L’agriculture marocaine et les perspectives de libre – échange

L’agriculture marocaine et les perspectives de libre – échange – Section I
Les tendances auxquelles semble obéir le marché des produits agricoles et agroalimentaire à l’heure de la libéralisation et de l’ouverture nécessitent  la connaissance des dangers effectifs qui guettent l’avenir de l’agriculture marocaine et qui dépassent le débat entre ouverture ou protection, ou libération, ou intervention.

Dans ce sens, et pour faire face au défit de libre échange. Il faut s’organiser nationalement et régionalement en vue de maîtriser le processus de l’ouverture 32.

La politique commerciale future du Maroc est appelée à s’inscrire dans le cadre d’une dynamique régionale nouvelle ou le Maghreb, le monde arabe, et l’Afrique, à côté des autres marchés porteurs (Etats-Unis, Canada, Europe de l’états), peuvent en constituer les principales composante, le Maroc se trouvera face  à  de nombreux défis à surmonter, ainsi plusieurs reformes deviennent indispensables et la mise  à niveau de l’économie marocaine ne peut se réaliser sans un minimum d’opérations prioritaires.

En premier temps, il faut transformer l’agriculture nationale en restructurant les filières céréalières marocaines en réfléchissant à un remplacement progressif de la protection tarifaire par des soutiens financières directs dans les régions à faible potentiel, et cela en vue d’assurer la reconversion vers d’autres production compétitives comme les productions arboricoles résistantes à la sécheresse ou encore l’olivier. Il faut également examiner la modulation du soutien public au secteur de manière à privilégier le développement du potentiel à productions pour les quelles le Maroc a des avantages comparatifs.

En ce qui concerne l’investissement en agriculture, il faut étudier l’opportunité d’un assouplissement de la réglementation foncière en vigueur pour encourager les investissements de l’UE.  Ces derniers peuvent être procureurs de transferts technologiques dans certains branches maraîchères et fruitières marocaines à avantages comparatifs structurels.  Cette perspective suppose des innovations institutionnelles, organisationnelle et technologiques d’un côté, et d’une diversification économique des micro exploitations de l’autre côté.

Ce qui suppose, de mettre la génie agricole et le soutien des programmes de formation professionnelle, permettant d’accroître les rendements et d’améliorer significativement la profitabilité du secteur agricole.

L’agriculture marocaine d’aujourd’hui fait face à un défi, celui de la mondialisation, régionalisation de l’économie mondiale sur la base des règles nouvelles et des mutations technologiques.

L’intégration du Maroc peut générer des gains dépassant les grains traditionnels en permettant d’exploiter les économies d’échelle, de profiter des nouvelles opportunités en termes de marchés, d’attraits de capitaux et technologies étrangère.

Toutefois, les avantages de cette situation comportent des risques majeurs : d’une part les avantages en termes de mains d’œuvre sont minimisés face aux avantages des pays concurrents du Maroc en termes de diffusion technologiques, force foncière, rendement d’échelle, le déficit dans ce domaine se creuse et par conséquent, il est très difficile d’évoquer l’intégration.

La compétitivité de notre agriculture dépendra moins des avantages comparatifs traditionnels, mais plutôt des avantages comparatifs futur en outre , l’intensification de la concurrence peut remettre en cause nos acquis en matière de nos marché traditionnels.

Les chances de réussite de l’ouverture reposent essentiellement sur la construction d’un système productif compétitif et sur les politiques nationales de mise à niveau.
CHAPITRE III : Compétitivité et productivité des secteurs clés face aux défis de libre – échange
La compétitivité des entreprises marocaines face aux défis de libre-échange
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32 critique économique 2000 (collectifs).



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