Les Enseignements Issus des Technologies de la Communication et de l’Information

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) constituent un facteur capital de performance et de croissance économique. Elles encouragent et améliorent l’accès aux services de base et sont des outils puissants pour l’intégration des marchés mondiaux et la promotion de la participation citoyenne. Elles sont donc une composante fondamentale du développement et favorisent l’efficacité de la gestion, le développement en général, l’émancipation des couches défavorisées et l’insertion des populations. Plusieurs formes de savoirs ont montré leurs effets. Après les savoirs industriels, les savoirs intellectuels ont récemment introduit […]
Économie du savoir
Troisième partie: L’insertion du maroc dans l’économie du savoir
Chapitre I: Porquoi le renforcement de l’industrie du Maroc dans l’économie du savoir ?
Section 3 : Les Enseignements Issus des Technologies de la Communication et de l’Information (enseignement, recherche, développement et entreprise)
[…] les savoirs intellectuels ont récemment introduit les technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce dernier élément du savoir a positivement affecté les savoirs industriels, l’éducation, lrecherche et la communication. Les nouveaux secteurs technologiques dont la biotechnologie sont devenus largement dépendants des TIC (Driouchi & Azelmad, 2004) .

Les problèmes rencontrés au Maroc comme dans le reste de la région MENA sont liés à l’analphabétisme, les limites au niveau de la prise de décision concernant l’importance des politiques et stratégies de profondeur et de continuation des TIC, aussi bien que le potentiel d’application de ces technologies. Le manque de ressources humaines, la culture de l’information, les problèmes de langue et les insuffisances d’infrastructure représentent des contraintes à l’utilisation des TIC.

Le Maroc a déclenché un mouvement clair de libéralisation du secteur des télécommunications pour éliminer le pouvoir de monopole que Maroc Telecom a tenu sur une industrie qui a traditionnellement apporté la devise étrangère si nécessaire comme l’indique le tableau des réformes. Quand le gouvernement a décidé de libéraliser le monopole des télécommunications, il a créé un corps indépendant, l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications  (ANRT), qui contrôle le marché. En conséquence, plusieurs autorisations ont été accordées aux privés, délivrant l’Etat du poids des dépenses d’infrastructure, tout en collectant de nouvelles ressources sur les permis et les bénéfices (Accascina, 2002). Les réformes des télécommunications du Maroc en 1995-1999 ont initié la concurrence des téléphones mobiles parmi d’autres changements. Elles ont aussi conduit le Maroc vers un haut niveau de pénétration des technologies et ont amélioré la performance du secteur (GICT, 2004) .

Le marché d’Internet est fortement concentré et dominé par Menara, l’Internet Service Provider de Maroc Telecom. L’union de télécommunication internationale (ITU) signale que seulement 3,3% de la population marocaine a utilisé Internet en fin 2003, et seulement 0,2% a adopté une connexion Internet. Ces résultats restent derrière presque tous les repères régionaux et globaux (ITU, 2004). Le marché marocain d’Internet est sous-développé à cause du nombre relativement faible d’utilisateurs d’Internet Marocains, de centres serveurs, de sites Web et d’applications Internet. Les raisons de l’immaturité du marché sont l’absence de la concurrence dans le secteur du fixe, une concurrence limitée concernant le secteur sans fil, l’incapacité des   « Internet Service Providers » (ISP) à posséder leurs propres réseaux, et l’appui limité de l’infrastructure fixe de Maroc Telecom pour développer le marché d’Internet.

Ainsi, le domaine des TIC représente un levier de développement. Les TIC se sont imposés comme éléments incontournables du savoir en ce qui concerne leur production et leur diffusion. Le secteur des TIC est ainsi révélateur de l’importance des nouvelles technologies et de leurs effets directs sur l’économie marocaine et indirects sur les autres secteurs de production. Ce secteur existe avec des dimensions formelles et informelles, avec tout un ensemble de produits en mesure d’être générés par ce processus, et avec un système d’entreprises innovantes (Driouchi, 2005) . Des évolutions importantes ont eu lieu durant cette dernière décennie en ce qui concerne le développement des téléphones mobiles, des ordinateurs et Internet. Ceci a aidé dans la croissance des autres domaines liés au savoir en commençant par l’éducation où des programmes de généralisation d’accès aux TIC ont été lancés dans la phase secondaire de l’enseignement, la recherche, la santé, l’agriculture, l’industrie et le domaine des nouvelles technologies (biotechnologies en général).

Les enseignements à tirer de l’expérience des TIC sont multiples. La pénétration de ces nouvelles technologies a pu en quelques années transformer l’économie et la société. Ceci a aussi permis d’induire de nouveaux phénomènes d’accompagnement en matière de production et de diffusion. L’absence d’inerties liées à l’existence de technologies traditionnelles compétitives a aussi été un élément facilitateur du développement des TIC. L’adhésion de pratiquement toutes les catégories d’âges, de ménages et d’entreprises a été notable dans les processus de diffusion de ces technologies.
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Driouchi, Ahmed & El Mustapha Azelmad. “Introduction to the knowledge economy in Morocco.”
Al Akhawayn University Publication, June 2004
GICT – Département des technologies mondiales de l’information et de la communication. Indicateurs des Télécommunications/ TIC Mondiales, La Banque Mondiale, 2004
Driouchi, Ahmed (2005). Maroc 2030: Environnement Géostratégique et Economique – “Les Sources Actuelles et Potentielles de Croissance au Maroc”. Technologies, Innovations et Développement au Maroc. HCP.



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