LA FIXATION IMMIDIATE DU PRIX OU DU TAUX FUTUR : LE TERME

Elle permet d’éliminer totalement le risque puisque le prix ou le taux futur auquel la transaction s’effectuera est immédiatement fixé. L’opération apparaît sans coût pour qui l’initie ; en contrepartie, l’entreprise ne peut plus bénéficier d’une évolution favorable à ses intérêts du paramètre. La technique utilisée est celle du terme.
Les transactions à terme défient parfois la logique conventionnelle car elles […]

La gestion du risque financier : Aspects économiques & modèles mathématiques
II- LA FIXATION IMMIDIATE DU PRIX OU DU TAUX FUTUR : LE TERME
[…] permettent de « vendre » ce que l’on ne possède pas encore ou « d’acheter » un produit avant qu’il soit disponible. Que notre lecteur ne les considère cependant pas comme des abstractions dégagées de toute réalité économique. Comme nous le monterons, ces transactions peuvent se décomposer en opérations simples : l’achat ou la vente comptant, l’emprunt et le prêt.

Ш- L’ASSURANCE
Par la mécanique de l’assurance, l’entreprise paie une prime à un tiers qui prend à sa charge le risque si celui-ci se matérialise. Si le risque ne se matérialise pas, l’entreprise peut bénéficier d’une évolution favorable du paramètre couvert (cours d’une devise, taux d’intérêt, solvabilité d’un débiteur)
Conceptuellement, l’assurance repose sur la technique de l’option ; la prime d’assurance payée correspondant à la valeur de l’option achetée.
L’acquisition d’une option permet d’avoir le droit d’acheter où de vendre un sous-jacent à un certain prix et pour une certaine durée, ou de renoncer à ce droit si le marché offre de meilleures opportunités. Nous renvoyons le lecteur à ce chapitre pour la description, l’évaluation et l’analyse des conditions d’utilisation des options.
Les options sont un outil de gestion idéal pour les trésoriers d’entreprise puisqu’elles leur garantissent un cours tout en leur laissant une marge de manœuvre. Mais comme notre lecteur l’a appris, il n’y pas de miracle en finance et la prime de l’option est la contrepartie de cette liberté retrouvée. Son coût peut être rédhibitoire, notamment dans le cas d’entreprise ayant des activités à marges commerciales faibles.
Les options ont connu un essor considérable. La grande banque internationale est devenues teneurs de marché sur toutes sortes d’option. Nous exposons les caractéristiques des options les plus utilisées :
a- les options de change
L’option de change permet de s’assurer d’un cours de change dans une devise particuliers, tout en conservant la possibilité de réaliser la transaction au cours comptant si ce dernier est plus favorable. Il faut bien sur comparer le prix d’exercice (le cours d’exercice) avec le cours à terme et non avec le cours comptant. Si les banques peuvent en théorie coter tout type d’option, ce sont en très grande majorité des options européennes qui sont négociées.
Même s’il existe des contrats standardisés cotés en bourse, les trésoreries préfèrent généralement le marché de gré a gré. Celui-ci est plus souple pour le choix du montant (qui peut correspondre exactement avec le montant du flux pour l’entreprise), des dates et des prix d’exercice.    Ainsi l’utilisation des options peut être faite de différence manières. Certaines entreprises n’achèteront des options que fortement hors de la monnaie, pour éviter les accidents (dévaluations), limitant ainsi la prime à payer ; d’autre vont fixer le cours d’exercice en fonction de leurs besoins commerciaux ou éventuellement de leurs anticipations.
b- les options sur taux d’intérêt
Tous les montages réalisés sur des options se change peuvent bien entendu être transférés aux options de taux. Pour le financier de marché, le contenu réel d’un sous-jacent n’intervient ni dans la conception des produits ni dans leur évaluation. Ainsi, ces divers produits sont-ils construits autour de concepts identiques.
Les effets de modes ne sont généralement pas étrangers à l’engouement suscité par tel produit et à la désaffection subie par tel autre.
Le cap (qui signifie plafond) permet à un emprunteur de se fixer un taux d’intérêt plafond au-delà duquel il ne souhaite plus emprunter et recevra le différentiel entre le taux du marché et le taux plafond.
On appelle collar ou tunnel de taux la combinaison des deux produits précédents (achat d’un cap et vente d’un floor) qui permet à un opérateur de fixer une zone de fluctuation des taux d’intérêt en deçà de laquelle il doit payer le différentiel de taux entre le taux du marché et le taux plancher et au-delà de laquelle sa contrepartie lui réglera ce différentiel. Cette combinaison se traduit par une réduction du coût de la couverture puisque la prime du cap est payée partiellement ou totalement par la vente du floor.
c- les lignes de crédits confirmés
Moyennant le paiement d’une commission d’engagement ou de confirmation, une entreprise peut obtenir de banques des lignes de crédit confirmées à court ou moyen terme, sur lesquels elle pourra tirer à tout moment afin d’obtenir des liquidités. Ceci correspond conceptuellement à une option d’emprunt.
d- l’assurance crédit
Des compagnies d’assurances spécialisées dans l’appréciation du risque de défaillance garantissant à l’entreprise le paiement par un client de sa créance moyennant une prime qui représente de l’ordre de 0.3% de son nominal.
e-  les dérivés de crédit
Apparus en 1995 et ayant connu depuis un développement fulgurant, les dérivés de crédit permettent de déconnecter la gestion du risque de crédit sur un actif ou sur un passif de la détention de cet actif ou de passif.
Développés et utilisés d’abord par les institutions financiers, les dérivés de crédit commencent à être utilisés par les grands groupes industriels ou commerciaux principalement pour réduire de crédit sur certain de’ leurs clients qui représentent une part trop importante de leur portefeuille de créance ou pour se protéger contre une évolution négative de la marge d’un future emprunt.
f- l’assurance risque politique
elle est offerte par des compagnies spécialisées qui peuvent couvrir 90 à 95% de la valeur de l’investissement sur une durée peuvent aller jusqu’à 15 ans dans la plupart des pays du monde. Les risques habituellement couverts sont ceux de l’expropriation, de la nationalisation, de la confiscation, de la modification de la législation d’un pays sur les investissements étrangers. Offerte initialement par des compagnies liées à un état, l’assurance risque politique est de plus en plus proposée par le marché privé.
IV- LA CESSION IMEDIATE DE L’ACTIF OU PASSIF PORTEUR DU RISQUE
Solution expéditive d’il en est, la cession ne permet pas de déconnecter comme précédemment la détention de l’actif (ou du passif) de la gestion de son risque, elle recoupe les opérations de titrisation, de défaisance, et de factoring.



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