la société du savoir: Etude de cas région MEKNES-TAFLALT

Économie du savoir
Troisième partie: L’insertion du maroc dans l’économie du savoir

Chapitre II:  Stratégie e-Maroc
Stratégie d’insertion du Maroc dans la société de l’information et du savoir

Section 5 : Etude de cas (région MEKNES-TAFLALT)
>> Objectifs,  méthodologie et résultats de l’enquête
Voilà la démarche poursuit  dans cette enquête :

  • Les objectifs de l’étude;
  • Éléments de méthodologie
    • – Les indicateurs
    • – L’échantillonnage;
  • Les résultats.

1) les objectifs de l’étude :
Les objectifs assignés à cet observatoire sont multiples :

  • Favoriser une connaissance précise et chiffrée de l’état et de l’évolution de la société de l’information au Maroc et plus particulièrement la région de Meknès ;
  • Procéder à une analyse de l’information permettant de déboucher sur des recommandations pratiques en matière d’accès aux technologies de l’information ;
  • Constituer un support de communication au niveau national ainsi que régional ;
  • Assurer la collecte de l’information nécessaire.

2) Méthodologie de l’étude :
a- Les indicateurs :
Les indicateurs retenus peuvent être classés en quatre grands groupes, selon qu’ils décrivent :

  • le niveau d’équipement (parcs informatique) ;
  • Innovation ;
  • Formation ;
  • Savoir.

b- Cible de l’étude:
L’étude vise les entreprises de la région de Meknès-Tafilalet sans prendre en considération la nature de leurs secteurs d’activité.

c- Taille de l’échantillon :

  1. La méthodologie d’échantillonnage repose sur un tirage aléatoire, ce qui garantit la représentativité de l’échantillon.
  2. La taille de l’échantillon est de 23 entreprises.

d- Couverture géographique:
L’étude a couvert l’ensemble de la région de Meknès.

e- Déroulement du terrain:

  • Les questionnaires ont été administrés auprès des responsables au sein des entreprises de 10 personnes et plus établies à Meknès ;
  • Les totalités des questionnaires ont  été réalisé par entretiens de face-à-face ;
  • Les réponses aux questions ont été ensuite codifiées, saisis, et traités .

3) Résultats :
3-1/ TIC et matériel informatique :

TIC et matériel informatique

cas-economie-savoir-2

technologies de l’information et de la communication

l’information et de la communication

ECONOMIE DU SAVOIR

SAVOIR

>> Commentaire :
73.9% des entreprises questionnées sont connectées à internet, essentiellement pour la recherche d’information et l’échange de courriers, 40.9% parmi elles disposent d’un parc informatique qui date entre un et trois ans. Toutefois la part des investissements dans les technologies de l’information et de la communication reste médiocre, puisqu’il ne dépasse pas les 30% dans la plupart des entreprises, mais malgré cela l’utilisation des outils phares des technologies de l’information et de la communication s’accélère : 54.5% des entreprises ont mis en place un site sur la Toile et 61.9% utilisent déjà d’un Intranet. Dans la stratégie de mise en place des TIC, le souci d’améliorer le service client est l’objectif principal des entreprises, faciliter la coordination avec les clients et les fournisseurs, l’amélioration de l’organisation interne de l’entreprise ainsi que d’augmenter les savoirs stratégiques commerciaux et technologiques sont les trois objectifs suivants en importance. Dans la mise en œuvre des TIC, les entreprises soufrent, au-delà de l’inadaptation des produits informatiques commerciaux à leurs besoins, de la contrainte financière qui les empêchent de profiter pleinement des TIC.

Plus que la moitié des entreprises ont mis en place un serveur sur la Toile (site « Web ») ; en premier lieu pour en faire la vitrine de l’entreprise (expose ses derniers produits et donne des informations générale sur elle).

Les systèmes de l’intranet sont des réseaux de téléinformatique utilisant les techniques de l’internet et réservés à l’usage interne d’une entreprise. Ils touchent la plupart des entreprises, qui les utilisent essentiellement dans la gestion administrative, et la messagerie interne.

