Commerce électronique en afrique du nord

e-commerce en Afrique du Nord synthèse d’études nationales

1. Introduction
Les réseaux de télécommunication et Internet, qui couvrent l’Afrique du Nord, renferment un extraordinaire potentiel en termes de croissance économique de développement social, de croissance d’emplois et d’expansion du commerce mondial et régional. Le commerce électronique est peut être un catalyseur hors pair du commerce transnational et du développement des échanges régionaux à condition de l’existence d’un environnement favorable, d’une coordination entre les politiques nationales et les différentes parties prenantes, de la présence d’une infrastructure et d’une logistique pour assurer la conclusion et l’exécution des contrats commerciaux.

Conscients de l’importance de la contribution des TIC au développement du pays, à l’éradication de la pauvreté, à la sécurité alimentaire, à la santé, à l’éducation, à l’emploi et à l’export, et conscients de l’importance d’une société globale de l’Information et du Savoir, six des sept pays de l’Afrique du Nord font partie des trente deux pays africains à disposer d’une stratégie TIC. Seule la Libye fait partie du groupe des sept pays africains qui n’en disposent pas encore. Cette stratégie leur permettra aussi d’atteindre plus facilement les objectifs du millénaire.

Des résultats probants ont pu être atteints par certains pays qui s’y sont pris relativement tôt et ont pu mettre les moyens nécessaires. Ainsi, le « Networked Readiness Index Rankings 2005 » établi par le World Economic Forum classe la Tunisie au premier rang des pays Africains (36ème rang Mondial), l’Egypte 6ème et le Maroc 7ème.
Dans leur stratégies, ces pays ont abordé les TIC dans leurs différentes facettes: (a) en tant que secteur économique pouvant améliorer sensiblement le PIB et la balance commerciale du pays par le développement des exportations, (b) en tant qu’outil horizontal et outil d’appui favorisant le développement des entreprises et permettant l’évolution économique des autres secteurs d’activité, (c) en tant qu’outil de communication à vocation universelle permettant d’atteindre des cibles diverses et variées, inconnues du communicateur, (d) en tant qu’outil réduisant les distances et rapprochant aussi bien les gens entre eux que les clients des fournisseurs ou les Etats de leurs citoyens, (e) en tant qu’outil facilitant l’analyse de données et le traitement des informations.

Cependant, ces stratégies n’ont pas toutes été définies en même temps et leur mise en place est fortement tributaire des moyens dont disposent les pays et de l’importance qu’ils accordent aux TIC dans leurs échelles respectives de priorités. Ceci a créé une fracture entre les pays mêmes de la région et si certains pays ont réalisé des avancées spectaculaires qui en ont fait des modèles pour d’autres pays du monde, d’autres pays restent loin derrière.

De même, et si l’Afrique du nord est en assez bonne position par rapport au reste du continent, la région accuse un retard certain dans la diffusion de la culture numérique, par rapport aux pays du Nord et certains pays du Sud. Les indicateurs TIC montrent que malgré les évolutions constatées, des efforts doivent être faits pour rattraper le retard enregistré dans ce domaine.
En effet, de nombreuses entraves restent à surmonter par les différents pays d’Afrique du Nord mais à des niveaux différents, touchant tous les environnements des TIC : infrastructurel, technique, mais aussi juridique, institutionnel, éducatif et financier.

L’Afrique du Nord est le théâtre d‘un double clivage : un clivage au niveau de chaque pays avec une population plus favorisée pour l’accès à la culture numérique qu’une autre.
Mais aussi un clivage au niveau de la région entre les pays mêmes, certains étant beaucoup plus développés numériquement que d’autres.



Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *