Les traits caractéristiques de la politique commercial marocaine

La politique commercial marocaine de puis 1983 [1] – Section II :

Le Maroc poursuit le processus de réformes économiques et commerciales engagées en 1983, mais le changement est plus ou moins rapide suivant les secteurs.

D’après le rapport du secrétariat de l’ OMC sur la politique et les pratiques commerciales du Maroc, ce pays a fait récemment un effort important en vue de libéraliser certains domaines des services, en particulier le secteur bancaire, et de privatiser les entreprises publiques.

§1- Les traits caractéristiques de la politique commercial marocaine
À l’OMC, le Maroc s’est engagé à consolider toutes ses lignes tarifaires. Comme d’autres membres de l’organisation , il s’est aussi engagé à convertir en tarifs toutes les mesures quantitatives affectant les importations de produits agricoles.
Le rapport conclut que l’économie marocaine tirera vraisemblablement partie des efforts fait récemment pour développer l’économie de services.

Avec la baisse des activités agricoles, ce secteur contribue à présenter pour plus de 50 % au PIB du pays. Cette tendance devrait se poursuivre, en particulier parce que le secteur des services est celui qui a bénéficier le plus des mesures de libéralisation du commerce et de privatisation adoptées récemment. Avec les accords de l’OMC, le Maroc à la possibilité de poursuivre sa politique de libéralisation et d’en étendre l’application , et de redynamiser le processus d’ajustement général.

I- environnement économique et échanges mondiaux marocain
L’Union européenne est le principal partenaire commercial du Maroc. Elle assure plus de la moitié de ses importations des biens, absorbe plus de 60 % de ses exportations et est à l’origine des trois quart des investissements étrangers dans le pays, le commerce avec le Japon et les Etats-Unis progresse.

A- Environnement économique
Face à des déséquilibres internes et extérieurs de paiements, le Maroc a effectivement entrepris dès 1983 une série de programmes d’ajustement économique. Les mesures de politique monétaire et budgétaire et de libéralisation des échanges mises en place ont produit de substantiels résultats. Les déficits publics ainsi que l’inflation ont été contenus et les réserves en devises représentaient environ cinq moins d’exportations à la fin de 1994. La convertibilité du dirham pour les transactions courantes et les opérations en capital effectuées par les non-résidents a été réalisée. Le dirham s’est relativement bien tenu par rapport aux principales devises. La dette extérieure a chuté de plus de 100% du PIB au milieu des années 80 à moins de 70 % en 1994. Mais ses charges absorbent prés du tiers des recettes courantes de la balance des paiements.

Dans le but de promouvoir les investissements, surtout étrangers, la loi qui limitait la participation des étrangers au capital des sociétés marocaines et connue sous l’appellation de la loi sur la « marocanisation » a été abolie en Septembre 1993, une nouvelle réglementation bancaire a été adoptée et un programme de privatisation a été lancé. Sur les 113 sociétés et hôtels d’Etat qu’il est prévu de privatiser, 32 l’avaient été en Juin 1995.

B- le Maroc dans les échanges mondiaux
L’Union Européenne reste le principal partenaire commercial du maroc. Elle assure environ 54% des importations, reçoit 63% des exportations des biens et réalise chaque année autour de 75% des investissements directs étrangers dans le pays. Au sein de l’Union, ce sont la France, l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne qui sont les principaux partenaires du Maroc. En dehors de l’UE, ce pays réalise une part croissante de ses échanges avec le Japon et les Etats-Unis.
Les échanges du Maroc avec l’UE ont été favorisés non seulement par le coût inférieur de la main d’œuvre dans le royaume mais également par le traitement préférentiel dont bénéficie un grand nombre de produits marocains.

II- Traits caractéristique de la politique économique
Le Maroc a accédé au GATT en 1987 il a participé activement aux négociations du cycle d’Uruguay et a accueilli le sommet de Marrakech en Avril 1994. il a accepté les accords de l’OMC et s’est par conséquent engagé à poursuivre la libéralisation de ses échanges extérieurs dans un contexte multilatéral.

A- Engagements internationaux
Dans le cadre de l’OMC le Maroc a achevé la consolidation de toutes ses lignes tarifaires. Il a aussi consolidé son prélèvement fiscal à l’importation et à l’instar des autres membres de l’OMC, il a procédé à la tarification des mesures quantitatives frappant les produits agricoles.
Au sein de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) dont le Maroc est membre la Tunisie et l’Algérie sont les deux importantes destinations des produits marocains. Les exportations vers ces marchés sont exonérés de droits d’importation (pour certain produits dans le cas de la Tunisie) ou acquittent une taxe compensatoire de 17% au lieu de taux plus élevé. Le niveau des échanges dans le cadre de cette Union reste illimité les pays membres envisagent de créer une zone de libre-échange. Le Maroc est membre, entre autres, de l’organisation de la conférence islamique et a conclu des accords commerciaux et tarifaires bilatéraux avec plusieurs pays arabe et pays de l’Afrique subsaharienne.