Pour 25.6% des entreprises, le souci d’améliorer le service client constitue un objectif très important dans la mise en place des TIC. La simple différentiation des produits ou l’amélioration de leur qualité ne suffisent plus à obtenir un réel avantage concurrentiel. C’est par la différenciation du service rendu au client, en qualité et en étendue, que les entreprises peuvent dégager plus facilement un avantage concurrentiel. A cet égard, l’interactivité qu’autorisent les sites de l’internet permet la personnalisation de la relation avec le client et sa fidélisation.

3-2/ Innovation :

ECONOMIE

l’information et de la communication

>> Commentaire :
Plus de la moitié (62.5%) des entreprises concernées par notre questionnaire procèdent a l’innovation de leurs produits, soit on adoptant de nouvelles techniques de production, soit en offrant un nouveau produit.

68.4% des entreprises considèrent comment rentables les produits qu’elles ont développés, alors que seulement 31.6% parmi elles considèrent l’innovation comme non rentable.

La plupart des entreprises considèrent le coût comme le plus grand obstacle au développement de l’innovation. En effet, 45.8% des entreprises déclarent que c’est le problème qui a eu le plus de conséquences sur leurs projets d’innovation.

Au deuxième rang des problèmes les plus répandus se trouvent liés aux connaissances de l’entreprise. 16.7% des entreprises disent éprouver des difficultés à maîtriser les technologies. De plus, la même proportion (16.7%) mentionne que la rareté de la main-d’œuvre qualifiée constitue un obstacle au développement de leurs processus d’innovation.

La source d’information la plus utilisée par les entreprises reflète la nécessité d’être à l’écoute du marché : 34.5% des entreprises questionnées avouent que leurs clients sont la source d’idées la plus importante pour leurs projets de développement de produits.

La deuxième source en importance pour les entreprises est aussi liée au marché; en effet, la fonction « vente et marketing » est considérée comme la source d’idées la plus importante pour le développement de produits dans 18 % des entreprises. Les gestionnaires de l’entreprise jouent aussi un rôle important dans le développement de produits, puisque la fonction « administration et management » est une source d’idées dans 16 % des entreprises.

Certaines firmes recherchent des caractéristiques plus techniques. Dans 10 % des PME innovantes, la source d’idées la plus importante dans le développement de nouveaux produits est constituée des gens de la fonction « ingénierie et R-D ».

3-3/  Formation :

l’information et de la communication

>> Commentaire :
La formation joue un rôle important pour l’entreprise, c’est avant tout une nécessité pour rester compétitive. Ainsi c’est un levier de régulation permettant d’ajuster au mieux les compétences disponibles avec les exigences des emplois. Mais la plupart  des entreprises  recourent à elle à titre occasionnel (68,2%) et consacrent que moins de 1% de leurs budgets à la formation (52,4%). C’est bien évident que ces entreprises ne font pas des formations à leur personnel, car celle-ci nécessite des moyens financiers importants, et par contre elle lui est attribuer une part minime du budget. En plus, la plupart des personnels n’effectuent pas des taches qui nécessitent un savoir particulier pour leur faire une formation. Et le reste détient des diplômes supérieurs, donc des petites formations, très occasionnellement, peuvent être suffisantes. Alors la formation reste un élément négligeable dans cette région.

3-4/ Le savoir :

E-gov maroc

E-Contenu économique

>> Commentaire :
Le savoir est un processus, il évolue constamment dans le temps. Le savoir d’un individu s’enrichit en fonction des informations qu’in reçoit et qu’il intègre, ainsi l’expérience acquise. D’ après l’échantillon étudié on constate que (68%) des sources du savoir émanent de l’expérience et que son acquisition se fait par amélioration continue (69,2%). Presque la totalité des composantes des entreprises partagent entre elles le savoir (91%) et elle le stocke dans des dossiers informatiques consultables par tout le monde (50%). Mais pour le stockage du savoir-faire elles préfèrent l’embauche des personnels qualifiés de ce savoir-faire (53,8%).  A travers ces résultats, on peut dire, que le savoir chez les entreprises s’acquiert non pas par l’innovation ou bien la formation, mais plutôt par l’expérience et le partage du savoir entre les différentes composantes du personnel ce qui ne nécessite ni formation ni innovation.

