Domaines d’application du développement durable

Marketing et développement durable: cas du secteur touristique
CHAPITRE I : PRESENTATION DES CONCEPTS
SECTION 3 : LE DEVELOPPEMENT DURABLE

VI – Domaines d’application du développement durable
1-Aspects juridiques
Sur le plan réglementaire, le développement durable se traduit par un ensemble de textes juridiques, qui peuvent être établis soit au niveau continental, soit au niveau des nations. La contrainte légale et juridique s’exerce traditionnellement sur les entreprises. L’intensité de cette pression varie pourtant selon les époques et les pays. Tantôt la liberté d’entreprendre est mise en avant, tantôt les exigences de la société sont jugées prioritaires.

2-Aspects financiers
La mise en œuvre d’une politique de développement durable dans les entreprises dépend largement de l’utilisation des ressources de l’entreprise. Ces ressources peuvent être des actifs physiques (immobilisations au sens classique du terme), mais aussi des actifs immatériels (immobilisations incorporelles).
L’investissement socialement responsable représente une synthèse partielle de l’ensemble des forces externes qui exercent leur pression sur l’entreprise. S’appuyant sur des caractéristiques liées au concept du développement durable, l’ISR a l’avantage d’avoir une traduction et une compréhension visible pour tous. En effet si l’entreprise ne respecte pas des normes sociales, sociétales et environnementales, les fonds d’investissements conseillés par des analystes spécialisés ou des agences de notation se détourneront de ces entreprises qui subiront une sanction financière.
Concernant l’ISR, l’ensemble de l’opinion public s’accorde sur les principaux éléments suivants :
• Utilisation de critère d’investissement qui n’est pas en majorité associés à l’aspect financier tout en ayant pour objectif principale d’optimiser la rentabilité.
• Des notions et des critères d’évaluation et de sélection globalement partagés.
• Une volonté d’influencer le comportement des entreprises dans le sens de sa politique d’investissement ou du respect des critères affichés avec des moyens d’action variés.

3- Le système d’information
Quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, une entreprise doit avoir un système d’information performant qui repose sur l’analyse de l’environnement
Aujourd’hui, on ne peut pas piloter une entreprise si on n’a pas d’informations. Il est donc important de collecter et de construire cette information. Un tableau de bord doit être un outil dynamique. La première qualité d’un tableau de bord est de vous permettre de bien suivre les informations clés de votre activité, micro ou macro. Ce qui veut dire qu’il faut faire une sélection des informations qui vont vous permettre de piloter votre activité.
Piloter son activité c’est aussi anticiper donc travailler sur l’information. Il faut essayer en permanence d’anticiper les évènements. Les entreprises hiérarchisent relativement bien les statistiques par niveau de décision. Vous devez avoir tout ce qui est information financière si vous gérez un centre de profit sans informations financières, vous allez à la catastrophe. Il faut obligatoirement de l’information quantitative ou qualitative sur vos concurrents. Il y a les salons, les journaux, les recrutements et évidemment les sites web. Internet est un superbe outil pour se faire connaître donc pour surveiller les technologies et vos concurrents.
Le plus intéressant dans l’analyse d’un concurrent, est de regarder ce qui se passe, quels sont les faits recueillis ? Et quels sont les scénarios possibles à terme pour lui ? Il faut toujours regarder l’information que vous avez en prospective. On risque de se tromper mais on va se tromper beaucoup moins que si on ne faisait rien. On va en retirer de l’expérience ce qui est important.
On notera plusieurs initiatives intéressantes :
 Des systèmes d’information spécialisés existent pour remonter des batteries d’indicateurs de Reporting selon les critères du développement durable. Cependant, ils rencontrent des limites dans la mesure où il n’existe pas de comptabilité environnementale intégrée dans les entreprises, faute de normes et de directives publiques dans ce domaine.
 Les technologies du web sémantique, qui sous-tendent les solutions logicielles de développement durable les plus avancées permettent une structuration des connaissances assurant un accès simple aux contenus et une compréhension du domaine traité.
 La convergence entre l’Internet et le développement durable fait l’objet des réflexions du forum TIC21. L’association ADOME (Association pour le Développement d’Outils Multimédia appliqués à l’Environnement) a développé un moteur de recherche du développement durable, Ecobase 21, composé de 70 000 liens.
 Pour la surveillance environnementale, et pour la gestion environnementale des sites industriels, il est nécessaire de modéliser, à l’aide de systèmes d’informations environnementales, les données physiques qui ont fait l’objet d’acquisitions, de mesures, et d’analyses.
 On commence à voir apparaître des places de marché spécialisées dans le développement durable.
 Une autre application des systèmes d’information à l’environnement est constituée par la recherche d’informations sur le développement durable à l’aide d’outils informatiques, il s’agit de la veille environnementale et de la veille sociétale.

