Les entraves environnementales auxquelles se heurtent les exportations marocaines

La dimension environnementale dans l’accord d’association Maroc-UE
Première partie
Le commerce extérieur des PED au risque des politiques environnementales des pays développés
Chapitre II : Les entraves environnementales auxquelles se heurtent les exportations marocaines.

Introduction
Les échanges extérieurs jouent un rôle important et croissant dans les économies des pays en voie de développement.
Cependant, les conflits entre les objectifs d’une libéralisation du commerce au niveau international et les régulations environnementales au niveau national font l’objet de discussions intenses dont le commerce extérieur des PED pourrait être une victime. En effet, les mesures prises par les pays développés pour protéger l’environnement pourraient constituer des obstacles  aux échanges extérieurs des PED. L’origine de difficultés d’accés aux marchés étrangers réside fort probablement dans l’insuffisance des capacités techniques et financières nécessaires à introduire des standards environnementaux élevés.
Pis encore, les questions environnementales sont les parents pauvres de l’OMC, la plupart des PED n’entendent pas discuter de ces questions au sein de l’OMC. Par le passé, en effet, leurs intérêts ont été trop peu pris en compte et ils craignent aujourd’hui encore des normes environnementales trop exigeantes, susceptibles de devenir des handicaps commerciaux supplémentaires.
Dans ce cadre, pour éclairer davantage notre propos, nous essaierons d’examiner dans le présent chapitre le poids et la structure du commerce extérieur du Maroc dans le cadre d’association avec l’union européenne, et mettrons ensuite en lumière les problèmes de compétitivité engendrés par les réglementations et les différentes mesures environnementales prises par l’union européenne ( UE).

Section I : Poids et structure du commerce du Maroc
Les mécanismes d’intégration régionale encouragent les courants commerciaux et les flux d’investissement, les économies d’échelle, la libéralisation économique et l’intégration de leurs membres dans le système de relations économique internationales dans le cadre d’un régionalisme ouvert, permettant de progresser vers un système multilatéral plus ouvert. C’est dans ce cadre que l’économie marocaine s’est associée à l’union européenne, qui est l’un des ensembles économiques et commerciaux les plus importants.

A- Accord d’association : Maroc-UE
L’ UE est notre principal client et notre principal fournisseur. Au cours de la décennie 1989-1998, l’UE eut représenté en moyenne 63% de nos exportations et 56% de nos importations
En tenant compte des transactions en admissions temporaires sans paiement, l’UE a représenté en 1998, 74% de nos exportations et 63% de nos importations.( )
Durant cette année, elle a fourni 80,4% et absorbé 93% des produits finis de consommation.
Les échanges du Maroc avec l’UE bénéficient de traitement préférentiel pour un certain nombre de produits .Depuis la signature, le 26 février 1996, de l’accord d’association avec l’UE ; les reformes du commerce extérieur ont été dominées par les exigences de cet accord de libre- échange. Les nouvelles orientations visent à réunir les conditions économiques et financières à même de rendre possible et efficiente la mise en place d’un environnement porteur à la faveur de la zone de libre- échange à l’horizon 2012.
La création d’un tel espace constitue, avant tout, un passage progressif d’un régime préférentiel fondé sur des concessions commerciales multilatérales et asymétriques octroyées par l’UE aux exportations manufacturées marocaines à un accord d’association d’une nouvelle génération devant déboucher sur des concessions commerciales réciproques.

B- La zone de libre- échange : quel avenir aux exportations marocaines ?
La mise en place de la zone de libre- échange avec l’UE, et même si elle constitue une opportunité pour les produits, présente également des risque. En effet, la structure des exportations marocaines est caractérisée par sa faible diversification : 80% des recettes des exportations proviennent de la vente des produits agricoles et de la pêche, des textiles et vêtements, et du phosphate et ses dérivés.
Les entreprises marocaines souffrent de l’étroitesse de leur marché. Celles qui travaillent pour l’export dépendent souvent d’un seul marché, et même d’un seul client important.
Cette structure des exportations marocaines est source de vulnérabilité des entreprises dans un marché aux potentialités immenses et largement diversifiées.



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