CONCLUSION :
Dans le processus d’adopter ces nouvelles voies prometteuses, le Maroc devrait se munir d’instruments lui permettant le renforcement de l’insertion de l’économie de la connaissance. Cette insertion plus poussée dans l’économie du savoir, exigerait des implications au niveau du système des formations régulières et continue, une meilleure utilisation de la R&D, des systèmes efficients de développement d’entreprises nouvelles et innovantes et un confort dans les modalités institutionnelles et financières. De plus, ce renforcement emploierait des ressources humaines qualifiées et créatives, des systèmes de veille dans le but d’anticiper et prévoir, l’Etat, le privé, les régions ainsi que les ONG.

Conclusion générale:
La principale source de création de richesses réside désormais dans les savoirs et les compétences.La compétitivité des entreprises et, au-delà, celle des nations reposent fondamentalement sur la capacité à créer et à utiliser les connaissances .Ces capacités conditionnent donc largement  les performances en termes de croissance, de revenus et de création d’emplois. En effet le savoir en tant que « capital humain » et inclus dans les technologies, a toujours été au centre du développement économique c’est ce que traduisent les termes d’economies  « fondée sur le savoir » ou économies «  a forte composante de savoir ».

La place centrale du savoir tient à l’accélération du rythme du changement, que ce dernier ce manifeste au travers des progrès scientifiques et technologiques ou de la versatilité des gouts des consommateurs. Elle est renforcée par la globalisation de la concurrence et par la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC), qui accélèrent la circulation de l’information.

L’essor de l’économie du savoir se traduit par la part grandissante de l’investissement immatériel sous forme de dépenses d’éducation et de formation, de recherche et développement ainsi que, plus largement, d’innovation tant technologique qu’organisationnelle. Du reste, si les TIC jouent indéniablement un rôle  en tant qu’instrument de partage du savoir peut apporter une contribution majeure au développement en transformant la société par l’émancipation de l’individu à cet égard, mettre l’accent sur le savoir signifie que le problème central concerne moins l’accès à l’information que la faculté de s’en servir et,  plus généralement, la capacité d’apprentissage de la part des différents acteurs concernés.

Dans cette perspective, une étude de cas a été réalisée au niveau de la région pour connaître le degré d’insertion des entreprises enquêtées dans l’économie du savoir  et le point de vue des entrepreneurs et la place qu’ils accordent à la gestion du savoir en se limitant sur les deux indicateurs( Innovation et Savoir) et d’après les résultats obtenus on peut conclure les choses suivantes : En ce qui concerne le savoir, la totalité des entreprises enquêtés partagent le savoir (91.3%), de plus l’expérience (68%) reste le source privilégié de ce savoir, le  stockage de celui-ci ce fait dans dossiers informatique consultables par tous le monde (50%).

De même en ce qui concerne l’innovation la plupart des entreprise ne donne pas l’importance à celle-ci et ce à cause de son cout élevé (45.8%). Pour combler les lacunes qui empêchent ses entreprises de s’impliquer fortement à l’économie fondée sur le savoir il faut continuer d’améliorer, d’élargir et de recombiner les indicateurs actuels du savoir relatifs aux dépenses consacrées à la R-D et au personnel de recherche, notamment pour avoir une idée plus précise du rôle de la recherche et de l’innovation. Dans une économie fondée sur le savoir, les indicateurs ne doivent pas se limiter à mesurer l’apport de savoir, mais mesurer les stocks et les flux, les taux de rentabilité et les réseaux de distribution. Le rôle central de l’apprentissage montre aussi qu’il est nécessaire d’établir de nouveaux indicateurs du capital humain, de la formation et des besoins en main-d’œuvre.



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