cause et mesure des risques

La gestion du risque financier
Chapitre I : le risque en finance
I- Définition des risques financiers et risque économique

II : cause et mesure des risques :
II-1) cause de risque de marché

Le risque de marché représente l’ensemble des risques qui nous aurons cité au paravant, l’exposition d’un agent aux fluctuations de valeur d’un actif appelé actif sous-jacent. La position d’une opération résiduelle que présente son bilan au risque de marché à un instant donné.
Lorsque’un opérateur a plus acheté de sous-jacent qu’il n’en a vendu, il est « long », c’est-à-dire que l’actif qu’il détient dans le sous-jacent est supérieur au passif correspondant. On peut être « long » en dirhams, « long » en obligations, « long » en 3 mois, c’est-à-dire avoir prêté plus qu’emprunté à 3 mois.
Le risque de marché correspondant à une position d’un opérateur est lié à la baisse du prix du sous-jacent (ou la hausse des taux).
Inversement, lorsqu’un opérateur a plus vendu de sous-jacent qu’il n’en a acheté, il est « court », le risque de marché correspondant à une position courte d’un opérateur est la housse du prix du sous-jacent (ou à la baisse des taux).
La notion de position est très importante pour les banques intervenant sur le marché des taux et des changes. En général, les  commerçants ont le droit de garder un certain montant en position, en fonction de leurs anticipations. Cependant, les clients leur achètent et leur vendant des produits en permanence, modifiant d’autant leur position. Il peut même arriver qu’un commerçant, à un instant donné, ait une position opposée à ses anticipations. Lorsque c’est le cas ; ils peuvent se « solder » (c’est-à-dire réaliser l’opération annulant la position sur le marché interbancaire
.
II-2) les positions de marché de l’entreprise

Au même titre qu’une banque, une entreprise est dotée, à chaque instant, d’une position au garde des différentes catégories de risque de marché existant (le risque de change et le risque de taux d’intérêt étant essentiels).   A priori, cette position ne provient ni d’un choix de l’entreprise ni d’achats de produits dérivés, elle est une conséquence naturelle de son activité commerciale, de son financement et de la situation géographique de ses filiales. La position totale de l’entreprise résulte donc des trois éléments suivants :
●  Position commerciale,
●  Position financière,
●  Position patrimoniale.
Le risque lié à la détention d’actifs et de passifs financiers libellés en devises étrangères s’ajoute à ces éléments. Les principale sources de ce risque sont les suivantes : le risque de change sur les prêts, emprunts et comptes courants en devises, les flux d’intérêt y afférents, et le risque sur les placements en devises étrangères. La prise en compte de l’ensemble de risques aboutit à la position de change financière de l’entreprise.

Un dernier élément, propre au risque de change, doit également être pris en compte : le risque de change patrimonial. Il provient de la consolidation des comptes de filiales étrangères dans le groupe. Les capitaux propres des filiales consolidées libellés en devises étrangères, les flux de dividendes émanant de ces filiales, les participations financières achetées en étrangères, l’écart de conversion  (issus de l’utilisation du cours moyen pour convertir le résultat et du cours de clôture pour convertir le bilan), constituent autant de sources d’exposition au risque patrimonial du bilan. Notons cependant qu’il vient affecter le poste écart de conversion dans les comptes consolidés et n’a donc pas d’effet sur le compte de résultat consolidé
Le lecteur pourra conduire un raisonnement analogue sur le risque de taux d’intérêt. Le risque commercial de taux d’intérêt est lié au niveau d’inflation des devises dans lesquelles les marchandises sont achetées et vendues. Le risque financier de taux d’intérêt est tout à fait évident : il provient directement des conditions des emprunts que l’entreprise a contractés et des placements qu’elle a réalisés. On distingue généralement les emprunts à taux variable, qui exposent l’entreprise à la hausse des taux de référence, et les emprunts à taux fixes, qui font craindre une perte d’opportunité liée à une éventuelle baisse des taux.
Outre les risques de change et de taux d’intérêt, de nombreux risques liés aux marchés induisent des prises de position dans les entreprises. Les cours des matières premières sont déterminons dans de nombreux secteurs d’activité. Ainsi, une entreprise peut-elle avoir une position d’une importance stratégique sur les marchés du pétrole, du café, des semi-conducteurs, de l’électricité…

II-3) les mesures des autres risques financiers de l’entreprise
Le risque de liquidité se mesure à partir de la comparaison des échéances contractuelles des dettes et des estimations des recettes de trésorerie, soit à travers un budget de trésorerie.
L’entreprise prendra soin de ne pas classer dans la rubrique dettes à plus d’un an les contrats assortis  de clauses de ratios sur sa propre situation financière ou sur son rating  qui pourraient affecter automatiquement la capacité de mobilisation ou réduire l’échéance des emprunts contractés en cas de dégradation des ratios ou de baisse du rating.
Le risque de crédit ou de contrepartie, au-delà des  techniques classiques d’analyse financière ou de crédit scoring se mesure essentiellement par des règles de division de risque : part de l’encours des 10 premiers clients dans le total des créances, nombre de clients ayant des lignes de crédit supérieures à tel montant…
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D’après « finance d’entreprise » de PIERRE VERNIAMMEN, édition 1989, p 69
D’après  « finance d’entreprise » de PIERRE VERNIMMEN, édition 1987, p 20
C’est la différence née entre la valeur de la monnaie nationale et étrangère sur une opération d’achat ou de vente avec l’étranger
D’après  « finance d’entreprise » de PIERRE VERNIMMEN.
C-à-d les contrats sont acceptées et approuvées, édition 1992, p 58
C à d la capacité de transformation de la durée de la dette de longue à court terme, édition 1985,p 54



   2 Comments


  1. francis kabamba
      4 December, 2014

    savoir plus sur l’economie

  2. francis kabamba
      4 December, 2014

    Bien

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