Revers d’un voyage en bref

Le voyage initiatique de Candide
Chapitre II- Description du conte
1-Revers d’un voyage en bref ( voir schéma en annexes)

En Westphalie de l’Allemagne, dans le château du baron de Thunder-ten-tronck, Candide (enfant naturel et personnage éponyme du conte voltairien) connaissait le bonheur en aimant silencieusement Cunégonde, fille du baron et en croyant naïvement à l’opinion de son précepteur Pangloss « tout est au mieux »  dans le meilleur des mondes. Ayant échangé avec Mlle Cunégonde un « fatal baiser » il est chassé par M. le baron « à grands coups de pied dans le derrière » .  « Projeté dans le vaste monde, il trébuche de malheur en misère comparant ce qu’il voit avec les leçons de Pangloss. Saisi par les recruteurs bulgares, il déserte, est corrigé, participe à une bataille, «  boucherie héroïque ». Recueilli par un anabaptiste, il perd son bienfaiteur dans un naufrage sur les côtes de Lisbonne. Il est témoin du séisme qui détruit cette ville avec son maître Pangloss retrouvé .Flagellé tandis que son maître est pendu par l’Inquisition, le héros retrouve aussi Cunégonde, maîtresse à la fois du grand inquisiteur et du banquier juif de la cour. Il tue l’un et l’autre et s’embarque avec sa bien aimée pour l’Amérique du sud. À peine débarqué, il doit s’enfuir, laissant Cunégonde aux mains du gouverneur. Il traverse le Paraguay despotiquement gouverné par les jésuites, échappe aux Oreillons anthropophages, découvre enfin Eldorado. Dans cet univers les habitants éclairés par la religion naturelle, savants en physique et excellents ingénieurs, ont aménagé une civilisation capable de pourvoir aux besoins de l’homme   ». Insatisfait toujours, Candide quitte l’Eldorado et part à la recherche de Cunégonde en prenant le soin de charger ses sacs de diamants, matière sans valeurs là bas. La seconde partie de ses aventures le plonge désormais dans un monde de misères. Il rencontre un esclave nègre, mutilé affreusement par ordre de son maître. Volé à Surinam volé à Paris, grande ville tumultueuse ; il penche parfois vers le pessimisme de son compagnon Martin. A Venise, il découvre les horreurs de la prostitution et celle de la vie monastique et rend visite à Pococuranté, passionné dégoûté de tous les plaisirs qui l’entourent. Il soupe avec six rois détrônés, et apprend que Cunégonde vit en esclave près de Constantinople. Il la délivre, mais comble d’infortune, elle est devenue laide et c’est par bonté d’âme qu’il l’épouse. Installé dans une petite métairie sur la Propontide, il a retrouvé une fois de plus Pangloss, jadis mal tué par l’Inquisition. Il ne croit plus à cet optimisme dans lequel s’entête sont ancien maître. Après tant de bouleversements, le repos engendre l’ennui, le pire des maux. Une visite enfin l’éclaire : un bon vieillard des environs jouit d’une vie douce en cultivant sa terre avec les seins. Candide discerne alors le secret qui lui échappait comme il échappe à tant d’hommes :
«  Il faut cultiver note jardin »   répond il aux «  bavardages » de Pangloss.
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– Voltaire, op. Cit. ,  p22
– Voltaire, op. Cit. ,  p23
-Laffont –BOMPIANI, Dictionnaire des noms des personnages, édition Robert Laffont, Paris, 1960

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