B- Instruments de politique commerciale et leurs effets
La politique commercial actuellement suivie par le Maroc combine une libéralisation progressive des importations, la promotion des exportation de biens industriel et une forte protection de certain produits agricoles de base. Du coté des Relation banques – entreprisesimportations, la production intérieure et protégée par des mesures, telles que, le régime de licences pour quelques produits (10.2% des importations totales de biens en 1994 contre 8.4% en 1993), le droit d’importation, le prélèvement fiscal à l’importation et une taxe parafiscal. Des subventions sont accordée en vue d’encourager la consommation de certains produits agricoles d’origine locales.
Le secteur agricole dont l’importance tien non seulement au pourcentage de la population qu’il emploie mais également à la politique de sécurité alimentaire maintenant en place se révèle être le plus protégé : les céréales, notamment le blé tendre les oléagineux le sucre, le lait et les viandes sont particulièrement visées. La loi sur le commerce extérieur prévoit l’application de prélèvement variable aux importations de certains alimentaires de base. Les agriculteurs sont exonérés d’impôts.

C- Politique commerciale et partenaires étrangers
Comme dans d’autres pays le programme de libéralisation , appliqué de façon unilatérale par le Maroc depuis plus de dix ans, a été rendu nécessaire par des difficultés économiques. Comme il a été indiqué lors du premier examen de la politique commerciale du Maroc en 1989, le principale objectif est de promouvoir les exportations de produits manufacturées.
Les résultats positifs enregistrés dans des domaines tels que la croissance économique, l’inflation, les finances politiques et les échanges extérieurs de biens et services devraient encourager la poursuite des réformes. Cependant des résistances internes et des lenteurs administratives et législatives semblent avoir tempéré l’enthousiasme des débuts.
La participation active du Maroc aux négociations du cycle d’Uruguay et les engagements qu’il a pris dans ce cadre réaffirment son attachement au système commercial multilatéral. Les accords de l’OMC lui offrent l’occasion de poursuivre sa politique de libéralisation, d’en élargir l’application et d’éliminer les distorsions inhérentes aux régimes préférentiels actuellement en place. Les conditions sont donc favorables pour que le Maroc relève le défi que constitue la sécheresse et redynamise son processus d’ajustement.

§2- Les échanges extérieurs et l’endettement
Les échanges extérieurs du Maroc se sont accrus de 7% en 1994 par rapport à 1993 cette augmentation a concerné aussi bien les importations (6.6%) que les exportations (7.7%) les indicateurs de la dette extérieure ont enregistré une nette amélioration au cours des dernières années.

I- Echanges extérieurs
L’augmentation des importations s’explique principalement par les acquisitions de demi-produits, de produits énergétiques ainsi que de certains produits bruts et matières premières tels que le bois, le coton et les graines oléagineuses. En revanche les importations de bien alimentaires ont globalement accusé une baise importante consécutivement à la récolte exceptionnelle de l’année1 994.

II- Dette extérieure
Le stock de cette dette a représenté l’équivalent de 68% du PIB en 1994 contre plus de 80% en 1993 et plus de 100% au milieu des années 80. De même le ratio du service de la dette affiche une amélioration sensible.
Les charges de la dette continuent cependant de peser lourdement dans la mesure où elles absorbent encore plus du tiers de l’ensemble des recettes courantes de la balance des paiements.

Conclusion de 2éme chapitre
Comme d’autre pays en voie de développement, le Maroc s’est engagé depuis le milieu des années 80 dans la voie de la libéralisation de son économie. D’importantes réformes ont été mises en oeuvre dans ce sens : suppression du contrôle des prix sur la quasi-totalité des biens et des services, libéralisation de l’investissement, désengagements de l’Etat des activités de production et libéralisation du commerce extérieur.
La libéralisation commerciale, qui occupe une place centrale dans la nouvelle stratégie se fait dans le cadre multilatéral à travers des accords régionaux dont le plus important est l’Accord d’Association signé avec l’Union européenne en 1995.

Conclusion de la 1ère partie
Le commerce international est bénéfique pour tout pays pratiquant l’échange. Mais, si le libre-échange a toujours été considéré comme la politique commerciale de base des échanges internationaux (modifiant la répartition des revenus et des richesses au détriment des secteurs et des facteurs de production les moins compétitifs), au niveau national, certain pays préfèrent recourir au protectionnisme. En réalité, ce sont les inconvénients du libre-échange qui justifient le protectionnisme. Toutefois constitue actuellement la politique commerciale stratégique, aussi bien, pour les pays développés que pour les pays en voie de développement, tel que le Maroc.
Opportunités et défis d’une zone de libre- échange Cas de l’économie marocaine
Partie I:Le Maroc et les politiques commerciales internationales
Chapitre II : Le Maroc et les politiques commerciales internationales
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[1] -www.l’écnomiste.ma n° 113, 18 Mars 2004 p : 15



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