacts de la crise économique au Maroc et repérer les principaux risques à anticiper dans le cadre d’une gestion proactive des retombées de la crise.
D’emblée, il importe de souligner que la confiance entre acteurs économiques et leur mobilisation joueront un rôle important dans les développements futurs. La restauration de la confiance serait d’ailleurs l’un des éléments déterminants pour la sortie de la crise mondiale et pour la solidité de la reprise (FMI, avril 2009).

La persistance d’une conjoncture déprimée au niveau international laisse présager que les canaux initiaux de transmission de la crise au Maroc demeureront opérants dans le court terme. Des développements critiques pourraient concerner les réserves en devises, la dynamique économique intérieure, le marché de l’emploi et les acquis sociaux ainsi que les finances publiques.
Développements potentiels de la crise au Maroc
Graphique 6

a.    Des canaux de transmission de la crise toujours opérants
Les perspectives de croissance des partenaires économiques du Maroc demeurent moroses. La France, l’Espagne et l’Italie, anticipent un recul de plus de 3% de leur PIB en 2009 et une augmentation sensible de leurs taux de chômage (Commission Européenne, 2009).

Développements potentiels de la crise au Maroc: les risques à surveiller
Dans ce contexte, les transferts des MRE connaitraient en 2009 une réduction allant jusqu’à 10%, d’après un scénario moyen de Standard & Poor’s, soit une diminution d’environ 5 milliards de dirhams. S’agissant du commerce international, l’Organisation Mondiale du Commerce anticipe une baisse de 9% des exportations mondiales. Au-delà de l’effet direct de la baisse de la demande au niveau international, le ralentissement du commerce mondial serait dû à la limitation des financements commerciaux et au recours à des mesures protectionnistes (OMC, avril 2009). Même si le G20, lors de sa réunion du 2 avril 2009, a alloué 250 milliards de dollars pour financer le commerce international et appelé à rejeter le protectionnisme, la formulation adoptée « s’abstenir de poser de nouvelles barrières à l’investissement ou au commerce de biens et de services et d’imposer de nouvelles restrictions à l’exportation» laisse la porte ouverte à différentes formes de barrières indirectes (achats publics sélectifs, obligation de maintenir des emplois nationaux en contrepartie d’un financement public…).

Pour ce qui est du tourisme, l’Organisation Mondiale du Tourisme prévoit que le nombre de voyageurs dans le monde sera au mieux stable en 2009 par rapport à 2008. L’Organisation souligne par ailleurs des modifications probables du comportement des touristes qui privilégieraient les destinations proches, les courts séjours et les hébergements au meilleur rapport qualité/prix (OMT, 2009).
Cette évolution laisse présager qu’au Maroc, malgré le probable maintien du nombre d’arrivées de touristes, le nombre de nuitées et les recettes du tourisme poursuivront leur baisse.

En ce qui concerne les IDE à destination des pays émergents, ils devraient baisser de 459 milliards de dollars en 2008 à 312 milliards en 2009 et à 303 milliards en 2010. Plus particulièrement pour l’Afrique, les IDE s’élèveraient en 2009 à 27,6 milliards de dollars, soit une réduction de 15% par rapport à l’année précédente (FMI, avril 2009).

b.    Risque d’assèchement des réserves en devises
Les différentes prévisions, qu’elles concernent la conjoncture économique des pays partenaires, le commerce international ou encore le tourisme, concourent à l’aggravation de la détérioration de la balance des paiements et à la réduction des réserves en devises. La baisse des prix des matières premières ne permettra de limiter cette tendance qu’en partie. Fin 2008 déjà, la balance courante a dégagé un déficit de 5,6% du PIB, imputable en particulier au déficit de la balance commerciale. Les réserves de change ont régressé de 11,5 milliards de dirhams en 2008, ramenant la couverture à 6,6 mois d’importations (Bank Al-Maghrib, 2009).

