Evènements brillants dans l'histoire syndicale marocaine

Spread the love

La physionomie du syndicalisme au Maroc
Première Partie : Aperçu historique
Chapitre 2 : l’ère coloniale
Section 2 : évènements brillants dans l’histoire syndicale marocaine
Le syndicalisme, surtout, le syndicalisme ouvrier, représente, notamment dans les pays du monde un poids indéniable, il est la manifestation des aspirations de la population pauvre et démunie des moyens suffisants d’existence digne il est très sensible à l’égard de tout changement politique, économique et sociaux Ainsi le mouvement syndical conçoit toutes les changements que connaît la société et intervention, le cas échant, pour défendre les intérêts de la classe ouvrière prolétaire
Dans sens, au cours de l’histoire syndicaliste marocain on peut compter plusieurs phases historiques qui marquent profondément la mémoire du Maroc récent  :

A-    Les émeutes de 1981.
Au début des années 1980, le Maroc vivait sous l’effet d’une pression multidimensionnelle. D’abord durant cette période le Maroc adoptait le ¨PAS. Ce programme imposé par la banque mondiale au contraire d’aides financier. Il était basé essentiellement sur la privatisation de plusieurs secteurs publics (santé publique et enseignement …) ce qui a suscité une indignation de la population marocaine entre ce programme *
Cette même période connaissait une flambée sans précédent des prix des denrées de base, hausse justifiée par l’évolution des cours mondiaux de ces produits et l’incapacité de la caisse de la compensation d’en soutenir les charges.
Devant cette conjoncture, les syndicats et partis d’opposition (USFP en tête) montent au créneau et demandent l’annulation des hausses de prix et la valorisation du SMIG. Devant l’intransigeance du gouvernement et les pressions des courants radicaux au sein de  l’USFP et de la CDT en mouvement de grève générale décrétée le 20 juin, la mobilisation était forte, le mouvement largement suivi au quartier Hay Mohamadi  à Casablanca des heurts violents ont eu lien entre les faces d’ordre et les grévistes. Le carnage ne s’arrêtait pas la mais contre il s’est étendu pour atteindre d’autres quartiers de la ville Ainsi la grève s’est transformée en émeutes populaires ainsi la impression a été  d’une brutalité inouï, le bilan était lourd, les syndicats ont parlé de 200 mots, officiellement 70 grévistes ont été annoncés morts. C’est l’un des  évènements les plus cruels dans l’histoire récente du Maroc.

B -Les émeutes de 1990.
Nouvelle décennie nouvelle crise sociale et politique. En 1990 le Maroc vit au rythme de la guerre du golf contre le régime du Saddam Houssin, malgrés les trésors d’habilité politique et diplomatique déployés par Hassan II pour tenir opposition équilibrée à l’égard du conflit , l’opposition marocain demeuraient hostile à toute intervention contre l’iraq.
Véritablement la question offrait à l’opposition et aux syndicats une occasion de se repositionner sur le créneau de la constitution sociale à la nouvelle face montante : les Islamistes
Dans cette optique l’UMT et UGTM observaient une grève générale le 14 décembre 1990 avec l’appui de l’USFP et le parti Istiqlal dont Fès était l’épicentre. Parmi les manifestants il y avaient des militants des manifestants, des jeunes des étudiants qui avaient incendiée des édifices publiques demandant : une revalorisation de 100 % du salaire minimum qui était si bas , la résolution du problème de l’emploi outre la sauvetage de l’économie marocaine
Le bilan de ces émeutes atteint 49 selon les sources de syndicats alors que les autorités ne parlaient que de 5 morts. dans le même sens le 27 décembre 450 personne ont été déjà comparue devant le tribunal dont la peines de prison oscillaient entre 1 mois et 10 ans .
Les conséquences de ces émeutes étaient tellement importantes. D’abord, c’est suite à ces émeutes que le Maroc adoptait une approche plus libérale avec la promulgation de la constitution de 1992, ensuite Azzadine El Iraqui, première ministre du Maroc à l’époque. annonce la création d’une commission d’enquête pluraliste et permet une augmentation des salaires .
________________________
-152 : le syndicalisme en Afrique, interview avec A.  Afilal
* – La gazette du Maroc N° 564, 15 février 2008



Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *