Les caractéristiques de l'économie du savoir: l'internet et l'e-commerce

interconnected networks: Abréviation de l’expression américaine interconnected networks, signifiant « réseaux informatiques interconnectés ». On dit également le « Net » ou le « Réseau des réseaux » ou, tout simplement, le « réseau ». La première ébauche d’Internet […]
Économie du savoir
Première partie: La nouvelle économie
Chapitre III: Les caractéristiques de la NE
Section 1 : Internet
1) Définition:
[…] est apparue au début des années soixante-dix, lorsque, à la demande de l’Armée américaine, des scientifiques ont relié entre eux des ordinateurs distants de plusieurs centaines de kilomètres. Aujourd’hui, le net constitue un immense réseau télématique international, résultat de l’interconnexion de milliers de sous-réseaux utilisant un protocole de communication commun.

1995 est en effet une date doublement importante puisqu’elle signifie en même temps la diffusion massive du Web à l’échelle planétaire et la commercialisation d’Internet. Ce « réseau des réseaux » apparaît aujourd’hui comme une métastructure reliant techniquement entre eux de multiples réseaux déjà en place. Internet constitue un dispositif sociotechnique combinant principalement : un ensemble de protocoles de communication ; des routeurs assurant les transferts des signaux entre les réseaux ; l’utilisation de structures de réseaux techniques assurant une télécommunication distribuée ; de multiples points d’accès au mégaréseaux.

Plusieurs types d’usages d’Internet sont possibles : courrier électronique ; listes ou forums de discussion ; bavardage en ligne en temps réel ; navigation et production de « pages » sur le World Wide Web, ces pages étant reliées par des liens « hypertextuels », regroupées sur des « sites » dont certains se présentent comme des « portails », recherche d’informations au moyen des « moteurs de recherche » et de consultation de base de données ; activités de quasi-création littéraire mettant en scène des « avatars » se rencontrant dans des lieux fictifs virtuels ; transferts en ligne de fichiers numériques (textes, musiques, photos) et de logiciels ; diffusion et production en réseau de créations multimédias interactives ; participation en réseau à des jeux vidéos interactifs ; distribution et échange en ligne de biens et services (commerce électronique) ; expérimentations en éducation à distance ; télémédecine ; travail de coopération en réseau, etc.

En regard des anciens médias, le nouveau dispositif sociotechnique que constitue Internet implique une transformation importante. En effet, c’est un système qui intègre et fait converger deux fonctions qui étaient jusqu’ici séparées dans le secteur socioéconomique des consommations, à savoir : la télécommunication point à point (domaine des industries de la téléphonie et des télécommunications) et la diffusion.

Internet se présente aujourd’hui comme une mégastructure intégrant à la fois un nouveau système de communication et un nouveau système de diffusion médiatique. En outre, ce double système intégré s’enchevêtre aux anciens modes de communication et de diffusion existants.

Les réseaux constitutifs de l’Internet furent progressivement transférés à des initiatives privées, qui assurèrent aux normes ouvertes et au système d’adressage du réseau des réseaux le succès universel qu’ils connaissent aujourd’hui. Ce processus d’émergence fut cependant loin d’être spontané et le secteur privé ne s’y intéressa vraiment que lorsque le développement de la numérisation et les usages de l’Internet commencèrent à gagner le grand public.

2) Métiers:
Tout projet Internet requiert l’intervention d’une équipe de spécialistes dont le nombre peut excéder plusieurs dizaines pour les projets les plus ambitieux. Certains de ces métiers sont familiers et existaient déjà dans l’ «ancienne économie », d’autre viennent à peine de naitre et il est encore difficile de mesurer leur importance et leur avenir, d’autres, enfin, ne sont pas encore apparus et s’imposeront avec les technologies qu’ils accompagnent.

Puisqu’il s’agit d’ordonner cette kyrielle de métiers selon des dominantes fortes, nous avons privilégié les distinctions qui subsistent entre les créatifs qui inventent des concepts, les spécialistes de contenu qui organisent l’information, les gestionnaires chargés de la production des projets, les ingénieurs qui les réalisent et enfin les commerciaux qui les vendent. Sans oublier les métiers classiques à qui internet procure de nouveaux débouchés.

a- Les créatifs :

Ce sont les artistes. D’eux dépend la réussite artistique et éditoriale d’un projet Internet. Il n’existe pas réellement de scénariste de sites comme dans les jeux vidéo, mais plutôt une équipe qui élabore la structure générale, de concert avec les responsables techniques et commerciaux. Les directeurs artistiques et les graphiques définissent la ligne esthétique générale et réalisent l’ensemble des graphismes, en collaboration étroite avec les Webdesigners, qui mettent en place les éléments de l’interactivité.

Comme tous les artistes, les créatifs d’Internet ont des rythmes de travail irréguliers et, pour obtenir d’eux les meilleurs résultats, mieux vaut les libérer de toute contingence matérielle et leur permettre de travailler à toute heure du jour et de la nuit.

b-  Les spécialistes du contenu :

Internet, ce n’est pas seulement de l’informatique et des machines. Ce sont aussi des hommes qui communiquent plus facilement et un contenu varié (textes, images, sons) qui transite d’un point à l’autre de la planète via le réseau. Ce contenu –aussi volumineux que de centaines de bibliothèques-, il s’agit de le réguler, de le trier et de lui donner si possible un sens. C’est le rôle des spécialistes du contenu, aguerrir à la recherche d’information en ligne,

à sa mise en forme interactive, et inventrice de techniques d’écriture non linéaire pour les nouveaux médias.

c- Les gestionnaires :

Sans eux, un projet multimédia risque de ne jamais voir le jour. Vous aurez beau disposer de l’idée la plus séduisante, des graphistes les plus talentueux, des développeurs les plus astucieux, voir du matériel le plus performant, ils ne vous serviront à rien si personne n’endosse le rôle de gestionnaire et ne dirige le projet de bout en bout

d- Les ingénieurs :

Les ingénieurs incarnent la culture technique et informatique au sein d’un projet Internet. Aussi indispensables que les créatifs et les gestionnaires, ils donnent la touche finale à un projet, le rendant fonctionnel et optimisant ses performances. Le rôle des développeurs Web, comme celui des architectes réseaux, est donc fondamental. L’essor des réseaux a donné naissance à une nouvelle palette de métiers, parfois ultratechniques et en général méconnus.

e- Les commerciaux :

Multimédia is Business ! L’Internet aussi d’ailleurs, puisqu’on parle d’e-business. Désormais, la quasi-totalité des sites professionnels ont pour finalité de générer un chiffre d’affaires soit directement (boutique électronique), soit indirectement (promotion de produits, appel aux dons, etc.). Comment profiter du décollage du commerce électronique dans le grand public mais également entre entreprises ? Ce sont aux commerciaux du Net de répondre.

f- Des débouchés pour des métiers classiques :

Industrie nouvelle, Internet ne repose pas uniquement sur de nouveaux métiers. Il fait appel à des talents extérieurs qui trouvent au passage des débouchés, parfois inattendus. Cyberformateur, juriste, artiste, juriste, traducteur, journaliste, iconographe, détective : sept métiers qui déclinent sur le mode multimédia.



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