Par ailleurs, la ponction sur les devises pourrait être aggravée par des désinvestissements d’opérateurs étrangers dans les activités fortement touchées ou dans celles faisant l’objet d’incitations importantes au retour dans le cadre des plans de relance européens (offshoring, sous-traitance industrielle…).
Enfin, la détérioration des réserves de change deviendrait critique si les marchés des matières premières et de l’énergie anticipaient la sortie de crise et s’orientaient prématurément à la hausse.

c.    Essoufflement probable de la dynamique économique intérieure
Ces dernières années, l’augmentation significative des revenus des ménages a permis de développer le marché intérieur, principalement des biens de consommation et du logement. Cette dynamique a constitué le principal moteur de croissance et a été amplifiée pendant les bonnes années agricoles.
Le tourisme et les transferts des MRE ayant un fort effet d’entraînement sur différentes industries domestiques, une poursuite de la déprime de ces activités aurait pour conséquence l’extension du ralentissement économique au-delà des secteurs d’activité directement liés à la conjoncture internationale. Une telle évolution freinerait de fait la dynamique de croissance interne. Cette tendance serait aggravée en 2010 en cas de mauvaise campagne agricole.

En particulier, les secteurs des BTP et de la promotion immobilière pourraient être touchés par une baisse de la demande. Soutenus par les crédits bancaires à l’immobilier, dont l’encours a augmenté de 28% par an depuis 2005, ces deux secteurs ont connu un fort développement pour devenir d’importants pourvoyeurs d’emplois avec 926 000 actifs à fin 2008 (Bank Al Maghrib, 2009). Toutefois, depuis fin 2008, la croissance de ces secteurs se maintient à des niveaux positifs, tout en enregistrant une inflexion (Haut Commissariat au Plan, 2009).

d.    Risque de progression du chômage et de la pauvreté
L’extension progressive du ralentissement économique à l’ensemble des secteurs d’activité accentuerait les difficultés sur le marché de l’emploi. Dans ce cas, les risques de précarisation en milieu urbain, de pauvreté en milieu rural et d’instabilité sociale deviendraient importants.
Ces difficultés pourraient être aggravées par de nombreux facteurs, tels qu’un phénomène de retour des migrants en cas de prolongement de la crise dans les pays européens ou, encore, une accélération de l’exode rural en cas de mauvaise campagne agricole en 2010. Si la pauvreté a été  nettement réduite ces dernières années, près de 20% de la population marocaine demeure en situation de vulnérabilité et risque de retomber dans la pauvreté, en l’absence de filets sociaux structurels.

e.    Risque de fragilisation du secteur financier
Les difficultés sur le marché de l’emploi et la baisse de l’activité économique feraient peser des risques importants sur la sphère financière.
Des défauts de paiements, voire une insolvabilité, en augmentation, des ménages et des entreprises pourraient conduire à une fragilisation du système bancaire, accentuée par une éventuelle décélération du secteur immobilier.
A fin février 2009, la tendance restait néanmoins positive: la part des créances en souffrance a diminué de 5% par rapport à 2008 (Bank Al Maghrib, avril 2008). Au plan prudentiel et afin de renforcer les fonds propres des banques, Bank Al Maghrib a relevé le niveau minimum du ratio de solvabilité de 8 à 10%, à partir du premier janvier 2009 (Jouahri A., novembre 2008).

f.    Des finances publiques mises à l’épreuve
A leur tour, les marges de manœuvre budgétaires seraient sensiblement réduites en cas de prolongement et d’approfondissement de la crise, malgré la baisse quasi-certaine des charges de compensation par rapport à 2008. Face aux effets de la crise, l’Etat aurait à accroitre ses dépenses pour atténuer les impacts sur le plan intérieur alors même que ses recettes fiscales seraient affectées.

Ces recettes n’enregistreraient vraisemblablement plus les taux de croissance exceptionnels de ces dernières années (de 18,1% du PIB en 2001 à 24,3% en 2008): A fin mars 2009, les recettes fiscales ont accusé une baisse de 13,2% globalement et de 17,5% au niveau de l’IS, par rapport au premier trimestre 2008 (Ministère de l’Economie et des Finances, mars 2009).

C.    Le Maroc va plus souffrir des dégâts collatéraux :
•    Baisse des investissements étrangers directs (IED)
Baisse des IED  seront gravement affectés au niveau mondial et il faudrait de nombreuses années pour retrouver le niveau des années passées. Avec 4,5 milliards de dollars US en 2007, le Maroc est le premier pays réceptionnaire des investissements étrangers directs (IED) dans le continent africain.
La crise financière aux USA et en Europe aura des répercussions négatives sur les projets touristiques actuels et futurs.