4- Communication
Avec la mise en place de programmes de développement durable dans les entreprises et d’agendas 21 (1) dans collectivités territoriales, s’est posé, à partir de 2002, la question de la « communication sur le développement durable ». Autrement dit, comment sensibiliser l’opinion au développement durable, impliquer les professionnels, et parfois convaincre les décideurs ?
Plusieurs pistes et éléments de réponse sont donnés par des professionnels :
 Une communication efficace suppose de « démystifier » le développement durable. Cela implique de mettre en avant les bénéfices concrets de la démarche, de dresser un constat honnête de la situation, de décrire les initiatives en montrant l’implication de celui qui parle, et surtout, de donner les « modes d’emploi ». Cela suppose aussi d’éviter quelques écueils : les grands principes, les bonnes intentions (« La terre c’est important pour demain ») et le jargon inaccessible au public (« gouvernance ».
 « Il n’y a pas de communication miracle mais un travail sur la durée ». En outre, il est souhaitable : “d’impliquer les associations, d’impliquer physiquement les citoyens (événements festifs, comités citoyens, témoignages, etc.), et d’agir plus sur l’émotionnel car on convainc souvent mieux avec des événements festifs que des arguments scientifiques”. Concernant écoproduits et éco-services, la communication doit mettre « simultanément en avant l’aspect environnement/social et les égo-promesses (être en meilleure santé, avoir une plus jolie peau, etc.) », sous peine de ne pas convaincre et de ne pas vendre.
 Le succès d’une communication environnementale repose sur deux facteurs : “porter le message au bon endroit, d’une part, et rechercher la cohérence par l’exemplarité, d’autre part.

5- Tableau synthétique

Le développement durable reste un concept pouvant être décliné selon de nombreux axes : ses fondements les technologies de pointe ou la gouvernance. Le tableau ci-dessous présente les domaines dans lequel le développement durable est appliqué.

Domaine Principaux articles
Pilotage : Stratégie nationale de développement durable · Agenda 21 · Agendas 21 locaux ·Management environnemental · Sommet de la Terre · Éthique appliquée
Économie : Responsabilité sociale des entreprises · Triple Botton line · Parties prenantes · Investissement socialement responsable · Global Compact ·Économie de l’environnement · Lutte contre la corruption
Social : Gestion des ressources humaines · Développement humain · Indice de développement humain · CHSCT · Pays en développement
Ressources naturelles : Utilisation durable de l’eau · Utilisation durable des sols · Énergie renouvelable · Économie d’énergie
Agriculture : Agriculture durable · Agriculture biologique · Traçabilité agroalimentaire · Sécurité alimentaire · Gestion durable des forêts
Industrie et Construction : Écologie industrielle · Chimie verte · Véhicule propre · Gestion des déchets · Eco construction · Haute qualité environnementale · Écologie urbaine
Technologie : Meilleure technologie disponible · Technologie environnementale
Concepts : Empreinte écologique · Facteur 4 · Durabilité · Traçabilité · Analyse du cycle de vie · Filière intégrée · Coût total de possession · Indicateur environnemental
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(1) L’agenda 21 est un plan d’actions adoptées par 173 chefs d’Etats lors du sommet de la terre, à Rio, en 1992. Il formule des recommandations dans domaines suivants : la pauvreté, la santé, le logement, la pollution de l’air, la gestion des mers, forêts et des montages ;



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