La mise en place du contrôle de gestion – cas : MAROC TELECOM

7 October, 2009 | Economie & Gestion

La mise en place du contrôle de gestion – Section 4
La mise en place d’un système de contrôle de gestion dans une organisation repose sur la coéxistance de 3 éléments :

1- Une structure d’organisation :
Il n’existe certainnement pas de type d’organisation qui soit le plus propice à la mise en palce d’un système de contrôle de gestion, quelque soit l’organisme concerné.

Chaque entreprise doit concevoir et mettre en place une structure succeptible de rendre compatibles :
-Un style de direction qui définisse les relations entre les divers niveaux hierarchiques, le champ et les limites des délégations de pouvoir de la direction aux niveaux subalternes.
-Une volonté commune de réalisation.
-Et les moyens en information qui permettent de prendre aux niveaux les décisions d’exercer leur mise en œuvre et leur postevaluation.

Cette structure est fondée sur un système de régles et de procedures ayant pour objet de codifier l’action de chaque acteur en vue d’une coordination maximale.
Ces régles et procédures sont appliquées par voie autoritaire, bureaucratique ou consensuelle selon le style de direction de l’entreprise.

2- Un état d’esprit :
La volonté commune de réalisation évoquée ci-dessus repose sur l’acceptaion par tous les acteurs d’objectifs fixés à l’avance. Cette acceptation peut naitre grace à un etat d’esprit orienté vers la recherche de l’efficacité de l’action commune. Cet état d’esprit qui n’a guere de raisons d’exister à l’état naturel, est encouragé par les facteurs suivants :



– Une culture d’entreprise, c’est-à-dire un ensemble de rituels de mythes et de valeurs partagés par le personnel de l’entreprise – cette culture se construit en général petit à petit, au fur et à mesure de la vie en commun, mais il est tendant pour les dirigeants d’accélérer ou d’orienter son développement dans le sens voulu par eux, bien que ces manipulations ne soient pas toujours suivies de succés lorsqu’elles sont appliquées sans mesure.
– Un système d’incitation et de motivations poussant les acteurs dans le sens voulu par les dirigeants. Ces incitation peuvent revetir divers aspects : pénalités répressives, sanction / recompenses à caractère financier, ou de manière plus informelle, reconnaissance de l’action accomplie par des distinctions ou promotions, etc ….
Un système de postévaluation permettant de juger de la réalisation des objectifs , de cerner les causes de différences entre l’action voulue et l’action réalisée de définir les corréctifs qui permettront à l’avenir de tirer leçon du passé .

3-Un système d’information :
Toute aide à la prise de decision ou à sa postévalution nécessite une information fiable et pertinente sur :
-L’environnement de l’entreprise, son état présent et ses évolutions possibles, favrables ou défavorables.
-L’entreprise, ses forces et ses faiblesses face à l’instabilité et à la complexité du monde économique.
Comme le montre la figure ci-dessous, la source d’information privilégiées est la comptabilité de gestion, garante de qualité et de rigueur, non seulement dans le domaine traditionnel du calcul des coûts et de marges, mais aussi dans les aspects plus récentes de prévision et l’explication du processus de formation de la valeur au sein de l’entreprise, d’analyses coûts /avantages, etc …
Il n’en reste pas moins vrai que la partie plus générale du système d’information pour la gestion est également apte à répondre à d’autres besoins, en particulier liés aux hypothèse d’evolution de l’environnement institutionnel social et économique de l’entreprise.

Relation-systeme -information-comptability

Figure16 : Relation entre système d’information comptabilité de gestion et contrôle de gestion.
On voit enfin que le champ d’investigation du contrôle de gestion s’exerce aux trois niveaux de décision généralement reconnus:
-decision stratégiques, concernant les choix essentiels de l’entreprise en termes de réalisations à l’environnement.
-Gestion budgétaire, assurant la coordination de l’ensemble des composantes de l’entrerprise à court terme, dans le cadre de la (ou des) stratégie(s) préalablement définie (s). Gestion opérationnelle, on régulation au jour le jour des tâches élémentaires.

Au terme de ce chapitre, on peuit dire qu’il existe plusieurs approches du contrôle de gestion. Ces approches ne sont pas contradictoires mais plutôt complémentaires.
On peut dire aussi que le contrôle de gestion, en tant que concept à considérablement évoulué du statut de fonction secondaire. (Verification / maitrise) à celui d’avantage concurrentiel éventuel qui dote le système de gestion d’outils de pilotage dans le but de garantir une performance satisfaisante.

Avec un tel rôle , il serait utiles , voire indisponsable de mener une etude empirique permettant d’avoir une idée sur la perception du contrôle de gestion , en tant que concept et ensemble d’outils mises a la disposition du management global du système entreprise par les responsables des entreprises marocaines .
Ainsi, nous avons été amené à focaliser notre recherche, du point de vue de la pratique du contrôle de gestion, sur un seul cas représentatif, celui de la société Maroc telecom. Ce qui fera l’objet de la deuxième partie.
Chapitre II: les approches du contrôle de gestion
PARTIE I :L’approche théorique
Le contrôle de gestion : Cas : MAROC TELECOM

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