•    Baisse des investissements des pays du Golfe
Les pays pétroliers du golfe placent des sommes colossales aux USA. Ils sont donc gravement affectés par les pertes subies par des banques américaines. On pourrait s’attendre à une baisse et aux reports de projets d’investissements en provenance des pays pétroliers non seulement au Maroc mais dans l’ensemble des pays arabes.
Au Maroc, les investisseurs des pays du Golfe (Koweit, les Emirats) sont très actifs dans les secteurs du tourisme et de l’immobilier qui sont affectés à des degrés variables.

•    Baisse du tourisme
Le tourisme sera affecté à court terme surtout au niveau du segment haut de gamme. A long terme, si la récession s’installe et perdure, c’est tout le secteur du tourisme qui souffrira.

•    Effondrement des fortunes des spéculateurs actifs au Maroc
Qu’ils soient dans l’immobilier, dans le tourisme, dans la sous-traitance ou à la bourse de Casablanca, tous les spéculateurs habitués aux gains faciles subiront de plein fouet l’impact de la crise. Et c’est bénéfique pour l’économie et les ménages marocains.

D.    Les secteurs les plus touchés au Maroc
La crise a bel et bien débarqué au Maroc. Plusieurs secteurs d’activité ont en déjà fait les frais, mais à différents degrés. Le textile et les industries électriques et électroniques sont particulièrement touchés. Cependant, les opérateurs ne se laissent pas abattre, surtout avec des perspectives de croissance plutôt soutenue.

On se disait jusqu’à présent à l’abri de la crise financière mondiale. Aujourd’hui elle est bel et bien parmi nous. Pratiquement tous les secteurs d’activité ont été touchés, quoique à différents degrés. D’après l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghib (BAM) de décembre dernier, la production industrielle ainsi que l’utilisation de la capacité de production sont en baisse. Pour les mois à venir, on s’attend à une détérioration plus importante du climat des affaires. Le niveau des commandes est jugé faible par les professionnels, tandis que le stock de produits finis reste supérieur à son niveau habituel.

Le textile est de loin le secteur le plus touché. Près d’une dizaine d’usines, sous-traitantes pour la plupart, ont d’ores et déjà mis la clé sous la porte, causant ainsi la perte de plus de 2.000 emplois. Ceci est notamment le fait de la contraction de la demande en provenance des marchés espagnols et français, absorbant à eux seuls environ 70% des exportations marocaines. Un communiqué de l’Amith (Association marocaine des industries du textile et de l’habillement) prévoit une baisse encore plus importante  de la demande de produits textiles en 2009, ce qui laisse présager que le secteur perdra sans doute encore plus de plumes. La conjoncture n’est pas plus gaie pour les composants électriques et électroniques, dont les exportations ont fondu de plus de 22% en 2008.

Du côté de la sous-traitance automobile, l’Amica (Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile) affirme que la baisse des commandes a commencé dès octobre 2008, et l’estime à près de 30%. Toutefois, le marché local arrive à s’en sortir.
Les transporteurs routiers, eux, sont dans de bien mauvais draps. Le président de la fédération des transports de la CGEM, Abdelilah Hifdi, assure que le mois de janvier et les premières semaines de février ont été «catastrophiques». Le recul du chiffre d’affaires dans le secteur est estimé à près de 50%. Si la conjoncture ne s’améliore pas, des licenciements seront à prévoir.
Les cimentiers, pour leur part, ont noté, depuis octobre dernier, une tendance de croissance nulle, qui s’établissait auparavant à près de 10%. Dans le secteur on commence à réduire les quantités produites.
Dans l’immobilier, on constate un léger repli des ventes sur certains segments. Il s’agit particulièrement des résidences touristiques dédiées à une clientèle étrangère.

D’autres secteurs ont été très peu, voire pas du tout, touchés par la crise. Le système bancaire, par exemple, semble tout à fait à l’abri de toute perturbation. Les banques marocaines ne détiennent, en effet, que très peu d’actifs étrangers. De même, les actifs marocains détenus par des étrangers ne dépassent pas les 4%. Pas de risque donc concernant les subprimes.
Le secteur aéronautique aussi ne semble pas inquiété par la crise. Selon le Gimas  (Groupement des industries et services aéronautiques), le Maroc continue toujours d’attirer les investisseurs, le dernier en liste est Zodiac Aerospace. Actuellement, on se prépare déjà à l’après-crise. Des cellules de veille stratégiques sont en cours de préparation, de concert avec le gouvernement et les différentes fédérations sectorielles.

