L’insertion du Maroc dans l’économie du savoir

L’évaluation de la position du Maroc a permis d’avoir une idée relativement précise du chemin parcouru en matière d’économie du savoir, depuis 1955 et plus particulièrement durant les années 1995-2004. Cette évaluation a aussi permis d’identifier ce qui reste à parcourir afin que le Maroc puisse renforcer d’une manière durable et irréversible son positionnement dans l’économie de la connaissance. Ce sont les éléments relatifs aux trajectoires futures qui sont discutés dans ce qui suit et ce en relation avec la mise en place des perspectives pour la période 2005-2030. L’ouvrage Driouchi & Djeflat (2004)  contient plus de détails sur la […]
Économie du savoir
Troisième partie: L’insertion du maroc dans l’économie du savoir
« […] Parallèlement, Nous appelons le gouvernement à adopter une nouvelle stratégie dédiée aux secteurs de l’industrie et des services et au développement des nouvelles technologies.
Cette stratégie devrait être axée sur l’exploitation optimale des opportunités induites par la mondialisation en matière de flux d’investissements. Outre la consolidation de l’entreprise marocaine et l’encouragement de l’investissement industriel porteur d’une valeur ajoutée, cette stratégie devrait avoir pour vocation d’ouvrir la voie devant l’économie marocaine, SM le Roi Mohammed 6pour qu’elle puisse investir de nouveaux créneaux industriels faisant appel à des technologies novatrices et disposant de marchés prometteurs pour écouler ses produits et ses services.

Nous avons autant d’ambition que de détermination pour assurer l’insertion du Maroc, par ses entreprises et ses universités dans l’économie mondiale du savoir […] »

Extrait du Texte intégral du discours
adressé à la Nation par SM le Roi à
l’occasion de la fête du Trône
30/07/2008

 

INTRODUCTION :
[…] Driouchi & Djeflat (2004)  contient plus de détails sur la question des enjeux et des perspectives.

L’élaboration d’une stratégie globale pour l’accélération de la promotion de l’économie du savoir est une étape nécessaire. Cette stratégie est en mesure d’offrir la vision et les transparences nécessaires pour que l’ensemble de la société adhère et applique les différentes composantes de cette stratégie. L’une des caractéristiques commune des modèles pratiqués dans le monde aussi bien par les pays industrialisés que par les pays émergents (Malaisie, Corée du Sud etc.), c’est l’élaboration d’une vision globale et commune de l’intégration dans l’économie et la société de la connaissance. Les modèles et les approches diffèrent de pays en pays, mais traduisent, tous un fort degré d’implication des décideurs dans le sens de la promotion de l’économie de la connaissance (Driouchi & Djeflat, 2004). En ce qui concerne la vision globale, elle prend plusieurs appellations: le « technology foresight programme » au Royaume Uni, le « technology assessment » aux Pays-Bas en particulier, « Highly Advanced National Project » en Corée, et enfin 2020 Initiative en Jordanie (Driouchi & Djeflat, 2004).
Il s’agira ainsi beaucoup plus d’insister sur les moyens à mobiliser pour permettre au Maroc d’accélérer les rythmes déjà entamés durant les années 1990-2004. Parmi ces moyens, il faut noter d’abord l’implication de toutes les organisations publiques et privées dans le sens de la promotion et la mise en œuvre des savoirs. L’analyse précédente a ainsi montré l’existence de fortes interdépendances entre les secteurs publics et privés en plus des relations étroites entreles différents intervenants, dont les populations.

La deuxième voie qui nécessite aussi une forte mobilisation est contenue dans la traduction dela vision d’ensemble aux niveaux des secteurs, des régions et des communautés tout en privilégiant la participation des individus et des entreprises. La sensibilisation et l’engagement de tous constituent le troisième ingrédient nécessaire à l’accélération de l’accès à l’économie du savoir. Il permet ainsi de renforcer la compétitivité du Maroc et générer les niveaux de prospérité souhaités de tous (Driouchi & Djeflat, 2004).

Il est évident que l’économie de la connaissance n’est pas un effet de mode mais a été historiquement un levier de développement. La mobilisation des savoirs vise l’amélioration des conditions de vie des populations en même temps qu’elle renforce les conditions de production et de compétitivité de l’économie.

Cette partie est une tentative destinée à montrer pourquoi tous les pays et notamment le Maroc, doivent-ils se préoccuper stratégiquement et effectivement de leur insertion dans l’économie de la connaissance. Si cette nécessité est démontrée, alors est ce que ce processus d’insertion effective est faisable ? Et pour concrétiser la réponse à cette question, une modeste étude de cas, qu’on a effectué sur les entreprise de la région de MEKNES-TAFLALT, va nous ramener à faire des synthèses sur l’intégration de ces entreprises dans l’économie du savoir.
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Driouchi A. & Djeflat A., « Le Maroc dans l’économie de la connaissance: Enjeux et Perspectives », IEAPS. Al Akhawayn University Publication. Mars 2004



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