Tous les professionnels sont conscients de la nécessité de réajuster leurs offres en fonction de la demande et de la conjoncture actuelle. L’accent est surtout mis sur l’amélioration du rapport qualité/prix en vue de préserver la confiance du marché. L’innovation reste pour beaucoup la meilleure façon de se démarquer. Toutefois, tout le monde est unanime: sans le soutien de l’Etat les secteurs le plus sensibles n’arriveront pas à s’en sortir.
Dans le tourisme les opérateurs sont inquiets. En 2008, les principaux indicateurs ont baissé. Les flux touristiques sont ainsi passés de 13 à 6,4%. De même, les nuitées recensées dans les hôtels classés ont diminué de 2,6%, les taux d’occupation de 3 points et les recettes de voyages de 5%, selon les chiffres de BAM. En 2009, les professionnels s’attendent au pire, surtout pour Marrakech, de plus en plus malmenée, et réclament d’ores et déjà un plan anticrise. Selon eux, la première destination du pays, qui jusqu’à présent était considérée comme un produit qui marche tout seul, a besoin de bien plus d’efforts de communication, surtout dans la conjoncture actuelle. D’après les estimations de l’ONT, l’an dernier la cité ocre a accueilli près de 5,6 millions de nuitées réparties sur 41.000 lits classés. Alors qu’en 2004 elle en a accueilli 4 millions, sur moins de 28.000 lits.

L’Etat à la rescousse Un plan de sauvetage des secteurs en crise, les opérateurs n’en attendaient pas moins de l’Etat. Plusieurs, comme le textile, le cuir, ou la sous-traitance automobile, lient leur survie au soutien étatique. Le plan rallie ministères (Finances, Commerce extérieur, Industrie et Affaires économiques), organismes publics et groupements professionnels. Il est décliné en 3 volets: financier, social et prospection commerciale. Parmi les mesures, la prise en charge de 80% des frais de prospection (avec un plafond de 100.000 DH par mission), la réduction des primes d’assurances foires et prospections, la mise en place d’un fonds de garantie pour les besoins en fonds de roulement, etc. L’Etat s’engage, par ailleurs, à rembourser 100% des charges patronales au prorata du chiffre d’affaires à l’export. Plusieurs conditions d’éligibilité sont exigées, comme la préservation des emplois, ou encore être en règle avec la CNSS et le fisc.
LA CRISE FINANCIÈRE INTERNATIONALE: MENACES ET CONTRAINTES
Partie2: les conséquences de la crise financière

La crise financière intérnationale: menaces et contraintes

_______________________________________
L’IRES (institut royale des études statistiques) Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 page 10 11
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques  p : 15 Mai 2009
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques  p : 15 Mai 2009
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ;Mai 2009 ; p : 25
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 ; p :25
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 ; p : 25
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 ; p : 26
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 ; p : 27
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 ; p : 27
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 ; p : 27
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 ; p : 28
Ires (institut royale des études statistiques)  Le Maroc face à la crise financière et économique mondiale ; Enjeux et orientations de politiques Publiques ; Mai 2009 ; p : 28
Hatimi ; Le Maroc face à la crise financière internationale ; Lundi 15 Juin 2009 ; p : 8 www.abhatoo.net.ma/…/Le_Maroc_face_a_la_crise_financiere_internationale.pdf
investissements étrangers directs
Nazih Ahlam  article  sur les secteurs les plus touchés au Maroc L’ECONOMISTE magazine N°16 Octobre 2009
Nazih Ahlam  article  sur les secteurs les plus touchés au Maroc L’ECONOMISTE magazine N°16 Octobre 2009
Nazih Ahlam  article  sur les secteurs les plus touchés au Maroc L’ECONOMISTE magazine N°16 Octobre 2009
Nazih Ahlam  article  sur les secteurs les plus touchés au Maroc L’ECONOMISTE magazine N°16 Octobre 2009
Nazih Ahlam  article  sur les secteurs les plus touchés au Maroc L’ECONOMISTE magazine N°16 Octobre 2009



Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *